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Quoi de neuf à la ferme en juin ?

En juin, on a attendu des poussins, beaucoup rangé, paillé, commencé à construire un poulailler, re-paillé, mangé des petits pois, paillé encore, construit un étendoir à linge, repaillé un peu et plein d’autres choses encore !

Ci dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en juin !

Ce mois-ci a commencé sous le signe du rangement et du ménage. Comme souvent, j’avais sous-estimé la quantité de travail que représente la maintenance d’un système, quel qu’il soit, pour qu’il fonctionne correctement.

Après presque un mois et demi de pluie et d’orages quotidiens qui nous avaient un peu cloîtrés dans la maison, on aurait dit qu’un ouragan de bazar s’était abattu sur notre jardin. Que ce soit à côté du poulailler, en bas de la maison, en haut de la maison, à la pépinière, devant le garage ou sur la terrasse, l’extérieur de la maison avait pris un petit air de décharge publique. Sans compter les poules qui venait nous déposer régulièrement des petits cadeaux azotés sur le carrelage de la terrasse. Miam.

Bref, on a commencé par retrousser nos manches, tout ranger et tout nettoyer à fond.

J’ai également délivré le filet à poules que j’avais malencontreusement laissé sur la pelouse le mois dernier et qui s’était retrouvé complètement piégé par des kilomètres d’herbes folles. Après plusieurs heures de lutte avec mon sécateur et un mal de dos carabiné, j’ai appris ma leçon : ne jamais laisser trainer un filet dans l’herbe !

J’ai installé le filet autour de la partie avant de la maison pour protéger notre espace vital des déjections de gallinacées. Certes, ce n’est pas ce qui met le plus en valeur notre belle maison en pierre et ça fait faire quelques acrobaties pour entrer et sortir, mais ça fait le job pour le moment et ça amuse bien les enfants. Dans un deuxième temps, on installera de jolies barrières en bois, ici et ici, pour tenir les poules à l’arrière de la maison, là où se trouve leur poulailler.

A propos de poules, nous en avons perdu une, à un moment donné, et on a cru que le renard avait encore frappé. Jusqu’à ce qu’on la retrouve bien vivante, cachée dans le poulailler, en train de couver ses oeufs ! Quelques jours plus tard, elle a été rejointe par sa copine.

Sauf que comme nous n’avons pas de coq, les pauvres pouvaient couver longtemps comme ça sans jamais voir l’ombre d’un poussin ! J’ai donc été chercher une douzaine d’oeufs fécondés chez un voisin et je les ai glissé subrepticement sous le cul des poules après les avoir marqué d’un F pour les reconnaître et ne pas les manger par erreur.

Fin de couvaison prévue début juillet, on attend ça avec impatience !

En prévision de l’arrivée de quelques habitants supplémentaires, nous avons commencé à construire un poulailler beaucoup plus grand qu’on installera à côté de l’ancien. En attendant, là aussi, le chantier fait office d’un chouette terrain de motricité pour les filles !

Notre petite chatonne grandit bien et nous fait bien marrer avec ses bêtises, sa curiosité et sa mignonnitude, même quand il faut aller la chercher sur le toit !

Au jardin, on a continué à élargir petit à petit l’espace autour de la maison. Comme d’habitude, je commence avec un petit coup de débroussailleuse, suivie de près par Sébastien et sa tronçonneuse. A chaque fois, on coupe uniquement les genêts, les ronces et quelques uns des milliers d’érables qui peuplent notre terrain, l’idée étant de préparer l’arrivée d’une nouvelle vague d’arbres fruitiers à l’automne tout en conservant les chênes, les châtaigniers, les alisiers, les noisetiers, les noyers, les pommiers sauvages, bref, tout ce qui peut donner à manger à des humains.

Petite nouveauté qui change la vie au quotidien : j’ai aménagé un étendoir à linge entre deux arbres, devant la buanderie. Une fois l’endroit nettoyé, ça m’a pris seulement 2 minutes à installer, avec un peu de corde de chanvre. Et c’est tout bête, mais le plaisir d’étendre la lessive avec vue sur les montagnes compense totalement la corvée du linge sale qui s’accumule à une vitesse folle chez nous !

Côté eau, nous avons fait un captage de fortune de la source qui coule dans le gros trou et comme il avait beaucoup plu, elle coulait à flots ! Sébastien a installé un filtre et a fait arriver l’eau jusqu’aux cuves de stockage qui se situent dans la cave. Depuis, le soleil est revenu et la source est à nouveau tarie, mais on a quand même récupéré quelques centaines de litres d’eau en plus, c’est toujours ça de pris !

Au potager, vu qu’on manque d’eau, je réserve les arrosages en priorité aux cultures pérennes, notamment les nouveaux arbres et arbustes fruitiers dont les racines ne sont pas encore assez profondes pour survivre à la sécheresse. Ailleurs, je paille, je paille et je paille encore pour essayer de prévenir le déssèchement du sol. J’utilise tout ce qui me tombe sous la main pour pailler, que ce soit les repousses de ronces ou les rejets des souches d’érable que nous avions coupés.

Nous avons également investi dans une nouvelle tondeuse à gazon thermique. C’est un chouette outil, mais vu son impact écologique, j’essaie de m’en servir avec parcimonie, uniquement pour garder des chemins praticables et sans tiques. L’idée n’est certainement pas de tondre à ras toutes les semaines une énorme zone de pelouse autour de la maison juste pour « faire joli ». D’ailleurs, personnellement, j’adore le look « herbes hautes et fleurs sauvages »… et les papillons aussi !

Et bien sûr, j’utilise aussi l’herbe coupée pour pailler autour des plants de tomates, de courgette et de basilic. Ce sont ces légumes qui souffrent le plus du manque d’eau et c’est frustrant de voir leur croissance quasi arrêtée depuis qu’il ne pleut plus (alors qu’ils sont énormes chez le voisin dont la source coule à flots et qui arrose tous les jours).

C’est aussi frustrant de voir mes autres fruits et légumes se faire dévorer avant même que je n’en vois la couleur ! Les poules, par exemple, adorent les petites baies d’aronia et pillent littéralement les cassis. Les chevreuils, aussi, se régalent des fraises dès qu’elles murissent et déciment complètement les blettes. Mais le pire ennemi de mes légumes, ce sont elles : de féroces petites filles en robe de plage, qui picorent toutes les baies d’amélanchier avant même le petit déj et qui dévorent les petits pois comme si c’étaient des bonbons !

Bon, ok, c’est vrai qu’en fait, il y a pire comme problème que des enfants qui mangent des légumes…

Alors je regarde plutôt le bon côté des choses. Je me replonge dans mes archives pour voir ce à quoi ressemblait le potager il y a seulement 3 mois et je m’émerveille de voir le changement radical. Je me réjouis que mes arbres fruitiers soient tous en bonne santé. A défaut de les manger, je profite des jolies fleurs de cette variété de petits pois violets. Je me régale des feuilles et des fleurs des capucines. Je regarde pousser les héliantis qui, eux, ne semblent pas affectés par le manque d’eau. Je récolte les boutons floraux du tilleul pour en faire des câpres. Je cueille les fleurs d’achillée pour préparer les tisanes de cet hiver. Et je lorgne sur les framboises sauvages et les milliards de fleurs de ronces qui deviendront bientôt de délicieuses mûres.

Bref, la vie est belle au soleil et on en profite à fond, que l’eau coule ou pas !

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !

Ecole à la maison : notre contrôle pédagogique et petit bilan de l’année

Ça y est, notre contrôle par l’inspection nationale est passé ! Ma fille a bien vécu le processus et le compte-rendu écrit que nous avons reçu hier nous indique que son niveau est tout à fait satisfaisant.

Comme c’était notre première année d’instruction en famille et que nous n’avions jamais eu ce genre de contrôle, j’étais un peu curieuse (et parfois inquiète) de savoir si ce que nous avons mis en place cette année conviendrait. Apparemment, c’est le cas. Petit bilan.

Comment s’est passé le contrôle ?

Pour ce contrôle, nous étions convoqués dans une école de la grande ville d’à côté avec tous les autres enfants IEF du coin, ce qui fait que ma fille a retrouvé ses copines et qu’elle était tout à fait à l’aise. Les enfants étaient tous ensemble dans une salle avec une conseillère pédagogique qui leur a donné des exercices de français et de mathématiques et discuté avec eux de ce qu’ils faisait à « l’école à la maison ». Quelques jours auparavant, au téléphone, celle-ci avait été très rassurante. Elle m’avait notamment demandé de prévoir beaucoup de temps des fois que ma fille en ait besoin, car elle ne voulait surtout pas la stresser ni la presser. En personne, elle était très gentille avec les enfants.

De mon côté, je suis allée boire un café avec les autres parents, après qu’on nous ait gentiment demandé de partir. A mon retour, j’ai eu un compte-rendu très rapide (5 mn) de la part de la conseillère pédagogique (RAS, sauf que ma fille écrit lentement et devrait plus s’entraîner) et encore plus rapide de la part de ma fille (RAS, « c’était facile »).

Qu’a-t-on fait cette année ?

Comme je te le disais il y a quelques mois, nous ne suivons pas de programme défini et les apprentissages se font de manière informelle, que ce soit dans le cadre de notre vie de famille ou à l’occasion de la lecture d’un livre. Comme en plus ma fille utilise très peu de supports écrits, j’ai pris le parti de noter ce qu’on faisait au jour le jour, chaque soir, pour m’en souvenir et pouvoir justifier de nos activités si besoin.

Quelques jours avant le contrôle, j’ai passé en revue toutes mes notes et pondu un petit (ok, pas si petit que ça !) document assez détaillé qui liste toutes nos activités, sur le modèle de ce que fait Add Fun and Mix. J’ai ensuite envoyé ce document par email à l’inspectrice. (Voici le document à télécharger ici.)

Je ne sais pas s’il a été lu par quelqu’un à l’Éducation Nationale, mais peu importe. Le simple fait de faire ce document m’a fait énormément de bien !

J’ai souvent l’impression de ne pas faire « assez », que ce soit dans mes projets pro ou perso. Et pour ne pas changer, en cette fin d’année, j’avais l’impression de n’avoir rien fait d’intéressant du tout… jusqu’à ce que je rédige ce document ! Car on en a fait, des choses ! Une foultitude de projets et d’apprentissages divers et variés. Ça valait le coup de le rédiger rien que pour la tranquillité d’esprit que ça m’a apporté.

(Au passage, c’est aussi un des grands bénéfices des vidéos « Quoi de neuf » mensuelles : elles me permettent de me rendre compte chaque mois de tout ce qu’on a accompli.)

Petit bilan de cette première année d’IEF

Globalement cette première année d’instruction en famille a été une vraie réussite. C’était même bien plus facile que je ne me l’imaginais, très fluide. Mes filles sont plutôt très autonomes et me laissent beaucoup de temps libre pour mes propres projets. Elles ont des amies, jouent beaucoup entre soeurs, aussi, et s’ennuient juste ce qu’il faut pour créer sans cesse de nouveaux jeux et activités. Elles sont épanouies et ça se voit !

De mon côté, je m’amuse beaucoup à leur proposer de nouvelles choses, à leur lire des histoires et à apprendre avec elles en déroulant le fil à la suite d’une histoire ou d’une question. Pour moi, c’est un peu comme retourner à l’école, mais pour apprendre uniquement les sujets que j’aime.

Comme je te disais, la plupart de nos apprentissages sont informels. Mon rôle consiste à leur proposer de nouvelles découvertes comme je leur propose de nouveaux goûts quand je fais à manger. Après avoir tâtonné un peu en début d’année, nous avons fini par instaurer un moment de lecture matinal. Nous l’avons baptisé le « petit dèj magique » parce que nous lisons assez souvent un chapitre de la série Cabane Magique (et aussi parce que n’importe quoi de « magique » donne plus envie, non ?), mais c’est inspiré des « Morning baskets » des homeschoolers américains (le côté biblique en moins).

Je sélectionne une pile de livres à la bibliothèque, souvent des histoires de fiction qui permettent d’ouvrir sur un autre sujet, comme celui-ci sur la mine ou celui-ci qui initie aux engins de Léonard de Vinci, mais aussi des livres documentaires drôles ou décalés, comme celui-ci sur les problèmes mathématiques. Je choisis les thèmes en fonction de leurs centres d’intérêts, de ce que moi j’ai envie d’apprendre (y a pas de raison qu’elles soient les seules à s’amuser !), et parfois aussi de ce qui est au programme. (En général, je suis comme une dingue, à la bibliothèque, et je prends toujours trop de livres, mais c’est bien, comme ça elles ont du choix !)

Les filles choisissent parmi ces livres (ou n’importe quel autre livre à disposition dans la maison) ceux qu’elles ont envie de lire ce jour-là, on les lit ensemble et si l’envie ou le besoin se fait sentir, on approfondit et on déroule le fil, comme ici avec Hokusai et ici avec Westminster.

Parfois le petit dèj magique dure 20 minutes, parfois il dure 3 heures. Dès qu’elles décrochent, on arrête. Parfois, aussi, on arrête parce que j’en ai marre de lire (après 1h30 de lecture à haute voix, en général, je sature…). En moyenne, le petit dèj magique a lieu 3 fois par semaine. C’est un petit rituel que j’aime beaucoup et qui me permet d’être sereine sur la quantité de « scolaire » que je glisse dans une semaine.

Dernièrement, je leur ai proposé d’ajouter un jeu de société à faire ensemble au petit dèj magique. On verra comment ce rituel va évoluer au cours de l’année prochaine.

Quoi qu’il en soit, on est prêtes pour une nouvelle année d’école à la maison !

Quoi de neuf à la ferme en mai ?

En mai, on a vu arriver plein de nouveaux habitants au Petit Janouillet, parfois méga mignons et bienvenus, parfois absolument pas du tout. On a fabriqué des toilettes sèches, aménagé une terrasse, assemblé un îlot de cuisine, mangé les premiers radis et plein d’autres choses encore !

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en mai !

Ce mois-ci a été un mois particulièrement frais et pluvieux. On a eu quelques belles journées ensoleillées, mais la plupart du temps, on était plutôt en pull qu’en débardeur et jusqu’à la mi-mai, on éclairait encore la cheminée en soirée, comme ils disent ici. On a donc pas hésité à commander une dizaine de stères de bois quand on en a eu l’occasion. Histoire d’être sûrs de ne jamais être à court parce que bon, la fin de l’hiver n’est pas encore tout à fait arrivée que l’automne n’est plus si loin que ça… #ardèche

On a aussi passé pas mal de temps à préparer notre crémaillère. Nous avions invité une trentaine de personnes sur 4 jours, il nous fallait donc être prêts à les accueillir. L’idée c’était de faire une fête conviviale, avec de la nourriture faite maison et le plus minimaliste possible. Pour minimiser les déchets, par exemple, nous avons fabriqué des marque-places pince-à-linge destinés à ce que chacun retrouve sa serviette en tissu au cours du weekend.

Pour minimiser la queue aux toilettes, on a aussi construit avec Sébastien de nouvelles toilettes sèches. Quelques palettes, un ou deux coups de scie sauteuse et le tour était joué.

Notre composteur à toilettes sèches était presque plein, donc on en a profité pour en construire un nouveau. On a commencé par débroussailler un coin tranquille en contrebas de la maison, puis on a fait un peu de terrassement à la pioche. Ensuite on a assemblé quelques palettes ensemble, un peu comme des légos, et on a bardé les côtés avec des planches de bois récupérées sur d’autres palettes.

On a également créé une petite terrasse avec vue bien sympathique pour prendre l’apéro (et quelques coups de soleil) pendant la fête. L’ancien emplacement du poulailler s’était transformé petit à petit en débarras à ciel ouvert, jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il s’agissait en fait de l’endroit du terrain d’où on a la plus jolie vue. Un peu dommage que ça soit le tas de bois qui profite de la belle vue ! On a donc commencé par tout rangé, puis tondu, puis fauché, puis ratissé jusqu’à ce que ça fasse bien propre. J’en ai profité pour sursemer du trèfle là où l’herbe était morte, puis on terminé le tout en y installant un salon d’extérieur acheté d’occasion sur le bon coin.

Côté travaux intérieur, ce mois-ci, on a créé un îlot dans la cuisine pour vraiment pas cher en assemblant un buffet vintage, de vieux meubles de bureau Ikea et un plateau de table de récup’. C’est super pratique et j’adore le côté années 70 que ça donne à la cuisine.

Au jardin on a continué à créer de nouvelles planches de culture, le plus souvent en enlevant l’herbe à la pioche. Lorsque le terrain est presque plat, j’utilise les mottes d’herbe pour créer des sortes de digues en aval de la pente. En revanche, lorsque le terrain est très en pente, je m’en sers plutôt pour remplir petit à petit la deuxième platebande devant la maison parce que pour des questions de solidité, dans ces cas-là, je préfère utiliser plutôt des morceaux de troncs d’arbre pour retenir la terre avant de semer, planter et pailler.

Pour le paillage, justement, j’essaie plein de choses différentes. A certains endroits, je coupe l’herbe à la cisaille autour des planches de culture puis je paille avec. À d’autres endroits, je me sers des rejets de feuilles sur les souches des arbres qu’on avait coupés, ou encore les rejets des ronciers que j’arrache un peu partout. Ailleurs encore, j’utilise la paille que j’avais récupéré il y a quelques mois. D’ici quelques temps, je pourrais te dire quelle technique je préfère, pour le moment je suis encore en phase de tests.

En attendant je continue à semer, planter, rempotter et repiquer.

Le plus gros fail du mois, ce sont ces plants de tomates en racines nues qu’un voisin m’a gentiment donné et que j’ai planté en pleine terre deux jours avant qu’il neige. Autant dire bye bye les tomates.

Mais globalement les succès sont bien plus nombreux que les échecs et c’est un plaisir de voir le jardin prendre de l’ampleur petit à petit. Le potager, notamment, est méconnaissable par rapport à il y a seulement deux mois.

Ok, certaines planches de cultures (les premières que j’avais faites, sont complètement envahies de chiendent et les laitues plantées à cet endroit n’ont pas grossi d’un iota depuis 2 mois. Mais à d’autres endroits, ça pousse joliment, bien en rang sous un paillage de ronces. Le sarrasin fleurit, les navets sont luxuriants, les petits pois en fleurs cachent de belles laitues. Il y a quelques promesses de baies sur certains buissons fruitiers et les radis sont nombreux et délicieux.

Ceci étant, avec le retour de la végétation, on a vu débarquer une grande quantité de tiques. Assez pour me gâcher le plaisir d’aller dehors récolter mes tous nouveaux légumes et pour me freiner dans mes nouvelles plantations. Après quelques piqûres, pas mal d’angoisse et des heures passées sur internet à chercher des solutions, on a donc mis en place un plan d’action anti-tiques en 4 étapes.

Premièrement, j’ai relâché les poules que j’avais enfermé le mois dernier. Il paraît qu’elles mangent de nombreuses tiques en picorant, et finalement à choisir, je préfère qu’elles bousillent mes planches de culture et qu’elles bouffent les tiques plutôt que l’inverse.

Deuxièmement, pour augmenter notre cheptel de volailles mangeuses de tiques, nous avons recueilli deux poules réformées d’un élevage. Malheureusement, non seulement ces nouvelles poules se faisaient martyriser par nos poules blanches, mais elles ont vite disparues, probablement mangées par un renard. Nous avons pour projet de ré-essayer bientôt, après avoir construit un plus grand poulailler (là aussi à base de palettes de récup) ce qui devrait faciliter l’intégration de nouvelles poules. A suivre donc.

Troisièmement, je me suis mise à tondre de grands corridors anti-tiques pour qu’on puisse se rendre au poulailler, au compost, à la buanderie, etc, sans devoir sans arrêt vérifier si de petites bestioles ne sont pas en train de grimper sur nos jambes. Autant te dire que notre petite tondeuse électrique de banlieusards parisiens ne fait absolument pas l’affaire pour tondre les quelques 4-5 mille mètres carrés autour de la maison, et qu’il va vite falloir trouver une autre solution parce que c’est franchement laborieux.

Et enfin quatrièmement, vu que moins il y a de rongeurs, moins il y a de tiques, nous avons introduit parmi nous un féroce prédateur de rongeurs. Bon ok, il se trouve que ce nouveau prédateur n’est encore qu’une adorable petite boule de poils gris et ok, en fait, on avait déjà prévu d’adopter cette chatonne avant l’arrivée des tiques, mais c’est la cerise sur le gâteau. Je te présente Gazpacha, et je ne te cache pas que toute la famille est complètement gaga devant sa mignonnitude extrême.

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !

Quoi de neuf à la ferme en avril ?

En avril, on a vu arriver le printemps, installé une tonne à eau, parqué les poules, créé des planches de culture, semé et planté plein de choses, capté notre source, pioché un peu partout (of course !) et plein d’autres choses encore !

Pour t’abonner à ma chaîne Youtube, c’est par ici…

Voici le texte intégral de la voix off de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en avril !

Au début du mois, malgré la pluie, la grêle et le froid, on voyait poindre les prémisses du printemps. Quelques jonquilles, un forsythia qui commençait tout juste à fleurir. Et puis du jour au lendemain, c’était carrément l’été ! Les tulipes se sont déployées à toute vitesse, les arbres fruitiers ont fleuri d’un coup, les feuilles des arbres sont sorties, on a dégainé les débardeurs et on a observé avec beaucoup de bonheur cette nature qui se réveillait en sursaut.

Au jardin, on a bossé comme des fous. On a commencé par installer un tonne à eau pour stocker l’eau de pluie à proximité des plantes à arroser et m’éviter trop d’aller-retours avec mon arrosoir.

Juste à côté, j’ai installé une petite pépinière. J’ai fixé des troncs en travers de la pente, puis rempli des petits godets en plastique avec du terreau et démarré tout plein de semis d’extérieur.

Sur la partie en haut du jardin, qui est en pente et qui était couverte d’arbres il y a seulement quelques mois (c’est là où j’avais créé une baissière le mois dernier), j’ai créé tout un tas de planches de culture. J’ai suivi les courbes du terrain en tirant profit du fait qu’il y avait pas ou peu d’herbe sous les arbres et les ronces. Je n’ai pas retourné la terre, j’ai simplement ratissé un peu, déraciné les ronces, fixé des troncs en travers de la pente pour retenir la terre et le paillage, semé, arrosé et repaillé avec les feuilles mortes que j’avais ratissé au début.

Sur cette partie du jardin, la terre est très inégale. À certains endroits, il y a 30 ou 40 centimètres d’un terreau noir magnifique, et à d’autres, il y a 3 tonnes de cailloux au mètre carré…

La partie en bas du jardin est complètement différente. C’est une terrasse à peu près plate recouverte d’une couche très épaisse de chiendent. Ici, j’avais créé déjà quelques planches de culture le mois dernier en recouvrant simplement l’herbe d’un peu de terre et de paille et en décaissant les allées autour des planches. J’ai constaté que l’herbe remontait déjà à travers la paille et qu’en plus la terre sous la paille était super sèche malgré les nombreuses pluies qu’on avait eu. Je me rends compte que la terre ici est plutôt granuleuse et que non seulement elle ne retient pas très bien l’eau mais en plus elle forme une croute à la surface qui l’empêche d’absorber l’eau quand il pleut. Ça fait que même sous une pluie battante, seul les premiers 3-4 millimètres de terre sont mouillés, et en dessous c’est tout sec. Et le fait que les planches de culture soient surélevées empirait nettement les choses puisque ça séchait encore plus vite.

J’ai donc décidé de faire différemment pour les nouvelles planches de culture. J’ai embauché mon fils pour retirer à la pioche toute la couche d’herbe, avec les racines et tout, ce qui a créé comme une grande cuvette pour capter l’eau de pluie et j’ai disposé les mottes de racines sur le côté, en aval, pour créer une sorte de digue et retenir encore plus l’eau. Ensuite j’ai posé une couche de paille bien épaisse avant de planter des choux et des salades.

Après les premières pluies, j’ai pu constaté que cette planche de culture s’humidifie en profondeur, cette fois, et qu’elle reste humide bien plus longtemps. On verra où ça pousse le mieux, mais je vote pour ici !

La partie du haut du jardin et la partie du bas étaient séparées par un mur en pierres sèches fatigué qui n’était plus qu’un gros tas de pierre. J’en ai profité pour créer un escalier pour passer d’une partie à l’autre sans devoir faire le tour. J’ai semé du trèfle autour de l’escalier pour retenir la terre, comme d’ailleurs partout sur les allées qui ne sont pas déjà recouvertes d’herbe. Il paraît que le trèfle retient la terre et qu’il supporte le piétinement, on verra à l’usage.

Je me suis aussi occupée d’une des plate-bandes située devant la maison, celle que j’avais créé le mois dernier et que les poules et le vent m’avait déglingué. Avec le printemps, c’était la fête du pissenlit et ça finissait par faire franchement bordélique.

Comme un gentil voisin m’avait donné une pleine benne de copeaux de bois, j’ai protégé avec des petits godets en plastiques les rares plantes qui avaient survécues aux attaques de mes poules, récolté les pissenlits, puis j’ai paillé avec les copeaux et planté des aromatiques et des fleurs vivaces. A défaut de faire joli, ça fait au moins propre. C’est un bon début !

Tu remarqueras que dans toutes ces images, tu ne vois pas une seule poule. Eh bien c’est parce que celles-ci ont enfin été parquées ! Tu te souviens peut-être que j’avais commencé à creuser une tranchée le mois dernier pour créer un grand poulailler sécurisé. Mais au bout d’une semaine, j’avais terminé seulement un côté. Comme j’avais choisi un endroit boisé pour que les poules soient protégé des buses, je me suis retrouvée, forcément, avec plein de racines en travers de ma tranchée, ce qui ne rendait pas la tâche facile.

Seb et moi avons alors tenté d’utiliser la charrue pour faire le deuxième côté de la tranchée, en se disant que ça irait plus vite avec le gros moteur du tracteur. Alors peut-être que c’était à cause de notre inexpérience avec l’outil, ou à cause du terrain miné de grosses racines, en tous cas au final : la terre était toute retournée mais ça ne ressemblait pas du tout à une tranchée. Il fallait quand même que je repasses avec ma pioche. Si tu ajoutes à ça le fait que pendant ce temps-là les poules s’en donnait à coeur joie sur mes semis, que je ne trouvais pas le grillage qu’il me fallait, et que je stressais un peu sur la solidité de l’ensemble (rapport au fait qu’on n’a rien encore construit de semblable), tout ça me paraissait un peu beaucoup d’efforts pour un résultat finalement assez incertain. C’était carrément décourageant.

Au départ, je m’étais renseignée sur les parcs mobiles électrifiés pour volailles. J’aimais bien l’idée de pouvoir déplacer le poulailler en fonction de mes besoins et de ce qu’il y avait à manger pour les poules. Mais j’avais vite déchanté en voyant les prix. La barrière en elle-même est déjà chère, mais c’est surtout le poste électrique qui sert à électrifier la barrière qui coûte un bras, sans compter les batteries qu’il faut changer ou recharger…

Alors quand j’ai vu chez des voisins que leurs poules restaient à l’intérieur d’un parc mobile sans que celui-ci ne soit électrifié, je suis repartie vers mon premier choix, d’autant plus que ce genre de barrière souple coûte moins cher que ce que mon grillage fixe allait me coûter.

J’ai installé ça en 20 minutes, les poules restent tranquillement à l’intérieur, et quand je voudrai, je pourrais déplacer l’ensemble vers de nouveaux pâturages. C’est juste parfait.

Côté flotte, la source qui coule au fond du trou nous fait des blagues. Je te disais la dernière fois que la source s’était arrêté de couler, eh bien en fait elle a recommencé quelques jours plus tard. En fait, 3 jours après chaque pluie, la source coule à nouveau à fond. Puis quand le temps est au beau, elle s’assèche petit à petit.

Bref, ce n’est pas une source sur laquelle on peut compter, mais ça n’est pas une raison pour ne pas l’utiliser en attendant de trouver mieux. On a donc tiré un long tuyau pour amener l’eau plus près de la maison. J’en ai profité pour creuser une petite marre, un essai que j’avais envie de faire depuis longtemps. Les filles ont bien joué avec l’eau et maintenant, au lieu d’aller à la fontaine du village pour remplir nos jerricans d’eau potable, on a juste à se rendre derrière la maison. C’est déjà ça !

Sinon en autres bricolages, je me suis amusée à dessiner une jolie pancarte avec le nom de notre hameau sur une planche et on l’a installé au dessus d’une toute nouvelle boîte aux lettres.

On a créé une clairière sur une des terrasses en contrebas de notre terrain pour y installer un trampoline. Il est en plein milieu des bois, accessible par un petit chemin tout mignon, et c’est simple, les enfants l’adorent !

Et j’ai commencé à créer des chemins là où la friche était devenue une jungle de ronces, ce qui m’a permis de me rendre compte que nous avons une énorme terrasse quasi plate qui doit faire presque un hectare, ici. Je pense que c’est là que je vais agrandir la forêt comestible l’année prochaine, déjà plein de projets en tête !

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !

Anne, ancienne parisienne, nouvelle paysanne. Je te raconte comment je crée petit à petit un jardin-forêt en permaculture sur mon terrain de 7 hectares en Ardèche verte. En savoir plus…

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