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Salade tiède d’endives braisées aux pruneaux

Il y a des légumes qui ne plaisent pas à tout le monde, chez nous. L’endive, notamment, est assez mal aimée. Il n’y a guère que mon mari et moi qui les apprécions et je me garde bien d’en faire quand les enfants sont là pour éviter les « c’est pôôô bon » et autres « y a autre chose à manger ? » incessants.

J’ai plutôt tendance à réserver les chicons pour nos repas du midi, quand notre marmaille est à l’école et qu’on est juste tous les deux en amoureux. (Aaaah l’endive. Le repas des amoureux par excellence. Non ?)

En général, on les déguste plutôt en salade, mais cette fois, j’avais envie de changer un peu et de les manger cuites. Le problème, c’est que j’ai de très (très très) mauvais souvenirs des infâmes endives au jambon de la cantine. (Tu sais, celles que d’affreuses rombières sans coeur t’obligeaient à ingurgiter pour avoir le droit à ton dessert ?)

Du coup, j’ai préféré y aller doucement. Ok pour des endives cuites, mais mangeons-les plutôt tièdes. En salade, par exemple. Et halte à la béchamel et au mauvais jambon. J’ai préféré opter pour une sauce à la fois piquante, grâce à la moutarde de Dijon, et un peu sucrée, grâce à quelques pruneaux.

Avec des endives caramélisées au four, le résultat était top. À essayer d’urgence si tu es fan de chicon (ou si, comme moi, tu as envie d’oublier tes cauchemars de cantine).

Ingrédients pour 3 personnes :

  • 3 endives
  • 3 cs d’huile d’olive
  • fleur de sel

Pour la sauce :

  • 5 pruneaux dénoyautés (environ 50g)
  • 2 cs de vinaigre de cidre
  • 1 cs de moutarde forte de Dijon
  • 4 cs d’huile d’olive
  • 3 cs d’eau
  • sel, poivre
  • persil frisé (facultatif)

Préparation :

Préchauffer le four à 200°C. Couper les endives en deux dans le sens de la longueur. Enlever le coeur et couper l’extrémité (dans cet ordre-là, c’est plus simple à faire). Badigeonner d’huile et placer face coupée vers le bas sur une plaque allant au four, éventuellement sur du papier sulfurisé. Parsemer de fleur de sel et enfourner pour 30 minutes environ, ou jusqu’à ce que les extrémités des endives soient bien colorées.

Dans un bocal (genre bocal à confiture), placer les pruneaux, la moutarde et le vinaigre de cidre. Mixer avec un mixeur plongeant en ajoutant l’huile petit à petit, puis l’eau. Saler, poivrer, goûter, recommencer. À la fin, incorporer le persil haché à la sauce avec une cuillère.

Placer les endives tièdes sur un plat et napper de sauce. Servir immédiatement ou à température ambiante.

Remarques :

Si l’amertume des endives te dérange, tu peux les transpercer à plusieurs reprises avec un pic à brochette et les plonger 2 ou 3 minutes dans de l’eau bouillante (sans le pic à brochette, qui ne sert qu’à faire des trous). Cela aura pour effet de les adoucir. Puis égoutte-les et laisse-les refroidir avant de les couper en deux et de les faire caraméliser au four comme précisé plus haut.

Si tu n’as pas de mixeur plongeant, tu peux aussi faire la sauce dans un mixeur normal. Si tu n’as pas de mixeur normal non plus, tu peux demander un mixeur au Papa Noël monter la sauce avec un fouet, sans les pruneaux, puis hacher les pruneaux avec un couteau et les incorporer à la fin.

Pork and beans, le cassoulet américain

En ce moment, je suis en manque de lumière, fin fond de l’hiver oblige. J’essaie donc de passer un maximum de temps dehors dans le jardin. Un peu d’activité physique et un peu de luminothérapie naturelle dans un joli package qui me permet accessoirement de tailler mes rosiers et framboisiers. Ça me permet de préparer la nouvelle saison tout me faisant un peu de bien au moral. Tout bénèf.

Côté cuisine, je mise sur des plats qui sont à la fois facile à faire à l’avance pour que je puisse profiter au maximum de mon temps dehors sans me soucier de l’heure du repas, mais aussi bien consistants pour me réchauffer en rentrant (en général une fois que le soleil est déjà parti, que je ne vois plus mon sécateur et que je crains pour l’intégrité de mes doigts).

Et ce « cassoulet américain » est parfait. Il est très long à cuire, mais c’est le genre de plat qu’on peut faire le matin en quelques minutes et laisser mijoter toute l’après-midi. Fondant et réchauffant comme un cassoulet français mais plus léger car un peu acidulé, comme beaucoup de plats américains. Personnellement, je le préfère.

Pour le « localiser », j’ai utilisé un gros morceau de lard salé produit localement et une saucisse de couenne, une spécialité du coin (que ma voisine appelle « andouille » mais qui n’a rien à voir avec l’andouillette).

C’est vraiment le plat parfait pour se réchauffer jusqu’au fond du bidon en se félicitant d’un travail bien fait au potager.

Et ne te laisse pas intimider par la quantité d’ingrédients. En fait, c’est tout simple : fais cuire les haricots, fais revenir les oignons et les carottes, ajoute tout le reste et mijote.

Ingrédients pour 6 personnes :

  • 500g de haricots cocos blancs secs (soit environ 1,5 kg cuit)
  • 1 cs de bicarbonate de soude
  • 30g de graisse de canard
  • 1 gros oignon, coupé en petits dés
  • 2 carottes, coupées en petits dés
  • 1 morceau de poitrine de porc salée d’environ 400g
  • 1 saucisse de couenne d’environ 180g
  • 170g de purée de tomate
  • 100ml de vinaigre de cidre
  • 1 feuille de laurier
  • 1 cs de miel de lavande
  • 1 cc de marjolaine séchée
  • 1 pincée de piment de cayenne
  • 5 baies de poivre noir
  • 500ml d’eau

Préparation :

La veille, faire tremper les haricots secs dans 3 fois leur volume d’eau avec le bicarbonate.

Le matin, rincer les haricots et les faire cuire dans une grande casserole avec 2 fois leur volume d’eau pendant 60 à 70 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient tendres mais encore bien formés.

Dans une cocotte à fond épais, faire fondre la graisse de canard sur feu moyen. Faire revenir l’oignon pendant 5 minutes, sans le faire colorer. Ajouter les carottes et faire revenir encore 5 minutes.

Ajouter la poitrine de porc, la saucisse, les haricots cuits et le reste des ingrédients. Le liquide doit largement couvrir tous les autres ingrédients.

Porter à ébullition puis laisser mijoter à feu très doux pendant 3 à 5 heures. L’idée c’est de mettre le feu assez bas pour que ça n’accroche pas et de le toucher le moins possible pour éviter d’écraser les haricots.

Servir avec de grandes tranches de pain de campagne ou des croutons de pain sec maison.

Remarques :

J’ai utilisé du lard et une saucisse de couenne, mais tu pourrais tout aussi bien remplacer par d’autres morceaux de porc et d’autres saucisses à cuire du style saucisse de Toulouse. Comme la poitrine était déjà salée, je n’ai pas ajouté de sel. N’oublie pas d’ajuster si besoin.

Je préfère faire cuire mes haricots secs moi-même parce que ceux qu’on trouve déjà cuits dans le commerce sont souvent déjà très fondants et se délitent trop facilement pour cette recette. Mais si tu n’as que ça sous la main, ça fonctionnera probablement quand même (mais ça sera peut-être un peu moins joli à la fin).

N’hésite pas à ajouter plus ou moins de piment en fonction des goûts de ta famille. La mienne n’est pas très fan des mets épicés alors j’ai tendance à avoir la main légère, mais tu peux augmenter un peu la quantité pour encore plus de chaleur.

Je préfère toujours faire mijoter dans une casserole (ma plaque de cuisson dispose d’une minuterie super pratique), mais si tu préfères, après une première heure de cuisson, tu peux aussi placer ta cocotte au four pour 2 à 4 heures à 150°C (ou transvaser le tout dans un plat allant au four si ta casserole a des poignées en plastique ou autre). Et bien sûr, tu peux faire réchauffer les restes au four de cette manière.

Je n’ai pas eu le temps de tester parce que ma famille n’en a pas laissé une goutte, mais je suis certaine qu’un reste de cette sauce ferait une soupe merveilleuse en y ajoutant 2 ou 3 carottes en dés, 1 pomme de terre en morceaux, 300ml d’eau, 30 mn de cuisson et en mixant le tout.

Coleslaw, la salade de chou croquante et multicolore

Dernièrement, le temps est passé du blanc neigeux au brouillard cotonneux.

Sur le marché, il ne reste guère que des légumes racines (carottes, betteraves, radis d’hiver…) et du chou. Alors comme mes envies de salade persistent, je me suis tournée vers un vieux souvenir chou-esque : le coleslaw.

Je me souviens de cette salade qui accompagnait mon poulet frit quand, enfant aux Etats-Unis, nous allions chez KFC. Et j’adorais ça. Autant que le poulet frit, c’est dire !

Plus tard, j’avais essayé de reproduire la recette, mais sans grand succès. Probablement parce que le secret du coleslaw industriel est d’ajouter plein d’additifs louches, de pasteuriser l’ensemble et d’attendre trop longtemps avant de servir le tout. Ma version croquante et multicolore du coleslaw n’avait rien à voir avec le mélange sucré, monochrome et vaguement végétal de KFC. Un peu comme les carottes râpées industrielles mollassonnes et orange fluo qui n’ont plus vraiment rien à voir avec des carottes fraichement râpées.

Au final, j’avais donc abandonné l’idée et laissé le coleslaw sur le bord de la route avec le reste de la nourriture industrielle.

Mais l’autre jour, dans ma quête de recettes d’hiver « fraîcheur », j’ai décidé de retenter l’aventure. (Peut-on vraiment appeler une salade de chou « aventure » ? J’ai un doute.)

J’y ai ajouté de la pomme et du vinaigre de miel pour le côté sucré-salé, du radis parce que… bin, j’avais du radis dans mon frigo dont je ne savais que faire, et de l’oignon pour faire plaisir à mon mari qui adore l’oignon cru. Et il faut croire que mes goûts ont changé parce que cette fois, je me suis régalée du côté craquant de cette salade !

Au final, une belle redécouverte !

Ingrédients pour 6 personnes :

  • 1/4 de chou blanc
  • 1 grosse carotte ou 2 petites
  • 2 pommes granny
  • 1 oignon (facultatif)
  • 1 radis blanc moyen (facultatif)
  • 3 cs d’huile d’olive
  • 1 cs de vinaigre de miel
  • sel, poivre

Préparation :

À l’aide d’un robot, couper le chou en fine lamelles. Râper la pomme avec l’accessoire râpe à gros trous, et les carottes, l’oignon et le radis avec l’accessoire à petits trous.

Dans un petit bol, mélanger l’huile et le vinaigre avec le sel et le poivre.

Mélanger les légumes et la sauce dans un grand saladier, couvrir d’une assiette et laisser reposer au frigo au moins une heure.

Remarque :

Cette salade est encore meilleure le lendemain donc n’hésite pas à la laisser reposer au frigo pendant plusieurs heures, voir toute une nuit.

Salade d’hiver aux noix toastées

En général, il arrive un moment dans la saison froide où je n’en peux plus des soupes et des ragoûts et où j’ai juste envie d’une bonne laitue. Comme de par hasard, ça arrive souvent après la période des fêtes et son marathon de repas tous aussi riches en calories et pauvres en légumes les uns que les autres. Coïncidence ? Pas si sûr…

Malheureusement, cette année, c’est aussi arrivé exactement au moment où il fait le plus froid et où il n’y a plus de verdure nulle part. D’ailleurs, en ce moment, tout est blanc partout !

(Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce genre de temps me donne chaud ! Courir derrière des petites filles surexcitées et remonter des pentes enneigées avec une luge dans la main, c’est sportif !)

Certes, mon maraîcher a bien quelques salades vertes, mais tout le monde se rue dessus et il faut arriver avant 9h30 au marché pour espérer en dégoter une. Autant dire que ça ne nous arrive jamais.

Pour satisfaire mon envie de fraîcheur la dernière fois que je suis rentrée d’une séance de luge, je me suis donc concoctée une petite salade d’hiver multicolore, à défaut de verte. Radis, endive, pomme, et surtout, des noix toastées qui donnent à l’ensemble un peu plus de profondeur. Le tout avec une vinaigrette au miel.. juste miam !

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 1 grosse poignée de cerneaux de noix
  • 2 endives
  • 1 botte de radis roses
  • 1 pomme verte
  • 1 cc de miel de lavande
  • 1 cs de vinaigre de miel
  • 2 cs d’huile d’olive vierge
  • sel, poivre

Préparation :

Préchauffer le four à 200°C. Étaler les cerneaux de noix sur une plaque allant au four et enfourner 7-10 minutes, jusqu’à ce que l’odeur délicieuse des noix toastées t’appelle Laisser refroidir et hacher grossièrement.

Laver les endives et les couper en tronçons d’un centimètre de large environ. Laver les radis et les trancher en rondelles fines. Laver et épépiner la pomme, la couper en petits dés (garde la peau pour plus de couleur).

Dans un petit bol, délayer le miel avec le vinaigre, ajouter l’huile, le sel et le poivre et bien remuer.

Mélanger le tout dans un grand saladier, ajouter la vinaigrette et bien remuer.

Remarques :

Tu peux tout à fait remplacer le vinaigre de miel par un vinaigre de cidre de pomme. Je pense qu’une huile de noix serait aussi délicieuse en remplacement de l’huile d’olive. Des radis blancs ou noirs feront également très bien l’affaire en remplacement des radis roses même s’ils seront moins colorés.

Si elles sont belles, n’oublie pas de conserver les fanes des radis pour en faire une quiche ou une soupe. La verdure est précieuse en ce moment, ce serait dommage de ne pas en profiter ! Tu peux par exemple remplacer les poireaux par des fanes de radis dans cette recette de quiche poireau-Picodon.

Cette salade serait encore meilleure (et plus verte !) avec un peu de persil haché dessus.N’hésite pas à en mettre si tu en as sous la main chez toi ! J’en aurais bien ajouté, mais mon potager aussi est enneigé… (Ça me donne envie d’en planter dans la véranda pour l’hiver prochain d’ailleurs…)

Anne, 4 enfants, nouvellement ardéchoise, je partage ici mes aventures culinaires familiales. Au programme : manger sain, manger local, manger écolo, et surtout, manger bon ! En savoir plus…

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