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« Faire soi-même » : un remède à la surconsommation ?

Je crois que ça a commencé avec la Petite Maison dans la Prairie. (En France, on connait surtout la série télévisée, mais la série de romans, qui raconte avec beaucoup de détail le quotidien des pionniers américains à la fin du 19ème siècle, est autrement plus intéressante.)

Petite, j’étais fascinée par l’idée qu’on puisse fabriquer soi-même tout ce dont on aurait besoin pour vivre. Enfant de CSP+ dans les années 80, j’avais accès à tous les biens matériels que je voulais, mais il me manquait pourtant toujours quelque chose : une plus jolie trousse, un nouveau sac de billes… L’idée de pouvoir créer tout ce que je voulais me semblait hautement pratique, tout en étant terriblement romantique.

Adulte, j’ai toujours trouvé plus de satisfaction dans des activités où je « faisais moi-même ». Faire mes yaourts. Allaiter au sein. Tricoter ma layette. Pétrir mon pain. Créer mon propre site internet. Inventer des jeux pour enfants. Cuisiner des repas à partir de produits frais.

Et pendant longtemps, j’ai trouvé ça un peu bizarre. J’en avais même un peu honte, j’avoue, comme si cette envie n’était que la manifestation d’un égo sur-dimensionné qui aurait à tout prix besoin de se mettre en avant en disant « c’est moi qui l’ai fait ! »

Quelle idée de m’embêter à faire quelque chose moi-même quand il suffit d’aller chez Carrefour pour que chacun de mes besoins soient satisfaits ? Et pourquoi étions-nous si nombreux à passer notre temps à « faire nous-même » alors que c’était désormais totalement inutile ? (Cuisine, loisirs créatifs, bricolage, la tendance est la même partout.)

Aujourd’hui, je suis convaincue que créer et produire du concret fait partie de mes besoins fondamentaux.

Dernièrement, en lisant Never Done: A History of American Housework, un livre sur l’histoire des tâches ménagères aux USA (qui, d’ailleurs, cite à plusieurs reprises Laura Ingalls Wilder, l’auteur de la Petite Maison dans la Prairie), cela m’a paru évident. La femme au foyer d’antant n’était pas une simple ménagère consommatrice. Elle était une actrice essentielle du foyer qui exerçait une activité de création artisanale de tous instants : tissage et couture de vêtements et linge de maison ; élevage d’animaux de la basse-cour ; fabrication de tapis, poteries, savons et bougies ; cuisine ; mise en conserves ; création de remèdes médicinaux ; culture du potager…

Aujourd’hui, tous ces rôles sont remplis par des personnes tierces dont c’est le métier. Et notre rôle principal (du moins, tel qu’il nous est donné à voir par la publicité, les magazines, les blogs…), c’est de savoir bien « shopper » : naviguer l’océan de marketing pour dénicher les produits indispensables (ou pas) à notre survie, que d’autres ont créé pour nous. Sauf que la seule consommation ne permet pas de combler notre besoin de création. Et comme nombre d’entre nous exerçons des activités professionnelles soit trop abstraites soit trop spécialisées qui ne nous permettent pas de créer un produit fini et d’en tirer pleine satisfaction, il nous reste les innombrables loisirs créatifs pour combler ce besoin.

Loin de moi l’idée de prendre une époque révolue comme modèle exclusif. Je n’ai aucunement envie de revenir à la bougie, ni d’abandonner Internet, ni de faire la lessive à la main juste pour pouvoir dire « je l’ai fait moi-même » ! Je parle de femme au foyer parce que c’était l’objet de ce livre, mais je pense que ça s’applique à la plupart des humains modernes qu’ils soient hommes ou femmes. Il ne s’agit pas de revenir à un partage des tâches rigides et prédéterminé entre hommes et femmes ni de devenir Amish.

Mais je suis convaincue qu’il y a une insatisfaction intrinsèque dans le modèle de la consommation à outrance dans lequel nous vivons : il y a toujours quelque chose de plus beau, de plus neuf, de plus trendy à acheter. Lorsque le plaisir découle d’un achat, il ne peut être qu’éphémère, surtout à l’époque de la fast fashion et de l’obsolescence programmée. Il faut toujours plus de choses, toujours plus d’argent.

Et quand je constate l’insatisfaction chronique de ma vie de consommatrice et que je la compare avec le plaisir simple et la satisfaction immense de m’essuyer les mains sur un torchon fait-maison avant de déguster une quiche faite maison avec les légumes du jardin, je me dis que peut-être, peut-être, la mode du faire soi-même pourrait être un des remèdes à la surconsommation qui pose tant de problèmes éthiques et écologiques.

Consommer moins, créer plus. C’est mon objectif, en tous cas.

DIY : Teindre des oeufs avec des teintures végétales faites maison

Chaque année pour Pâques, la tradition familiale veut que nous organisions une chasse aux oeufs dans le jardin avec les enfants. Cette année, après bientôt un an à essayer de réduire notre empreinte écologique en mangeant local et en minimisant les emballages, l’idée d’acheter des oeufs en mauvais chocolat, emballés dans de multiples couches de plastique et d’alu non recyclables, le tout fabriqué Dieu sait où dans Dieu sait quelles conditions par Dieu sait qui, le tout juste pour pouvoir les cacher un quart d’heure dans le jardin avant qu’ils ne soient dévorés en 3 minutes top chrono par des gloutons en culottes courtes certes mignons mais dont les mains collantes laisseront derrière eux une trainée d’emballages qui se retrouveront à moisir tristement dans une décharge pendant les 300 prochaines années… bref, cette idée ne m’emballait pas (c’est le cas de le dire).

Trouver du chocolat local, impossible, forcément (même avec le réchauffement climatique, ce n’est pas demain la veille que des cacaoyers pousseront en Ardèche), mais je pouvais au moins limiter la quantité d’emballage et faire travailler les artisans locaux.

Je suis donc allée acheter des oeufs en chocolat chez l’artisan-chocolatier du coin. Inutile de dire que j’en ai acheté moins que d’habitude parce que forcément, le prix de ces excellents petits oeufs n’est pas le même que ceux de chez Lidl. Mais je sais que ça les vaut parce que bien sûr j’ai goûté avant… Oui, il faut savoir se dévouer. Pour les enfants, hein, bien sûr… Cela va sans dire.

Je lui ai gentiment demandé d’aller me chercher des oeufs pas emballés à l’arrière et de me les emballer dans un sac en papier, histoire d’éviter les kilomètres de plastique transparent qui étouffent les chocolats d’habitude. (Oui, la cliente souriante mais chiante qui a des demandes bizarres mais qu’on supporte parce qu’elle achète beaucoup de chocolat pour ses multiples enfants, c’est moi.)

Sauf que l’emballage, parfois, c’est bien pratique. C’est notamment ultra utile pour la phase « cachette dans le jardin » quand on n’est pas forcément fan du chocolat aromatisé à l’herbe, à la terre et aux éventuelles crottes de lapin.

Je me demandais donc comment faire pour protéger mes oeufs plaqués or en chocolat artisanal pendant ce moment délicat quand je me suis souvenue d’une chasse aux oeufs organisée dans un parc parisien où les organisateurs avaient caché des oeufs en plastique qu’on pouvait ensuite échanger contre leur version chocolatée, restée, elle, bien à l’abri à côté des organisateurs.

Et pour éviter d’acheter des oeufs en plastique juste pour les cacher 10 minutes dans le jardin, je me suis rabattue sur des vrais oeufs. Car le gros avantage de l’oeuf de poule, c’est que l’emballage étanche et biodégradable est une option de série. Pratique !

Il ne me restait qu’à « pâquifier » quelques oeufs (« quelques » étant relatif parce que comme je disais, j’ai de multiples enfants et j’aurai même quelques invités ce weekend), tout en nous laissant la possibilité de les manger après la fête (parce qu’il ne s’agit pas de gaspiller 6 douzaines d’oeufs non plus, faut pas pousser mémé dans les bras du chocolatier…)…

Aussitôt dit, aussitôt fait, c’était parti pour une activité de teinture végétale DIY pour oeuf de Pâques bio.

Ingrédients :

4 douzaines d’oeufs, cuits durs
1 demi petit chou rouge, coupé en lanières (pour du bleu ou vert-de-gris)
2 betteraves moyennes crues, épluchées et coupées en dés (pour du rose ou du rouge ou bordeaux)
4 cs de curcuma frais ou en poudre (pour du jaune d’or ou jaune moutarde)
les peaux de 4 oignons rouges (pour du rose foncé ou du chocolat)
4 cs de vinaigre blanc
4 cs de gros sel
un peu d’huile végétale

Préparation :

Placer le chou en lanières avec 600 ml d’eau dans une casserole. Porter à ébullition puis laisser mijoter 10 minutes. Laisser refroidir, filtrer et verser le liquide dans un grand bocal avec couvercle. Ajouter 1 cs de vinaigre, 1 cs de gros sel et mélanger.

Ajouter délicatement les oeufs cuits durs dans le bocal à l’aide d’une cuillère, fermer le couvercle et mettre au frigo de 30 minutes à 4 heures, en fonction de la couleur désirée. Sortir les oeufs délicatement à l’aide d’une cuillère, puis sécher en tapotant très doucement avec un chiffon.

Une fois l’oeuf complètement sec, déposer une goutte d’huile au creux de sa main et étaler une très fine couche d’huile à l’extérieur de chaque oeuf pour le faire briller.

Recommencer le processus avec les betteraves, puis avec le curcuma, puis avec les peaux d’oignon.

Remarques :

Surtout saute pas l’étape du refroidissement du bain de teinture ! Ne plonge pas les oeufs dans un mélange chaud qui contient du vinaigre car ce dernier va ronger la coquille en même temps de la teindre et le résultat sera raté ! (J’ai testé pour toi… #troppressée)

Tu peux bien sûr réutiliser chaque bain plusieurs fois. Personnellement, ça fait deux jours que je sors 2-3 oeufs colorés de chacun de mes bocaux toutes les 3 heures pour les remplacer par de nouveaux.

En fonction de la couleur d’origine des oeufs, le rendu final ne sera pas forcément le même. Le chou fait du bleu sur des oeufs blancs et du vert-de-gris sur des oeufs brun clair, par exemple. De même, la durée de trempage des oeufs dans la teinture fait varier l’intensité de la teinte finale. N’hésite pas à faire des essais !

Bien sûr, tu peux tout à fait manger les betteraves et le chou ensuite. Pas de gaspillage ! De même, les oeufs durs se gardent au moins une semaine, donc si la chasse aux oeufs ne dure pas plus de 2 ou 3 heures et que tu ne caches pas les oeufs en plein soleil, tu peux tout à fait en faire l’élément central d’un pique-nique après la chasse aux oeufs, ainsi qu’une salade (avec les betteraves par exemple !) le lendemain midi. Tu peux aussi t’en servir comme centre de table pour le repas de Pâques.

Si tu veux garder les coquilles d’oeufs plus longtemps (pour les utiliser en déco, par exemple), tu peux teindre des oeufs crus, percer un petit trou à chaque extrémité de l’oeuf, souffler dans un des trous pour faire sortir le contenu de l’oeuf par l’autre, rincer délicatement l’intérieur et laisser sécher complètement. La coquille vide sera plus fragile mais se conservera indéfiniment. (Et tu peux faire des omelettes avec le contenu des oeufs, of course.)

Dernier conseil : attention, ça tache !! Porte un tablier et n’utilise que des torchons ou chiffons dont tu te fiches s’ils sont teints irrémédiablement !

Salade tiède d’endives braisées aux pruneaux

Il y a des légumes qui ne plaisent pas à tout le monde, chez nous. L’endive, notamment, est assez mal aimée. Il n’y a guère que mon mari et moi qui les apprécions et je me garde bien d’en faire quand les enfants sont là pour éviter les « c’est pôôô bon » et autres « y a autre chose à manger ? » incessants.

J’ai plutôt tendance à réserver les chicons pour nos repas du midi, quand notre marmaille est à l’école et qu’on est juste tous les deux en amoureux. (Aaaah l’endive. Le repas des amoureux par excellence. Non ?)

En général, on les déguste plutôt en salade, mais cette fois, j’avais envie de changer un peu et de les manger cuites. Le problème, c’est que j’ai de très (très très) mauvais souvenirs des infâmes endives au jambon de la cantine. (Tu sais, celles que d’affreuses rombières sans coeur t’obligeaient à ingurgiter pour avoir le droit à ton dessert ?)

Du coup, j’ai préféré y aller doucement. Ok pour des endives cuites, mais mangeons-les plutôt tièdes. En salade, par exemple. Et halte à la béchamel et au mauvais jambon. J’ai préféré opter pour une sauce à la fois piquante, grâce à la moutarde de Dijon, et un peu sucrée, grâce à quelques pruneaux.

Avec des endives caramélisées au four, le résultat était top. À essayer d’urgence si tu es fan de chicon (ou si, comme moi, tu as envie d’oublier tes cauchemars de cantine).

Ingrédients pour 3 personnes :

  • 3 endives
  • 3 cs d’huile d’olive
  • fleur de sel

Pour la sauce :

  • 5 pruneaux dénoyautés (environ 50g)
  • 2 cs de vinaigre de cidre
  • 1 cs de moutarde forte de Dijon
  • 4 cs d’huile d’olive
  • 3 cs d’eau
  • sel, poivre
  • persil frisé (facultatif)

Préparation :

Préchauffer le four à 200°C. Couper les endives en deux dans le sens de la longueur. Enlever le coeur et couper l’extrémité (dans cet ordre-là, c’est plus simple à faire). Badigeonner d’huile et placer face coupée vers le bas sur une plaque allant au four, éventuellement sur du papier sulfurisé. Parsemer de fleur de sel et enfourner pour 30 minutes environ, ou jusqu’à ce que les extrémités des endives soient bien colorées.

Dans un bocal (genre bocal à confiture), placer les pruneaux, la moutarde et le vinaigre de cidre. Mixer avec un mixeur plongeant en ajoutant l’huile petit à petit, puis l’eau. Saler, poivrer, goûter, recommencer. À la fin, incorporer le persil haché à la sauce avec une cuillère.

Placer les endives tièdes sur un plat et napper de sauce. Servir immédiatement ou à température ambiante.

Remarques :

Si l’amertume des endives te dérange, tu peux les transpercer à plusieurs reprises avec un pic à brochette et les plonger 2 ou 3 minutes dans de l’eau bouillante (sans le pic à brochette, qui ne sert qu’à faire des trous). Cela aura pour effet de les adoucir. Puis égoutte-les et laisse-les refroidir avant de les couper en deux et de les faire caraméliser au four comme précisé plus haut.

Si tu n’as pas de mixeur plongeant, tu peux aussi faire la sauce dans un mixeur normal. Si tu n’as pas de mixeur normal non plus, tu peux demander un mixeur au Papa Noël monter la sauce avec un fouet, sans les pruneaux, puis hacher les pruneaux avec un couteau et les incorporer à la fin.

Pork and beans, le cassoulet américain

En ce moment, je suis en manque de lumière, fin fond de l’hiver oblige. J’essaie donc de passer un maximum de temps dehors dans le jardin. Un peu d’activité physique et un peu de luminothérapie naturelle dans un joli package qui me permet accessoirement de tailler mes rosiers et framboisiers. Ça me permet de préparer la nouvelle saison tout me faisant un peu de bien au moral. Tout bénèf.

Côté cuisine, je mise sur des plats qui sont à la fois facile à faire à l’avance pour que je puisse profiter au maximum de mon temps dehors sans me soucier de l’heure du repas, mais aussi bien consistants pour me réchauffer en rentrant (en général une fois que le soleil est déjà parti, que je ne vois plus mon sécateur et que je crains pour l’intégrité de mes doigts).

Et ce « cassoulet américain » est parfait. Il est très long à cuire, mais c’est le genre de plat qu’on peut faire le matin en quelques minutes et laisser mijoter toute l’après-midi. Fondant et réchauffant comme un cassoulet français mais plus léger car un peu acidulé, comme beaucoup de plats américains. Personnellement, je le préfère.

Pour le « localiser », j’ai utilisé un gros morceau de lard salé produit localement et une saucisse de couenne, une spécialité du coin (que ma voisine appelle « andouille » mais qui n’a rien à voir avec l’andouillette).

C’est vraiment le plat parfait pour se réchauffer jusqu’au fond du bidon en se félicitant d’un travail bien fait au potager.

Et ne te laisse pas intimider par la quantité d’ingrédients. En fait, c’est tout simple : fais cuire les haricots, fais revenir les oignons et les carottes, ajoute tout le reste et mijote.

Ingrédients pour 6 personnes :

  • 500g de haricots cocos blancs secs (soit environ 1,5 kg cuit)
  • 1 cs de bicarbonate de soude
  • 30g de graisse de canard
  • 1 gros oignon, coupé en petits dés
  • 2 carottes, coupées en petits dés
  • 1 morceau de poitrine de porc salée d’environ 400g
  • 1 saucisse de couenne d’environ 180g
  • 170g de purée de tomate
  • 100ml de vinaigre de cidre
  • 1 feuille de laurier
  • 1 cs de miel de lavande
  • 1 cc de marjolaine séchée
  • 1 pincée de piment de cayenne
  • 5 baies de poivre noir
  • 500ml d’eau

Préparation :

La veille, faire tremper les haricots secs dans 3 fois leur volume d’eau avec le bicarbonate.

Le matin, rincer les haricots et les faire cuire dans une grande casserole avec 2 fois leur volume d’eau pendant 60 à 70 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient tendres mais encore bien formés.

Dans une cocotte à fond épais, faire fondre la graisse de canard sur feu moyen. Faire revenir l’oignon pendant 5 minutes, sans le faire colorer. Ajouter les carottes et faire revenir encore 5 minutes.

Ajouter la poitrine de porc, la saucisse, les haricots cuits et le reste des ingrédients. Le liquide doit largement couvrir tous les autres ingrédients.

Porter à ébullition puis laisser mijoter à feu très doux pendant 3 à 5 heures. L’idée c’est de mettre le feu assez bas pour que ça n’accroche pas et de le toucher le moins possible pour éviter d’écraser les haricots.

Servir avec de grandes tranches de pain de campagne ou des croutons de pain sec maison.

Remarques :

J’ai utilisé du lard et une saucisse de couenne, mais tu pourrais tout aussi bien remplacer par d’autres morceaux de porc et d’autres saucisses à cuire du style saucisse de Toulouse. Comme la poitrine était déjà salée, je n’ai pas ajouté de sel. N’oublie pas d’ajuster si besoin.

Je préfère faire cuire mes haricots secs moi-même parce que ceux qu’on trouve déjà cuits dans le commerce sont souvent déjà très fondants et se délitent trop facilement pour cette recette. Mais si tu n’as que ça sous la main, ça fonctionnera probablement quand même (mais ça sera peut-être un peu moins joli à la fin).

N’hésite pas à ajouter plus ou moins de piment en fonction des goûts de ta famille. La mienne n’est pas très fan des mets épicés alors j’ai tendance à avoir la main légère, mais tu peux augmenter un peu la quantité pour encore plus de chaleur.

Je préfère toujours faire mijoter dans une casserole (ma plaque de cuisson dispose d’une minuterie super pratique), mais si tu préfères, après une première heure de cuisson, tu peux aussi placer ta cocotte au four pour 2 à 4 heures à 150°C (ou transvaser le tout dans un plat allant au four si ta casserole a des poignées en plastique ou autre). Et bien sûr, tu peux faire réchauffer les restes au four de cette manière.

Je n’ai pas eu le temps de tester parce que ma famille n’en a pas laissé une goutte, mais je suis certaine qu’un reste de cette sauce ferait une soupe merveilleuse en y ajoutant 2 ou 3 carottes en dés, 1 pomme de terre en morceaux, 300ml d’eau, 30 mn de cuisson et en mixant le tout.

Anne, 4 enfants, je partage ici mes aventures ardéchoises. Au programme : cuisine locale et de saison, projets DIY, réflexions sur l’écologie… En savoir plus…

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