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Le pouvoir du hygge pour lutter contre le brouillard

Quinze jours de pluie !

Après 3 mois de sécheresse et un gros épisode neigeux éclair, ça fait maintenant plus de quinze jours qu’il pleut. (Y a plus de saisons ma bonne dame, tout ça, tout ça…)

Remarque, je ne me plains pas, hein ! Ça fait du bien de ne pas avoir à aller chercher de l’eau. Nos réserves sont pleines à ras bord, c’est appréciable !

Et en montagne, avec la pluie arrive aussi le brouillard. Bin oui, on est dans le nuage au lieu d’être en dessous ! (D’ailleurs, parfois on est carrément au-dessus des nuages et là c’est magique.)

Ça fait qu’il n’est pas forcément facile de me motiver pour aller planter les arbres qui attendent sagement mes coups de pioche. Ça donne plutôt envie de rester tranquille au coin du feu à boire un petit thé bien chaud…

J’ai lu récemment un livre sur le hygge, juste avant de réaménager le salon pour l’hiver. Résultat, c’est bougies, petites lumières, plaids en laine, chaussons fourrés et gros pulls à gogo.

On plantera des arbres plus tard…

Et je ne suis pas la seule à préférer rester à l’intérieur d’ailleurs. Ces jours-ci, les filles passent beaucoup de temps, elles aussi, à regarder dehors ou à lire dans ce petit coin. J’ai d’ailleurs pour projet d’y ajouter des rideaux et des coussins pour rendre cette niche encore plus hygge.

Oui, c’est hygge power au Petit Janouillet en ce moment.

Notre calendrier de l’Avent sans sucre, zéro déchet, DIY et pas trop cher (rien que ça)

L’autre jour, j’ai tapé « sugar-free zero-waste clutter-free DIY frugal advent calendar ideas » dans Google (oui, je suis d’accord, ça devient un peu compliqué, cette histoire de calendrier de l’Avent…)

Après bientôt 20 ans de Noëls avec des enfants, je commence à savoir ce que je veux comme calendrier de l’Avent. Ou plutôt, ce que je ne veux pas !

  • Je ne veux pas que mes gamins mangent un chocolat ou une pâte de fruit au petit-dèj chaque jour pendant 24 jours. On mange déjà bien trop de sucre le reste du temps, et entre Halloween et Noël, je trouve que ce n’est pas complètement idiot de faire un petit break.
  • Je ne veux pas 24 petites babioles en plastique. Surtout que comme j’ai plusieurs enfants, ça peut passer potentiellement à 48, 72 voir 96 babioles en plastiques qui viendront encombrer rapidement le tapis du salon et ma poubelle.
  • Je ne veux pas dépenser 100 euros ou plus pour lesdits chocolats ou merdouilles en plastok. Oui, parce les calendriers de l’Avent qu’on trouve dans le commerce montent vite à 20-25 euros, et si je les achète moi-même en mode zéro déchet chez le chocolatier, c’est potentiellement encore plus cher. Surtout que bon, il me faut goûter, bien sûr. Alors ce n’est pas 24 chocolats x 4 enfants qu’il me faut, mais bien 24 chocolats x 4 enfants + 223 chocolats pour maman qui ne sait pas se contrôler.

Bref, j’ai envie de faire quelque chose de plus simple, cette année. Même si simple ne veut pas dire facile, parce que ça va me prendre un peu de temps. Mais on a rien sans rien et je suis motivée. Je me dis que passer du temps ensemble à faire des activités nous fera de plus jolis souvenirs qu’un seau de playmobils cassés.

Voici la liste des idées que j’ai trouvé, au cas où ça t’intéresse :

  1. Aller couper un sapin dans la forêt (on a 7 hectares à élaguer, autant que ça soit utile !).
  2. Décorer le sapin ensemble (avec musique de Noël ad hoc, of course).
  3. Installer les lumières pour l’extérieur de la maison et faire une petite cérémonie d’allumage en famille. Puis aller au village pour voir si on voit nos lumières depuis là-bas.
  4. Faire une sortie ciné à thème Noël.
  5. Aller voir un spectacle de danse (et ça tombe bien, j’ai déjà les tickets pour mi-décembre).
  6. Faire un quizz de Noël (quelques idées ici, à adapter).
  7. Assister à un concert de Noël (dans une église locale, par exemple).
  8. Faire un concert familial de chansons de Noël.
  9. Aller voir les lumières de Noël dans une grande ville du coin.
  10. Fabriquer des bonhommes en pain d’épices.
  11. Fabriquer des boules pour le sapin avec de la laine (des pompons, par exemple).
  12. Créer une bucket list de Noël qui recense ce qu’on veut accomplir l’année prochaine.
  13. Faire un truc gentil et désintéressé pour quelqu’un (quelques idées ici).
  14. Aller faire du patin à glace.
  15. Préparer (et boire !) du vin chaud ou du jus de pomme épicé chaud.
  16. Créer et envoyer des cartes de voeux.
  17. Accrocher du gui et s’embrasser dessous (reste à savoir où trouver du gui… je ne sais même pas à quoi ça ressemble).
  18. Fabriquer des biscuits de Noël pour les voisins.
  19. Lire un album de Noël ensemble.
  20. Regarder un long métrage de Noël ensemble.
  21. Regarder plusieurs petits courts métrages de Noël ensemble.
  22. Lire des poèmes de Noël en buvant du thé au coin du feu.
  23. Faire du chocolat chaud à la cannelle pour le petit déjeuner. (Le chocolat chaud est devenu assez rare chez nous rapport au fait que j’ai du mal à trouver du lait embouteillé dans du verre, option zéro déchet, ce qui fait que c’est devenu un aliment de fête !)
  24. Récolter des pommes de pin pour fabriquer des décorations pour le sapin.
  25. Faire un petit déjeuner avec des pancakes au sirop d’érable (et la musique de Noël qui va avec, bien sûr !).
  26. Un chocolat ou une papillote (parce que quand même, bon, quoi…)
  27. Fabriquer du pot-pourri de Noël (bâtons de cannelle, pelures de citrus, etc.).
  28. Découper des flocons de neige en papier et fabriquer des guirlandes avec pour décorer la maison.
  29. Décorer les fenêtres avec du blanc de meudon.

Oui, ça fait plus de 24 idées. Maintenant, il va me falloir faire un peu de tri et caser tout ça dans le planning.

Je sens que nos matinées « école à la maison » vont avoir une très grosse thématique Noël…

Quoi de neuf à la ferme en octobre ?

En octobre, on a marqué des arbres à greffer, ramassé des glands et des châtaignes, peint des vitraux en plein air, admiré les belles couleurs d’automne, planté des fruitiers et plein d’autres choses encore !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en octobre » !

Je trouve qu’octobre, c’est vraiment le plus beau mois de l’année ici et nous avons vraiment profité de l’automne dans toute sa splendeur : levers de soleil éblouissants, nuages posés délicatement sur les montagnes, lumière du matin rasante et dorée, feuilles multicolores qui illuminent les arbres et tapissent les chemins… et le trampoline ! Bref, c’était splendide et on en a bien profité !

Côté récoltes, j’ai ramassé des glands, que j’ai fait sécher au soleil sur des plateaux. Il paraît que la préparation est un peu longue, mais que ça se conserve bien une fois que c’est sec donc rien ne presse pour les goûter. Nous avons aussi bien sûr ramassé les châtaignes chez nous, qu’on a mangé grillées la plupart du temps, mais avec lesquelles j’ai aussi tenté de faire de la purée de châtaignes.

En voyant les feuilles commencer à tomber, je me suis dit qu’il serait bon de marquer les arbres que je souhaite greffer cet hiver. Certes, je reconnais de mieux en mieux les plantes, mais sans les feuilles et les fruits, je ne suis pas certaine de pouvoir distinguer les différents arbres fruitiers entre eux. Et j’aimerais éviter de greffer du poirier sur du pommier et du prunier sur du merisier !

Ma première idée était d’utiliser des bombes de peinture fluo, mais la quantité de déchets produits me rebutait pas mal, donc j’ai plutôt acheté des pelotes de coton de différentes couleurs et j’ai fait des petits noeuds avec sur les arbres. Bleu clair pour les pommiers, vert pour les châtaignier, rose pour les pruniers, etc. C’est discret, c’est biodégradable, c’est quasi zéro déchet et c’est finalement assez mignon !

J’ai également finalisé mes commandes de végétaux à planter cet automne, après 3 bons mois de réflexion et de planification ! J’avais commencé par faire une grande carte papier de la partie de mon terrain qui va devenir notre jardin-forêt, en notant l’emplacement de tous les arbres fruitiers existants. Puis j’ai fait des listes d’arbres à planter en les casant sur mon plan. Au final, c’est un plus de 80 arbres que j’ai commandé.

Pour le moment, j’en ai reçu une vingtaine, les autres arriveront petit à petit, en novembre et décembre. Et ça tombe bien, parce que c’est du boulot de les planter ! Je commence par mesurer l’emplacement (à la louche, hein, 50 cm de plus ou de moins rapportés à 2 hectares, ce n’est pas bien grave !), puis je débroussaille, j’élague les arbres alentour et je ratisse les feuilles mortes. Ensuite je creuse le trou à la pioche, je trie les cailloux, je trempe la motte pour bien désaltérer la plante, je supprime éventuellement quelques racines qui pourraient étouffer la plante par la suite. Puis je remplis le trou, en faisant attention à conserver les différentes strates de terre et à chaque fois, je crée une sorte de bassine en terre autour du petit arbre pour favoriser la rétention d’eau et lutter contre l’effet hyper drainant de mon sol et de la pente.

Le problème, c’est qu’une fois paillés, les mini arbres ne se voient plus du tout. Il va falloir trouver une solution pour qu’ils ne se fassent pas écraser par un de mes enfants (ou même par moi, parce qu’ils sont vraiment cachés !) ! A suivre, donc…

Après un mois quasi complet d’un temps chaud et ensoleillé, de peinture en plein air et de balades, l’hiver a fini par arriver d’un coup d’un seul. Une après-midi, il s’est mis à neiger. Il a neigé, neigé, puis neigé encore. Et au matin, le paysage était méconnaissable, enfoui sous 35 cm de poudreuse.

Comme les arbres avaient encore beaucoup de feuilles et qu’ils étaient en plus fragilisés par 4 mois de sécheresse, ils ont été nombreux à casser sous le poids de la neige, comme ce chêne, là, tombé en plein milieu du chemin qui mène de la maison au poulailler. Les poules étaient stoïque sous la neige, comme à leur habitude, mais les enfants, eux, étaient surexcités. Normal ! Et c’était un vrai bonheur de voir la chatonne découvrir la neige pour la première fois ! Trop mignon. On s’est tous bien amusés, et qui a besoin d’une salle de sport quand on peut pelleter de la neige pendant une heure en écoutant un podcast ?!

Notre chemin d’accès était bloqué par de nombreuses branches cassées, et j’ai bien cru que nous allions être coincés chez nous quelques jours, mais finalement, il aura fallu seulement quelques petits coups de scie bien placés et de bons pneus neige sur le 4×4 pour réussir à sortir.

Et puis de toutes façons, deux jours plus tard, la neige avait complètement fondu. C’était une parfaite répétition pour cet hiver ! Depuis, j’ai acheté une plus grande pelle, fait quelques réserves de nourriture, sorti les bonnets : le vrai hiver peut arriver, on est prêt !

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens le mois prochain pour une nouvelle vidéo !

Ciao !

Marquer les arbres à greffer sans utiliser de plastique ni de peinture en bombe

Cette dernière année, j’ai énormément développé mes compétences en reconnaissance d’essences d’arbre. Avant je ne savais reconnaître que les chênes, et encore, il fallait que je regarde bien, et de près. Maintenant, je sais repérer des dizaines d’essences, certaines même de loin en conduisant.

Mais je manque encore d’assurance pour les reconnaître une fois que toutes les feuilles et les fruits sont tombés, quand le seul indice qu’il reste est la couleur et la texture de l’écorce.

Alors comme je compte greffer les fruitiers sauvages en février-mars prochain, il m’a fallu trouver un autre moyen de les distinguer, histoire d’éviter de greffer un poirier sur un pommier !! Pour éviter d’utiliser de la peinture colorée en bombe (mon premier réflexe, pas très écolo), je me suis équipée de plusieurs pelotes de coton de différentes couleurs (pas du coton bio, je n’ai pas trouvé, mais teinture okeo-tex). Et j’ai fait des petits noeuds…

Bleu clair : pommier à greffer
Vert : châtaignier à greffer
Rose : prunier à greffer
Violet : poirier à greffer
Orange : merisier à greffer

C’est bon, l’hiver peut arriver !

Anne, ancienne parisienne, nouvelle paysanne. Je te raconte comment je crée petit à petit un jardin-forêt en permaculture sur mon terrain de 7 hectares en Ardèche verte. En savoir plus…