Après 2 mois, ce qui a changé côté chèvres

Bientôt 2 mois que les chèvres font partie du paysage chez nous, et en deux mois, nous avons eu le temps de modifier pas mal la manière dont on s’occupe d’elles.

L’abri

Comme je te le racontais la dernière fois, avant que Tash et Cabriole n’arrive, nous avions pris le temps de construire un abri en dur. C’était notre première construction bien pensée et pour le coup, elle est vraiment solide. Elle a survécu à une grosse tempête et plusieurs jours de grands vents et de grosses pluies. On est assez fiers de nous.

Son seul problème ? Elle est inutile ! (Oui, bon, rien n’est parfait…)

En effet, au bout de quelques jours, il a fallu se rendre à l’évidence : rentrer les chèvres dans leur abri tous les soirs et surtout, les ramener dans leur parc le matin était une corvée vraiment pénible. Pas que ça soit vraiment loin, ni vraiment compliqué, mais c’est surtout que les chèvres n’avait pas envie de retourner dans un parc où elles avaient déjà passé une journée, vu qu’elles l’avaient déjà vidé de leurs végétaux préférés. C’était un peu comme si elles avaient mangé toutes les frites la veille et que je leur disait qu’il fallait revenir pour finir la salade d’endives. Ça donnait des chèvres particulièrement pas coopératives, qu’il fallait tirer, pousser, soudoyer avec du grain, pendant facile 20-30 minutes par jour ! Bref, ce n’était pas une partie de plaisir.

On s’est vite dit qu’au lieu de déplacer les chèvres, on allait déplacer l’abri. On a donc construit rapidement un petit abri mobile avec des gros tasseaux et de la bâche.

Quand je crée un nouveau parc, il me suffit de le tirer pour le faire passer d’un parc à l’autre. Les chèvres sont ravies car à chaque fois qu’on les déplace, c’est pour les emmener là où, littéralement, l’herbe est plus verte (ou plutôt, les feuilles de ronces plus fraîches). Et moi je suis ravie car elles nous suivent avec bonheur.

Certes, cet abri n’est pas des plus solides, surtout que le bois qu’on a utilisé était du bois de récup un peu pourri. Pendant la dernière tempête, un coup de vent l’a d’ailleurs retourné et deux montants se sont brisés. J’ai dû faire un peu de rafistolage.

Dans un deuxième temps, on construira un nouvel abri mobile avec du bois plus solide, mais pour le moment, celui-ci fait parfaitement le job : les chèvres sont au sec et on évite la demi-heure de lutte chaque matin pour les emmener dans leur parc.

Les parcs

J’ai passé un bon mois à expérimenter comment créer des parcs pour les chèvres de la façon la plus simple et efficace possible.

Au départ, je leur créais des parcs avec une seule longueur de filet, soit un périmètre de 50 mètres.

L’inconvénient, c’est que les parcs étaient petits (environ 150 mètres carrés) et que comme ils étaient biscornus (le terrain n’étant pas plat, les résultat final n’était jamais carré comme sur le plan ci-dessus), il y avait plein de petits recoins où les chèvres ne pouvaient pas passer.

Je passais aussi beaucoup de temps à estimer où aller passer le filet, puis à le poser, le déposer et le reposer quand je me rendais compte que finalement c’était trop court. (Comme je passe le filet entre les arbres, il ne suffisait pas de simplement tirer un peu, il fallait souvent en défaire une partie pour pouvoir ensuite passer ailleurs, entre d’autres arbres.)

J’ai envisagé de faire des parcs avec 2 filets à chaque fois, mais ça me paraissait beaucoup de travail. Ça ne paraît pas forcément, comme ça, mais ces filets sont assez lourds, et c’est terriblement frustrant quand ça s’emmêle avec les mille et un bâtons qui traînent au sol dans la forêt ou que ça se coince dans les petites souches d’arbre au passage. Bref, moins j’en déplace, mieux je me porte.

Du coup, maintenant, je fais des parcs en zig-zag, avec des angles les plus droits possibles.

A chaque fois que je veux créer un nouveau parc, il me suffit de déplacer un seul filet, comme avant, et pourtant, la superficie finale du parc est bien plus importante (environ 300 à 350 mètres carrés).

Je leur crée un nouveau parc tous les 2 à 4 jours, en fonction de la végétation, mais aussi de mon niveau d’énergie et du temps dont je dispose. Une fois le filet posé, je fais passer les chèvres sous un des côtés pour rejoindre le nouveau parc (elles m’attendent en général avec impatience en bêlant tout le temps que je pose le filet !), puis je déplace leur abri, leur abreuvoir et leur bloc de sel avant de raccorder le tout à l’électrificateur et de mettre le parc sous tension.

L’ensemble de l’opération peut prendre 30 minutes quand le terrain est bien dégagé, et jusqu’à 3 heures quand il faut commencer par une bonne séance de tronçonneuse ou de débroussailleuse pour faire de la place pour le filet.

S’équiper pour les chèvres

Comme je te disais, j’ai décidé d’accueillir des chèvres un peu plus tôt que prévu et je n’étais pas vraiment prête.

Il allait nous falloir un peu de temps pour tout préparer. Mon voisin a accepté de nous réserver les animaux en les gardant chez lui encore quelques semaines, et nous nous sommes mis au travail.

Un abri

Dans tous les « manuels », je lisais que les chèvres ont besoin d’un abri pour se protéger du vent, de la pluie et du froid. Cet abri pouvait être ouvert sur un côté, sans porte, mais il leur fallait forcément un toit pour dormir et se protéger des éléments (contrairement aux moutons et aux vaches qui ne craignent ni le froid ni la pluie du moment qu’elles ne sont pas en plein vent).

Le problème c’est que je voulais utiliser la technique du pâturage tournant pour Tash et Cabriole. J’avais prévu de leur créer des parcs temporaires à l’aide de clôtures électriques mobiles, et de les déplacer régulièrement sur notre terrain.

Mais comment concilier les deux ? Il me fallait soit construire plusieurs abris en dur (non merci), soit construire un abri mobile. J’ai réfléchi un moment à comment créer un abri mobile, mais je ne voyais pas comment faire pour que ce soit en même temps assez léger pour pouvoir le transporter manuellement, et assez lourd pour ne pas s’envoler au premier coup de vent.

Finalement, on a décidé de construire un abri en dur derrière la maison et d’y rentrer les chèvres pour la nuit tous les soirs dans un premier temps.

Quatre piquets en châtaignier plantés dans le sol, une structure et un bardage en planches de pin, un toit en tôle et roule ma poule. Euh, ma chèvre !

Comme tu le vois, on ne s’est même pas embêtés à faire du terrassement. On s’est contentés de rattraper la pente avec le bardage.

Au passage, j’ai eu l’occasion de monter en compétence sur scie circulaire et appris à faire des coupes vraiment droites. Ça m’a d’ailleurs donné envie de construire plein d’autres choses !

Et le produit fini :

On n’était pas peu fiers ! J’y ai aussi construit une porte assez solide pour pouvoir contenir les chèvres la nuit, puis ajouté une belle épaisseur de paille au fond.

Les clôtures

Côté clôture, c’était plus rapide. Je me suis rendue dans mon magasin Natura Pro local et j’ai acheté :

J’avais la trouille de me prendre des coups de jus en installant tout ça, mais finalement c’était bien moins compliqué que ce que je craignais :

  • un petit piquet en bois enfoncé dans le sol pour soutenir l’électrificateur,
  • un grand piquet en métal enfoncé dans le sol pour relier l’électrificateur à la terre,
  • et une cagette en plastique retournée dessus pour le protéger de la pluie. (J’ai prévu de construire un petit toit en bois un peu plus joli plus tard, mais en attendant, ça fait le job !)

Ensuite je n’ai eu qu’à construire un parc avec un filet, et tendre du fil conducteur jusqu’au parc pour l’électrifier. (Construire un parc avec un filet mobile au milieu des bois, avec les brindilles et les ronces qui se prennent dedans, c’est toute une histoire. Je t’en reparlerai !)

Les accessoires

Enfin, j’ai ajouté quelques accessoires indispensables mais qui ne m’ont rien coûté du tout : une cagette en plastique solide que je remplis avec du foin et un seau en plastique calé dans un vieux pneu que je remplis d’eau.

Pour le foin, j’ai acheté une grosse botte ronde et l’ai stockée dans mon garage (où elle prend facile un tiers de toute la place et fait un bazar de fou, accessoirement). Je « pèle » la botte au fur et à mesure et vu qu’il n’y a pas grand grand chose à manger en ce moment dans le sous-bois, je donne un peu de foin aux chèvres matin et soir.

Pour l’eau, je me contente de leur en amener à l’aide d’un autre seau que je remplis au robinet de ma buanderie. C’est rudimentaire (disons « low tech », ça fait mieux), mais c’est fonctionnel et comme les pâturages sont en contrebas de la maison, ce n’est pas non plus trop fatiguant de descendre un seau d’eau chaque jour. Ça évite aussi de gérer la mise hors gel d’un tuyau, car la température descend parfois sous zéro la nuit et le matin les tuyaux sont gelés s’ils n’ont pas été vidangés correctement.

Bref, en quelques jours, nous étions prêts pour l’arrivée de nos deux chèvres !

Et nos premiers ruminants seront…

Ça fait un moment que j’avais envie de prendre quelques brebis. Probablement depuis qu’on est arrivé ici.

Mais quand j’ai lu (ou plutôt : dévoré !) le livre de Shawn and Beth Dougherty, The Independent Farmstead, mon envie est devenue un projet concret. Ce livre explique très concrètement comment les ruminants laitiers peuvent être une base solide pour rendre une micro-ferme indépendante et autonome du modèle agricole dominant.

Pourquoi ? Parce que les ruminants se nourrissent de végétaux qui d’une part ne sont pas comestibles par les humains (= pas de concurrence) mais qui en plus poussent à l’aide de l’énergie solaire (= gratuit et écologique). Ensuite, ils transforment ces végétaux en lait et viande (= nourriture pour humains et animaux de la ferme omnivores comme les poules et les cochons), engrais (= la base de toute culture) et éventuellement laine ou énergie mécanique.

Bref, un modèle bien plus efficace, durable et propre que le modèle engrais synthétique + tracteur diesel + nourriture importée de je-ne-sais-où par camion ou porte-conteneur.

J’étais déjà convaincue de ce modèle après avoir étudié le travail de Joel Salatin et lu le livre Agriculture de régénération de Mark Shepard, mais eux font ça sur de grandes surfaces, aidés de nombreuses personnes, et j’avais du mal à voir comment transposer cela chez moi.

Dans leur livre, les Dougherty expliquent très concrètement comment faire ça à un niveau plus modeste, celui de la micro-ferme familiale (homestead / farmstead).

Soudain, c’est devenu extrêmement clair et précis dans ma tête. Une évidence.

Première question : quel ruminant ?

  • Des vaches ? Non. D’une part je suis trop intimidée par leur taille, mais en plus il leur faut plutôt des pâturages avec principalement de l’herbe, ce que nous n’avons pas ici.
  • Des chèvres ? Non. Certes, ça mangerait avec plaisir les millions de broussailles qui recouvrent le terrain, mais il paraît que ça se sauve sans arrêt et qu’en plus, il faut les mettre à l’abri du vent, de la pluie, du froid… Trop fragile, ce n’est pas raisonnable.
  • Mais des brebis ? Oui ! C’est rustique, ce n’est pas trop gros, ça se régale d’un mélange d’herbe et de broussaille et en plus de tout le reste, ça fournit de la laine. Parfait.

Après avoir vérifié avec les autres membres de la famille qu’ils sont d’accord pour m’épauler dans cette aventure, histoire que je ne sois pas coincée le jour où j’ai la grippe parce que je suis la seule à savoir traire les brebis, je réserve 2 brebis laitières pour le printemps prochain.

Le printemps prochain, ça me paraît raisonnable. Ça me laisse le temps de préparer tout le matériel, et l’herbe sera de retour pour les nourrir.

Et puis…

« Tu as vu, Guillaume vend ses chèvres. Pas chères, en plus. Il les avait prises pour qu’elles mangent les ronces sur son terrain, mais maintenant il n’y a plus de ronces, et il est embêté parce qu’elles n’aiment pas l’herbe. »

Ohhhh, elles sont trop mignonnes !!! Pis c’est vrai que j’ai 7 hectares de ronces et pas beaucoup d’herbe…

Et c’est comme ça qu’au lieu d’être raisonnable, j’ai accueilli Tash et Cabriole chez nous en plein mois de décembre.

Raisonnable, c’est tellement surfait…

Bilan du potager 2019 et projets pour 2020

Tu te souviens peut-être que l’année dernière, j’ai fait de nombreux essais différents au potager. Des tentatives très utiles pour les nombreuses leçons apprises ! En vrac, voici ce que je compte appliquer la saison prochaine.

Sans aucun détour et bien concentré

Le « potager du poulailler », étant juste derrière la maison et surtout, sur le chemin du poulailler, a été bien mieux surveillé que les autres. Logique, puisque quand je passe au poulailler (au moins une fois par jour en saison pour récolter les oeufs), je passe forcément aussi devant le potager, et je vois forcément ce qui est prêt à récolter, ce qui manque d’eau, etc. Pour me rendre aux deux autres potagers (le « potager du haut » et le « potager du bas »), il fallait faire un détour exprès, que j’ai forcément fait moins souvent, ce qui s’est traduit par quelques tomates récoltées trop mûres et quelques plants de betteraves trop secs. Rien de bien grave, mais quand même dommage.

Il est rapidement devenu clair aussi que m’occuper de 3 zones de potager était un peu trop compliqué, surtout quand il a fallu tout arroser pendant l’été. Mutualiser les ressources, que ce soit mon temps, les outils de jardinage ou les tuyaux d’arrosage, sera bien plus simple !

Cette année, je fais donc une seule zone de potager, située entre la maison et le poulailler, à la place du « potager du poulailler » de l’année dernière, mais en beaucoup plus grand. J’ai délimité un espace de 10 mètres sur 40 avec un filet, pour éviter que les poules viennent retourner mes nouvelles planches de culture pendant l’hiver. A terme, je construirai une barrière pour protéger le poulailler.

Vive le fumier !

Clairement, la technique qui a marché le mieux l’année dernière sont les planches de culture créées en posant du fumier recouvert de paille, directement sur l’herbe.

J’ai donc demandé au même voisin de me livrer une grosse benne de fumier, plus tôt dans la saison que l’année dernière. Je compte créer de grandes planches de culture avec ce fumier, puis les recouvrir de paille et laisser le tout se décomposer tout l’hiver.

(En passant, son tracteur a un peu trop tassé la terre à mon goût donc je chercherai une autre solution pour l’année prochaine, quitte à lui demander de poser le fumier plus haut sur le terrain, au niveau du parking, et à tout descendre à la brouette…)

Saupoudrer un peu d’argile

La sécheresse de l’été dernier a mis en évidence un des plus gros manques de mon sol : l’argile. Que ce soit le fumier décomposé transformé en terreau, ou mon sol sablonneux dessous, il n’y a pas grand chose là-dedans pour retenir l’eau. Résultat : des arrosages fréquents étaient vraiment indispensables (tous les jours au plus chaud de l’été), malgré un paillage épais et même de nombreuses cultures situées à l’ombre au moins partielle.

Je prévois donc d’ajouter de l’argile au fumier lors de la création des planches de culture. Soit de l’argile bentonite pure achetée à une carrière plus ou moins locale, soit de l’argile récoltée sur un des rares filons que j’ai repéré sur le terrain. Cependant, je reste hésitante sur le mode d’administration, car je pourrais :

  • saupoudrer l’argile en poudre, en sandwich entre le fumier et la paille ou sous le fumier, et laisser les vers de terre et cie faire le boulot d’incorporation,
  • saupoudrer l’argile en poudre sur le fumier et l’incorporer avec un outil type motobineuse, que j’espère pouvoir emprunter ou louer à un voisin (je ne vois pas comment le faire avec un outil manuel, le fumier était vraiment trop lourd et compact à ce stade pour que j’ai la force de le remuer),
  • diluer l’argile avec de l’eau, puis le verser sur le fumier pour qu’il s’immisce un peu partout (mais alors n’existe-t-il pas un risque d’érosion ?).

A suivre, donc.

Un système d’arrosage installé en amont

Ça semble évident maintenant, mais installer un système d’arrosage goutte à goutte une fois que le potager est plein de jeunes pousses de légume hyper fragiles, ce n’est pas facile facile !

Cette année, j’installerai donc mes tuyaux en amont, avant ou pendant les semis, de façon à ne pas déranger les plantes une fois qu’elles sont en train de s’installer.

Ce que j’ai utilisé l’année dernière a globalement bien fonctionné : quelques asperseurs pour les semis et quelques tuyaux microporeux sous le paillage pour les lignes de blettes ou de tomates. Je testerai peut-être aussi le goutte à goutte, mais le côté « nombreux petits bidules fragiles en plastique à enfoncer dans la terre » ne me plaît pas spécialement.

De l’ombre, de l’ombre, de l’ombre

Depuis deux ans qu’on vit ici, on a pas vu un vrai printemps. Un jour c’est l’hiver avec des températures sous les 5 degrés, de la pluie tous les jours et des semis qui végètent, et paf, le surlendemain, le plein été avec du soleil à gogo, des températures supérieures à 25 et plus une goutte d’eau à l’horizon pendant 2 mois.

Est-ce le résultat du changement climatique ? Est-ce un hasard ? Ce qu’il y a de sûr, c’est que du coup, ce que je lis dans les livres de jardinage ne colle pas bien avec l’expérience que j’ai sur mon terrain.

Peut-être que le printemps prochain sera différent, bien sûr, mais au cas où, j’ai prévu d’utiliser les techniques suivantes, qui ont bien fonctionné cette année :

  • semer tôt en intérieur pour pouvoir prendre de l’avance sur un printemps tardif,
  • échelonner les semis tous les 15 jours pour rattraper les petits aléas climatiques,
  • et ombrager les semis en extérieur avec des cagettes retournées si le temps est très ensoleillé.

Voir le bilan de l’année dernière.

Fleurs de tomate à gogo, RIP les poireaux… [Battle des potagers #2 – juillet 2019]

Nous voici mi-juillet, c’est le moment de faire un tour au potager pour voir comment ça se passe au potager !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello hello ! Bienvenue dans ce deuxième épisode de la battle des potagers.

Commençons direct avec le potager numéro 1, le potager du bas.

Dans la toute première planche de culture, à l’entrée, quasiment tout est mort. Seul un plant de cornichon et un peu de persil survivent, mais tout le reste est mort de soif et de chaud. Entre la canicule et le fait qu’ici la terre était très peu profonde, j’ai eu beau pailler épais et arroser, rien n’y a fait.

A côté, en revanche, cela se présente bien mieux. Cette planche, faite de fumier posé sur l’herbe, supporte bien mieux la sécheresse. De nombreuses tomates sont déjà formées et n’attendent que de mûrir, et plein de fleurs arrivent derrière également. Je pense que c’est ici que je récolterai les premières tomates du jardin, ce qui est logique, puisque ce sont les premières tomates que j’ai plantées.

Le plant de potiron Galeux d’Eysines est tout simplement énorme et couvert de fleurs. Tout au bout, on voit apparaître ce qui ressemble à un bébé potiron. Je l’ai fait courir le long de la planche pour ombrager les côtés de la butte et réduire l’évaporation. Ça bloque un peu le passage de la tondeuse, mais comme de toutes façons l’herbe ne pousse plus à cause de la chaleur, ça n’est pas un problème !

Je vois beaucoup de ces petites bestioles, des punaises je crois, mais les plantes ne semblent pas en souffrir pour le moment.

A côté, ma planche de courgette se porte également très bien. En un mois, les courgettes que j’avais semées directement sur du fumier ont énormément grandies. J’ai déjà récolté plusieurs petite courgettes, et j’en vois d’autres qui arrivent, même si ce n’est pas forcément facile de repérer les courgettes vertes au milieu de cet espèce de bosquet de la même couleur.

Ici, en revanche, c’est le fiasco total. Aucun des cosmos que j’avais semé n’est sorti, les radis que j’avais laissé en place pour qu’ils montent à graine se sont littéralement desséchés, et les choux ne ressemblent plus à rien, tous secs et criblés de petits trous. Seuls les tournesols survivent, mais ils ne sont pas bien hauts et je ne suis pas sûre qu’ils fleurissent un jour… Comme par hasard, il s’agissait ici d’une planche de culture sur laquelle je n’avais pas mis de fumier.

Le contraste est impressionnant avec celle-ci, la dernière planche de culture « fumier sur herbe », qui fonctionne super bien. Les melons font plein plein de fleurs et on voit même quelque chose qui ressemble à un bébé melon. Les 3 plants de potimarron tapissent complètement le pied de la butte et les tomates sont en fleur.

Les plants de tomate « très précoce » sélectionnés en Russie que j’avais planté bien après les autres, mi-juin, n’ont pas rattrapé les autres en taille, mais malgré leur port de nain, ils font déjà des fleurs et même quelques petits fruits. Je suis curieuse de voir ce que ça donne par la suite.

En face, la planche d’hélianthis, dans un sol pauvre, peu profond et caillouteux. Ils vivent bien et commencent à préparer leurs fleurs, mais ils ont l’air de souffrir de la sécheresse. Je me suis mise à les arroser plus copieusement ces derniers temps puisque ça fait un bail qu’il n’a pas plu.

Derrière, c’est la même histoire pour les oignons, les poireaux et les artichauts, qui sont tous secs, voir morts. C’est même pire, car en plus, mon tuyau d’arrosage n’est pas assez long pour arriver jusqu’ici, et je dois arroser à la main avec un arrosoir… une vraie corvée que j’ai du mal à faire assez régulièrement. J’aurais probablement aussi pu pailler un peu plus.

Même chose à côté. Certes, les petits pois ont quand même donné un peu avant de sécher, j’ai même quelques graines à récolter, mais les topinambours ont vraiment l’air de souffrir de la sécheresse. Il faut dire qu’eux, je ne les ai pas arrosés une seule fois et cela fait bientôt 5 semaines qu’il n’a pas plu. A bien y réfléchir, au vu des circonstances, ils ne se portent pas si mal, ces topinambours… Je me demande ce que ça va donner par la suite.

Tout au fond, les planches de fraises survivent tant bien que mal. Nous avons récolté très peu, car quand la canicule est arrivée mi-juin, très brutalement après le temps froid et pluvieux qu’ont avait eu avant, la plupart des fraises ont pourri sur place. J’ai bien paillé et j’arrose de temps en temps à l’arrosoir, et pour le moment, les pieds survivent, mais je pense que je vais investir dans une extension de tuyau si la sécheresse se prolonge, histoire de ne pas perdre tous mes fraisiers. Ce serait trop dommage !

Les framboisiers sauvages, eux, ont plutôt bien donné. On s’est régalés de framboises fraiches tous les jours pendant 2-3 semaines, là c’est un peu la fin.

Passons maintenant au potager numéro 2, le potager du poulailler. Celui-ci est le mieux irrigué, grâce à un beau petit bazar de tuyaux que j’ai installé. Les tomates que j’avais installées le long du grillage ont bien profité et sont maintenant énormes, plus grandes que celles du potager du bas. Je les ai accroché au grillage au fur et à mesure, mais je n’ai rien taillé, donc ça fait un peu jungle et le passage devant est presque impraticable. Certaines tomates sont déjà formées, mais surtout, il y a plein plein de fleurs partout.

Les deux plants melons que j’avais planté dans la ligne de tomate doivent eux aussi bien apprécié ce coin, car ils sont énormes. Tout en haut, on voit des petites boules qui, je pense, sont des bébés melons. Ce sont des variétés de melon spécialement adaptées pour saisons courtes, alors j’espère qu’on pourra récolter quelque chose. Je suis curieuse de voir comment la plante et le grillage vont supporter le poids des fruits, s’il y en a.

Par terre, les plants de cornichons s’étalent et se remplissent de fleurs eux aussi. J’ai déjà récoltés plusieurs cornichons, mais ils n’arrivent encore qu’au compte-goutte, pas facile d’en faire des bocaux. Je me rends compte que j’aurais dû en planter au moins 4 fois plus pour avoir de quoi faire des bocaux au fur et à mesure. J’aurais aussi dû les palisser parce que ce n’est pas pratique à récolter, là, posé par terre…

Au centre du potager, les patates vont bien. Je n’avais pas respecté les distances de plantation, qui me semblaient énormes, mais peut-être que j’aurais dû parce que les patates forment maintenant une sorte de jungle. Certaines des feuilles se font manger, probablement encore des punaises, il y a pas mal de petits trous, mais cela ne les empêche pas de fleurir. Je ne les ai pas buttées, mais j’ai rajouté une couche de paille épaisse sur la couche (qui était déjà épaisse), ce qui fait que j’ai maintenant une bonne trentaine de centimètres de paillage autour des plants de pomme de terre.

Sous les patates, les blettes que j’avais semées survivent, mais ne grandissent pas vite et surtout, ont des côtes toutes fines. J’imagine que l’ombre des pomme de terre ne leur convient pas. Mais peut-être qu’elles reprendront du poil de la bête en fin de saison, quand les patates seront en fin de vie ? On verra… En attendant, les trois plants de blettes qui ne sont pas à l’ombre ont continué à produire régulièrement, même si elles commencent maintenant à monter à graine et que les punaises, là aussi, font quelques dégâts.

Au fond, 3 pieds de courgettes, jaunes, cette fois. Cette variété a des feuilles bicolores bizarres qu’on dirait qu’elles sont malades même si elles sont saines, mais c’est tellement plus simple de repérer les courgettes jaunes au milieu du vert que je les adore !

Côté échecs, la plupart de mes semis en godets sont morts, eux, sauf ceux que j’ai réussi à repiquer avant qu’ils ne cuisent. J’ai eu beau arroser 2 voire 3 fois par jour, cela n’a pas suffit, je pense qu’il aurait fallu que je les mette à l’ombre. Encore une leçon apprise !

Quand aux salades, impossible de manger une salade du jardin. Celles plantées avant la canicule sont montées à graine avant qu’on puisse les manger et celles repiquées depuis n’ont soit pas bougé d’un iota, soit sont mortes de chaud.

Passons maintenant au potager numéro 3, le potager du haut, qui est construit quasi complètement en mode « fumier sur prairie ».

Les deux choux que j’avais placé ici ont bonne mine et commencent à pommer. Ça me fait regretter de ne pas en avoir planté davantage !

A gauche, les planches de patates se portent bien. Il y a bien quelques trous dans les feuilles, mais impossible de repérer l’auteur de ces trous : il y a bien quelques insectes ici et là, mais aucun n’est accompagné d’une horde de ses semblables.

Les haricots à grains, ici une variété naine, vont bien et commencent à faire des fleurs. Les courges Baby Boo grandissent, doucement mais sûrement, et à côté, les haricots à ramer commencent à partir à l’assaut des piquets que j’ai plantés dans la terre pour leur servir de tuteur. D’ailleurs, c’était bien pénible à faire, j’aurais dû planter d’abord les piquets et ensuite seulement les haricots. J’ai retenu cette leçon aussi !

Un peu partout, comme tu le vois, j’ai semé plusieurs variétés de cagettes… Euh, non, mais c’est vrai qu’à voir le potager, on pourrait croire que je fais la culture de cagettes ! Non, en fait, ce qui s’est passé, c’est qu’aucun des semis de carotte et navet que j’avais fait juste avant ou depuis la canicule n’était sorti. J’ai eu beau les arroser 2 fois par jour, c’était impossible de les garder humides avec la chaleur et le soleil qu’il faisait. Il y a quelques jours, j’ai donc fait de nouveaux semis de carottes, navet et radis noir, et cette fois j’ai utilisé des cagettes pour leur faire de l’ombre. Et ça marche nettement mieux ! D’ailleurs les radis noirs sont déjà sortis…

Enfin, la planche de pomme de terre de droite, elle, n’a pas bien fonctionné du tout. Je pense que mes semences de patate n’étaient pas bonnes car presque aucune n’est sortie.

Alors comme il me restait plein de place, j’ai pu caser une rangée d’aubergines données par une gentille voisine. Je ne sais pas si elles auront le temps de produire, mais on ne sait jamais, si l’arrière-saison est belle, ça peut marcher !

A côté, je compte planter des choux d’hiver, et notamment du chou kale. Il faut juste que je réussisse à trouver d’autres cagettes pour ombrager les semis !

Alors, tu en penses quoi ? Quel potager tu préfères ?
– Potager numéro 1 : le potager du bas ?
– Potager numéro 2 : le potager du poulailler ?
– Potager numéro 3 : le potager du haut ?

Rendez-vous le mois prochain pour la suite ! En attendant, vote pour le potager de ton choix et n’hésite pas à me donner tes conseils jardinage en commentaire ! Je prends tous les conseils !

Ciao !

Lequel de mes potagers fonctionnera le mieux ? [Battle des potagers #1 – juin 2019]

Nouveauté vidéo aujourd’hui : premier épisode de la battle des potagers !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello hello ! Bienvenue dans le premier épisode de cette battle des potagers. Après l’échec cuisant du potager de l’année dernière, j’ai décidé que cette année, il fallait beaucoup semer et beaucoup planter, à plusieurs endroits et de plusieurs manières, histoire de mettre toutes les chances de mon côté. Cette saison, j’ai donc non pas un, non pas deux, mais TROIS potagers différents. Lequel va fonctionner le mieux ? C’est ce qu’on va voir dans cette série !

On commence avec le potager numéro 1 : le « Potager du bas ».

Ici à l’entrée on a une planche de culture que j’ai fait avec un peu de terre et de la paille directement sur de l’herbe. J’y ai mis un plant de physalis, du persil, des rangées de carottes et de betteraves, et un potimarron. Ce n’est pas la planche qui fonctionne le mieux, même si ça pousse quand même un peu.

Là où ça marche le mieux dans ce potager, et tu vas voir, c’est partout pareil, c’est là où j’ai mis du fumier recouvert de terreau ou de terre.

Dans cette planche-ci, j’ai planté des tomates très tôt, avant même la date des dernières gelées. Je m’étais dit que je pouvais essayer quelques-unes, on ne sait jamais. Elles se portent super bien, malgré le froid qu’on a eu ce printemps.

A côté des tomates, on a de la coriandre, qui commence déjà à fleurir, malheureusement, même si je l’ai ratiboisée pour essayer de la ralentir. Ensuite on a un potiron qui a l’air en pleine forme. J’ai semé en dessous une ligne de betteraves. Je ne suis pas sûre que ça va fonctionner, j’ai peur qu’elles soient un peu étouffées par le potiron et tout le reste, mais en tout cas, pour le moment, tous mes graines ont germé.

Entre les deux derniers plants de tomate, j’ai planté des blettes qui se portent bien, elles aussi. D’ailleurs je viens d’en récolter aujourd’hui, c’est pour ça qu’elles paraissent un peu dégarnies. Je vais aller faire une quiche avec tout à l’heure.

J’ai enfoncé des gros piquets dans la terre pour tuteurer les tomates. J’y ai attaché de la ficelle, une extrémité en haut du piquet et l’autre en bas de la plante, et je vais faire monter les tomates sur la ficelle au fur et à mesure.

En face, on a une autre planche de culture faite de la même façon, sauf que je ne l’ai pas paillée sur le dessus pour pouvoir faire des semis plus facilement.

En bout, j’ai planté un autre physalis. L’été dernier, j’avais goûté un fruit de physalis c’est un ami et j’avais trouvé ça juste hyper bon. On verra si j’arrive à en produire ici.

A côté, j’ai semé une rangée de carottes, une autre de betterave, et au milieu, des courgettes, que j’ai semées directement en place aussi. Les carottes ont bien pris, les betteraves un peu moins, il y a pas mal de trous dans la rangée. J’ai essayé de repiquer les plants de betteraves que j’ai arrachés quand j’ai éclairci mon semis mais ça n’a pas fonctionné.

Ensuite, ici, on a une planche de culture qui existait déjà l’année dernière. C’est ici que j’ai jeté la litière des poules tout l’hiver pour essayer d’amender le sol.

Tout début mai, j’y ai planté des choux. J’ai l’impression qu’ils vont bien, j’avoue j’ai jamais fait pousser de choux de ma vie, mais j’ai l’impression qu’ils ont une bonne tête. Il y a aussi quelques petites laitues au milieu, et j’ai aussi semé des graines de tournesol.

A côté, j’avais semé des radis au mois d’avril et on les a déjà tous mangés. A la place, je viens de semer des fleurs, des cosmos. J’ai juste laissé quelques radis pour qu’ils montent à graine. Normalement, ça me fera des graines pour l’année prochaine.

Ici, on a une autre planche faite de fumier posé direct sur l’herbe puis paillé. Là on ne voit pas grand chose parce que je viens de pailler avec de la tonte fraiche, donc c’est vert sur vert. Mais ici on a des petits plants de melon que j’ai fait pousser dans des godets et que j’ai repiqués ce matin, et à côté, il y a un cornichon.

Et ensuite, on a des tomates, du persil et des potimarrons que j’avais plantés fin mai, et d’autres plants de tomates que j’ai repiqués ce matin. Là, à nouveau, j’ai enfoncé des piquets au milieu de la planche pour qu’on puisse ensuite attacher les tomates. J’ai planté des tomates des deux côtés, et je prévois d’utiliser chaque piquet pour 2 plants de tomate à chaque fois. On ne voit pas bien parce que c’est vert sur vert, mais là on a un petit plant de tomate, et là encore, un autre petit plant de tomate. Ici ce sont des variétés très précoces venues de Russie qui sont censées grandir et fructifier très rapidement, on verra si elles arrivent à rattraper ou même à doubler celles que j’ai planté dans le potager du poulailler, qui sont des variétés plus classiques.

Juste à côté, on a une planche de culture dédiée aux hélianthis. L’année dernière, j’avais planté 5 rhizomes et j’avais récolté énormément d’hélianthi. J’en ai replanté une bonne partie ici dans cette planche de culture et ils sont tous bien sortis, ça devrait me faire un paquet de rhizomes à récolter et à manger cette année. J’avoue que cette planche de culture est ma préférée, en ce moment. Elle fait bien plaisir à voir, surtout que comme les hélianthis, c’est grand et en hauteur, ça me donne l’impression que enfin, ça y est, y a quelque chose qui marche ! D’ici quelques mois, ça devrait faire des jolies fleurs jaunes un peu comme les tournesols, ça va être sympa.

Maintenant on va se diriger au fond. Sur cette planche de culture, l’année dernière, rien de ce que j’avais planté n’avait fonctionné. Du coup, cet hiver, j’ai aéré la terre à la fourche-bêche, enlevé tous les cailloux et paillé avec de la paille en espérant que ça permette d’améliorer la terre mais c’est pas folichon folichon.

J’ai planté des oignons. Ils sont bien sortis, mais ils n’ont pas l’air très gros non plus. Et puis là j’ai un rang de poireaux. En fait, ici j’ai mis tout ce qui n’aime pas le sol fraichement fumé. J’ai planté quelques tomates, ici, mais elles ont l’air d’avoir trop trop du mal à pousser, elles font un peu pitié comparées aux autres.

Et c’est ici que j’ai planté des artichauts, ce qui était une erreur parce que j’ai lu depuis que les artichauts aiment les sols bien amendés. J’en ai planté trois, un ici, un là et encore un ici. Normalement ça devient très gros mais là ils ont vraiment du mal à pousser. A l’automne je leur mettrai du fumier, ou alors j’en replanterai ailleurs, je sais pas, parce que là c’est pas terrible terrible.

En face, on a la planche de culture qui a fonctionné le mieux l’année dernière. On avait récolté quelques tomates dessus, les rares que les poules n’avaient pas mangées, et aussi quelques patates. D’ailleurs j’ai visiblement oublié quelques patates au moment de la récolte, parce que j’en vois qui sont montées ici.

Cette année, j’ai replanté des petits pois, l’année dernière, ça avait bien marché, mais cette année c’est pas terrible. Il y a eu des fleurs et il y a des gousses, donc on dirait ça pourrait arriver, mais bon, on est déjà mi-juin et on a pas encore mangé un seul petit pois…

Derrière les pois, j’ai planté des topinambours, qui sont des plantes plus ou moins vivaces, c’est à dire qu’on peut les laisser au même endroit tout le temps. C’est ce que je compte faire. Et entre les deux, il me reste de la place pour planter autre chose, ce que je vais faire très bientôt.

Et derrière tout au fond de ce potager, là-bas, on a les planches de fraises. Alors, encore une fois, on est mi-juin, et on a pas encore mangé une seule fraise, MAIS, on a plein de promesses de fraises, donc c’est déjà pas mal. Celles-ci, je l’ai ai paillées avec de la tonte très tôt dans la saison et je pense que ça leur a vraiment fait du bien parce qu’il y a plein de fleurs et de fruits qui s’annoncent.

Ici aussi, il y a des patates que j’avais oubliées, et que je vais arracher avant qu’elles se mettent à faire des tubercules vu que je ne pourrai pas les récolter là au milieu sans déranger les fraisiers.

Sur la deuxième planche, on a eu moins de fleurs, mais il y a déjà certains fruits qui sont presque mûrs. Je pense que c’est dû en partie à la variété parce que ce ne sont pas les mêmes variétés partout. Mais il a probablement pas que ça, parce que certains pieds sont vraiment tous petits.

A côté, on a une sorte de jungle de framboises sauvages qui essaient de coloniser un peu partout. Je retrouve régulièrement des pieds de framboisiers au milieu des fraisiers.

Voilà donc ça c’est le potager numéro 1, le « potager du bas ». A terme, c’est le potager qui est destiné à accueillir uniquement des plantes vivaces. C’est assez loin de la maison et l’idée c’est qu’il soit facile à entretenir.

Passons au potager numéro 2, le « potager du poulailler ». On est derrière la maison. On a le poulailler derrière, et devant, mon nouveau potager. Il est tout nouveau. Avant, tout ça était inclus dans l’enclos des poules, mais comme c’est là qu’on a jeté nos déchets de cuisine toute l’année, les poules avaient tout désherbé et aussi amendé la terre avec leurs fientes.

J’ai installé une clôture autour, c’est le seul des potagers qui est clos, d’ailleurs. Pour faire la porte, j’ai juste posé une palette fait des sortes de gonds avec de la ficelle. Ça marche très bien. On a aussi un petit grillage qui paie pas de mine mais qui fait le job : il résiste aux orages et il fait en sorte que ma chienne ne puisse pas entrer ici.

Ici j’ai fait différemment parce que je n’avais pas beaucoup de place et je n’avais pas envie de gaspiller de l’espace. Donc j’ai fait des rangées hyper serrées et comme j’ai beaucoup semé, j’ai encore assez peu paillé. Ça ressemble un peu plus à un potager traditionnel.

Ici j’ai planté plein plein de tomates. Certaines m’ont été offertes par un voisin qui a une serre, d’autres j’ai fait pousser moi-même dans mon garage avec des lampes, et d’autres encore que j’ai achetées à une pépiniériste. Ces tomates ont été plantées début juin, donc c’est normal qu’elles soient plus petites que celles du potager du bas, mais je pense qu’elles ont quand même souffert du temps froid qu’on a eu depuis début juin.

L’idée, c’est de les palisser le long du grillage par la suite. Entre chaque plant de tomate, j’ai semé ou planté des herbes aromatiques comme du basilic. Ici on voit du basilic rouge qui commence à sortir.

J’ai semé une rangée de radis qui sera prête très bientôt, et une rangée de petites laitues que je vais pouvoir repiquer ensuite ailleurs.

Ce qui est marrant, c’est que comme ici c’était notre compost, et qu’on mange pas mal de courges, il y a plein de plants de courges qui sont sortis. Des volontaires. Je ne sais pas encore trop si je dois les laisser, si ça peut donner des courges comestibles ou non, faut encore que je me renseigne. Quoi qu’il en soit je ne pourrai probablement pas tous les garder, parce qu’il y en a vraiment énormément, j’ai du mal à ne pas marcher dessus.

J’ai aussi planté des concombres, des laitues, des blettes, et puis plein de patates, qui sont en train de commencer à sortir, on les voit ici.

C’est rigolo, parce que j’ai paillé tout de suite après avoir enfoui les patates, et maintenant ça fait des petites bosses et quand on soulève on voit que c’est prêt à sortir. Là on en voit une qui est en train de sortir de sous le paillage.

Et enfin, sur le côté de ce potager, c’est là où j’ai ma petite pépinière. J’ai planté plein plein de choses, notamment encore des concombres, des tomates, je me suis dit que si certaines ne prenaient pas, je pourraient les remplacer. J’ai des pépins de pomme que j’avais semé, des boutures de romarin, de lavande, de thym, etc.

Passons maintenant au potager numéro 3, le « potager du haut ». Celui-ci est situé en hauteur par rapport à la maison. C’est ici qu’on avait demandé à l’agriculteur qui nous avait livré le fumier de le poser.

Au départ, j’avais fait des buttes avec le fumier, comme j’ai fait dans le potager du bas.

Mais une fois que j’avais pris tout le fumier qu’il me fallait pour le potager du bas, j’ai eu envie de tenter une troisième façon de faire. Je me suis mise à étaler le fumier en grandes planches, puis à le recouvrir de lignes de terreau pour pouvoir semer des graines. J’ai juste mis de la paille entre les rangées pour que je puisse marcher sans m’enfoncer dans le fumier, mais j’ai laissé tout le reste à découvert.

Ici, j’avais planté des choux, mi-mai, qui ont l’air de bien se porter, et récemment, j’ai semé des fleurs, des gaillardes, et des concombres.

Ici j’avais planté des patates début mai, et comme elles n’étaient toujours pas sorties début juin, j’ai semé aussi des carottes en me disant que c’était rapé pour les patates. Sauf que maintenant je vois les patates qui commencent enfin à sortir. Du coup je ne sais pas comment ça va se passer avec mes carottes, peut-être que ça peut cohabiter, on verra.

Là j’ai semé des haricots, on les voit d’ailleurs qui sont en train de germer, et juste à côté, des betteraves. A côté, on a aussi des patates qui sont en train de sortir, mais même chose, j’avais déjà semé des carottes et des courges.

Au milieu des deux grandes planches de culture sur fumier, on a un mûrier qu’on a planté cet hiver et qui va bien.

Et de l’autre côté, sur la grande planche, j’ai semé des courges avec des carottes, des haricots et des navets, et des haricots avec des tournesols et des melons. Et sur le reste, sous la paille, j’ai planté 5 ou 6 rangées de pommes de terre.

Alors, tu en penses quoi ? Quel potager semble le mieux parti ?
– Potager numéro 1 : le potager du bas ?
– Potager numéro 2 : le potager du poulailler ?
– Potager numéro 3 : le potager du haut ?

Rendez-vous le mois prochain pour la suite ! En attendant, vote pour le potager de ton choix et n’hésite pas à me donner tes conseils jardinage en commentaire !

Ciao !

Quoi de neuf à la ferme en mai 2019 ?

En mai, on a passé notre temps à tondre, débroussailler et élaguer, mais on a aussi eu le temps d’accueillir des nouveaux chatons, d’intégrer de nouvelles poules, de créer des nouvelles planches de culture et surtout, de raccorder notre maison à l’eau !


Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en mai » !

Ce mois-ci a été particulièrement riche en événements !

Côté météo, on a eu un temps qui rappelaient plutôt le mois de novembre que le début de l’été, avec un froid humide permanent, beaucoup de vent et des températures qui ne dépassaient pas les 5 degrés au réveil.

L’herbe a énormément profité de cet abondance de soleil et des pluie, et j’ai passé beaucoup de temps à tondre pour éviter les chemins et les zones de passage se transforment en jungle. A chaque fois, j’ai utilisé l’herbe coupée pour pailler les zones de culture et garder sous contrôle les « mauvaises herbes » autour des arbres et arbustes fruitiers. L’herbe coupée se décomposant plus rapidement que la paille, ça permettra aussi d’améliorer la terre plus vite à ces endroits-là.

J’ai récolté quelques brassées de pissenlits et de primevères, que j’ai fait sécher pour pouvoir confectionner des huiles infusées le mois prochain ou utiliser dans des tisanes.

Sinon, nous avons reçu un courrier des services de lutte contre les incendies nous demandant d’élaguer et de débroussailler sur 50 mètres autour de la maison… avant le 26 juin prochain. Nous avons déjà beaucoup débroussaillé depuis notre arrivée, mais on est loin, loin, loin des 50 mètres ! 

Nous nous sommes donc attelés à la tâche, avec tous les différents outils que nous avons à notre disposition. Un coup de petit tronçonneuse ici, un coup de grosse tronçonneuse là, un coup de débroussailleuse ici, un coup de tracteur là. Un arbre tombé par ci, un arbre tombé par là, un buisson zigouillé par ci, un buisson zigouillé par là. On a bien avancé, mais nous n’avons pas du tout terminé ! Mais bon, il faut bien laisser du boulot pour le mois prochain. Même s’il faudra aussi gérer les montagnes de branchages qui s’accumulent un peu partout. Bref, on a du pain sur la planche pour juin !

Mais au moins, tout ça devrait nous faire suffisamment de bois de chauffe pour dans 2 ans. Pour l’hiver qui arrive, en revanche, nous avons encore une fois acheté le bois qu’il nous faudra pour chauffer la maison. L’autonomie en matière de bois de chauffe, ce n’est pas encore pour tout de suite !

Au potager, j’ai continué à créer des planches de culture. Sur le plant, je me contente d’étaler du fumier, puis de pailler. Dans la pente, en revanche, je plante des piquets, je pose des troncs en travers de la pente, et alors seulement j’étale du fumier et je paille. Pour mettre toutes les chances de mon côté cette année, j’ai décidé de créer des planches de culture à plusieurs endroits sur le terrain, pour voir où ça pousse le mieux et décider de l’emplacement du potager définitif en fin de saison. 

Nous avons récolté et mangé nos premiers radis de l’année. Sans surprise, la production du potager 2019 s’annonce nettement meilleure maintenant que les poules ne viennent plus tout dézinguer dès que j’ai le dos tourné ! J’ai semé plein de légumes différents, puis attendu la fin du mois pour planter courges et tomates. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre et à récolter ! (Enfin j’espère !)

Notre chatte, qui trainait un ventre de plus en plus gros chaque jour, a fini par mettre bas au fond d’un placard, dans un bac rempli de vieille couvertures en laine. Une portée de minuscules chatons qui font le bonheur des enfants tellement ils sont mignons.

Côté animaux, nous avons également accueilli 4 poules supplémentaires. Cette fois, je les ai enfermées dans l’ancien petit poulailler pour les séparer des doyennes déjà en place pendant quelques jours. Elles ont ainsi pu faire connaissance à travers le grillage et l’intégration s’est faite en douceur. Et notre petit cheptel devrait bientôt s’agrandir encore puisqu’une de nos poules s’est mise à couver depuis quelques jours.

Sébastien a profité d’un peu de temps libre pour modifier le nouveau poulailler : il a agrandi l’intérieur, amélioré l’accès humain pour le nettoyage et intégré un pondoir dédié et facile d’accès, ce qui nous permet désormais d’avoir des oeufs toujours parfaitement propres. Il est désormais beaucoup plus pratique !

De mon côté, j’ai remarqué qu’à l’intérieur de l’enclos des poules, là où on jette nos restes alimentaires depuis plus d’un an, la terre était à la fois dénudée, meuble et riche. J’ai donc déplacé le filet à poules pour exclure les poules de cet espace et créé un autre petite parcelle de potager. Je l’ai entourée dès le début d’un petit enclos, pour en exclure également le chien, qui a la fâcheuse habitude de venir s’allonger sur ou à côté de mes cultures… et parfois même d’y faire ses besoins. Au final, j’ai donc non seulement un nouveau potager tout prêt, mais également un endroit juste à côté de la maison où je peux planter des salades sans craindre qu’elles soient souillées.

Mais la plus grosse nouvelle pour nous ce mois-ci, c’est qu’on a enfin de l’eau !!! Il y a quelques temps, nous avions trouvé une source, assez loin de la maison. Nous avons donc passé beaucoup de temps à dérouler des centaines de mètres de tuyau au milieu de la forêt pour l’acheminer jusqu’à chez nous. Avec un débit d’environ 4 litres par minute, elle devrait répondre à tous nos besoins en matière d’eau, ce qui est totalement inespéré !

Il nous reste à mettre en place les installations pour gérer toute cette eau qui arrive (parce que oui, maintenant on a quelques problèmes liés à « trop d’eau », un problème de riche s’il en est !), mais en attendant, déjà, on a de l’eau à profusion. Et ça, c’est juste génial !

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo !

Ciao !

Nouveaux chatons

Notre chatte a mis bas hier !

Elle a choisi un bac rempli de vieilles couvertures que je rechignais à donner, caché au fond d’un placard, pour faire son nid. On l’a vue arriver le matin, libérée de l’énorme ventre qu’elle traînait depuis quelques semaines. On est parti à la chasse au trésor mais il nous a fallu un bon bout de temps avant de trouver la portée !!

On va garder une des chatonnes (qu’on choisira dès que YouTube m’aura expliqué comment distinguer le sexe d’un chaton !) et on stérilisera mère et fille pour éviter une prochaine portée.

Mais en attendant, il me reste quelques chatons à donner. Ça t’intéresse ?

Quoi de neuf à la ferme en mars-avril 2019

En mars et avril, on a terminé de planter nos arbres, vu le printemps et son explosion de fleurs arriver, trogné un châtaignier, brouetté du fumier, rempli des coffrages, fait des boutures, greffé des arbres et plein d’autres choses encore !

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en mars et avril » !

En mars, on a eu un temps de saison au niveau températures, mais toujours pas très humide. On a même dû aller chercher de l’eau pour remplir notre réserve, comme on avait fait l’été dernier en pleine canicule.

Les magnifiques fleurs jaunes du gros forsythia ont annoncé l’arrivée officielle du printemps pendant qu’un peu partout, les arbres que j’ai planté cet hiver [décembre 2018] commençaient à se réveiller. C’était un vrai plaisir de voir poindre des feuilles sur ce qui jusque là ressemblait plus à des bâtons de bois mort qu’à des arbres !

On s’est attelés à la plantation des quelques derniers arbres qui restaient et qu’on avait pas pu planter avant à cause du mauvais temps, du gel ou de la neige. J’ai aussi planté des buissons de pivoines et des griffes d’asperges, encore des plantes vivaces qui devraient produire chaque année sans qu’on n’ait rien à faire. (Mon genre de plante préférée !)

Je me suis également occupée de ce châtaignier qui commençait à menacer les fils électriques et de téléphone au-dessus. L’année dernière, quelqu’un de chez Orange nous a expliqué que notre maison était trop isolée pour qu’il puisse obtenir l’autorisation de la recabler en cas de problème. Alors comme Sébastien dépend d’Internet, et donc de ce cable, pour travailler, on a tendance à le chouchouter ! Plutôt que de supprimer totalement cet arbre, j’ai choisi de le trogner, ce qui devrait nous permettre de le garder à une hauteur raisonnable et de récolter de quoi fabriquer des piquets bien droits au cours des prochaines années. Opération deux en un.

Sinon un voisin est venu nous livrer une benne entière de fumier, que je lui ai demandé de placer le plus haut possible sur notre terrain, de façon à ce que le fumier soit plus facile à déplacer ensuite. Quand on a une brouette remplie de caca de vache, c’est toujours plus facile de descendre que de monter ! En passant, c’était la révélation fermière du mois : le fumier, en fait, c’est super lourd ! Je m’attendais à ce que ça sente très mauvais, ce qui à l’usage n’est pas vraiment le cas : l’odeur est très discrète. En revanche, j’ai été vraiment surprise par le poids des brouettes à transporter ! Hyper physique !

Avec, j’ai pu remplir le coffrage que j’avais créé le mois dernier [février 2019] : une couche de bois broyé, une couche de fumier, une couche de paille. Tout ça va se décomposer petit à petit au cours des prochains mois et je devrais avoir une couche plus épaisse de bonne terre dans laquelle planter de nouvelles plantes vivaces à l’automne prochain.

Enfin, j’ai fait des boutures à l’étouffée de géraniums et de plusieurs autres plantes d’intérieur ramenées de nos vacances, ainsi que des boutures des quelques groseilles et cassis qui ont assez grandit l’été dernier pour pouvoir être un peu taillés. Des plantes et arbustes gratuits, c’est toujours bon à prendre !

En avril, on a eu une explosion de fleurs. Ça a commencé par les tulipes, que j’avais plantées un peu partout autour des arbres à l’automne dernier. Ensuite il y a eu les fleurs de merisier, puis de pommier et de poirier, qui ont illuminé la montagne autour de nous, avant d’enchaîner enfin sur le lilas qui va nous fleurir une bonne partie du mois de mai.

Je me suis essayée à la greffe sur certains des arbres sauvages du terrain. Je n’y crois qu’à moitié, parce que c’était un peu tard pour greffer et les greffons que j’avais récupérés n’étaient pas en super état, mais qui ne tente rien n’a rien, comme dirait l’autre. Et au pire, si aucune des 15 greffes que j’ai faites ne prend, je n’aurais perdu que quelques minutes de mon temps et quelques euros de mastic, et je me serai entraînée un peu pour l’année prochaine.

Au potager, j’ai passé mon temps à créer des planches de culture en faisant des lasagnes de paille et de fumier : une couche de paille, une couche de fumier, puis un peu de terreau et re-paille sur l’ensemble. J’ai utilisé du terreau du commerce pour créer une surface plane, et pour ne pas que les graines plantées soient en contact direct avec le fumier, qui n’est pas encore complètement composté. Normalement ça devrait être le cas d’ici fin mai quand j’y planterai tomates, poivrons et autres, mais comme je n’ai pas pu m’empêcher de tester dès maintenant avec des radis et des épinards, j’ai préféré rajouter du terreau.

A l’occasion, j’ai pu constater que les tas de broussailles qui, certes, font un peu bordélique, ici et là, hébergent un tas de petites bestioles bien utiles au potager. Comme celle-ci, un lézard vert avec une tête bleue presque fluo impressionnante, ou celle-là, une salamandre tachetée jaune et noire qui, paraît-il, mange plein plein de limaces.

Quand aux poules, elles s’évadent encore de temps en temps de leur enclos, mais comme c’est plus rare, elles vont nettement moins loin et ne m’ont pas fait de dégâts dans le potager. Pourvu que ça dure !

Voilà les news pour le moment. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo ! Ciao !

Un temps de chien ou plutôt, de chatte… enceinte

Il pleut des cordes depuis quelques jours (enfin !!) alors on fait des jeux de société, on écoute Harry Potter en audiobook, on fait des dessins, on joue à la poupée… Repos forcé, le potager attendra quelques jours !

Pendant ce temps-là, la chatte passe son temps à dormir.

Elle attend des chatons pour dans pas longtemps je pense. Il y a des signes qui ne trompent pas : des tétines gonflées, un ventre qui a triplé de volume et surtout, le dynamisme d’un ado quand tu viens de lui annoncer qu’il doit vider les toilettes sèches. 

En passant, ça me rappelle des souvenirs, ce manque d’énergie ! Les grossesses félines ressemblent étrangement aux grossesses humaines, on dirait…

Et puis bon, forcément, quand il pleut des cordes et que la température baisse au cours de la nuit, on se réveille avec un joli manteau de neige ! (Pas prévu par la météo, sinon c’est pas drôle…)

Ça ne serait pas un printemps ardéchois sans une petite neige tardive imprévue !

Espérons que les fleurs de pommier sauront résister… 🙄