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Lequel de mes potagers fonctionnera le mieux ? [Battle des potagers #1 – juin 2019]

Nouveauté vidéo aujourd’hui : premier épisode de la battle des potagers !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello hello ! Bienvenue dans le premier épisode de cette battle des potagers. Après l’échec cuisant du potager de l’année dernière, j’ai décidé que cette année, il fallait beaucoup semer et beaucoup planter, à plusieurs endroits et de plusieurs manières, histoire de mettre toutes les chances de mon côté. Cette saison, j’ai donc non pas un, non pas deux, mais TROIS potagers différents. Lequel va fonctionner le mieux ? C’est ce qu’on va voir dans cette série !

On commence avec le potager numéro 1 : le « Potager du bas ».

Ici à l’entrée on a une planche de culture que j’ai fait avec un peu de terre et de la paille directement sur de l’herbe. J’y ai mis un plant de physalis, du persil, des rangées de carottes et de betteraves, et un potimarron. Ce n’est pas la planche qui fonctionne le mieux, même si ça pousse quand même un peu.

Là où ça marche le mieux dans ce potager, et tu vas voir, c’est partout pareil, c’est là où j’ai mis du fumier recouvert de terreau ou de terre.

Dans cette planche-ci, j’ai planté des tomates très tôt, avant même la date des dernières gelées. Je m’étais dit que je pouvais essayer quelques-unes, on ne sait jamais. Elles se portent super bien, malgré le froid qu’on a eu ce printemps.

A côté des tomates, on a de la coriandre, qui commence déjà à fleurir, malheureusement, même si je l’ai ratiboisée pour essayer de la ralentir. Ensuite on a un potiron qui a l’air en pleine forme. J’ai semé en dessous une ligne de betteraves. Je ne suis pas sûre que ça va fonctionner, j’ai peur qu’elles soient un peu étouffées par le potiron et tout le reste, mais en tout cas, pour le moment, tous mes graines ont germé.

Entre les deux derniers plants de tomate, j’ai planté des blettes qui se portent bien, elles aussi. D’ailleurs je viens d’en récolter aujourd’hui, c’est pour ça qu’elles paraissent un peu dégarnies. Je vais aller faire une quiche avec tout à l’heure.

J’ai enfoncé des gros piquets dans la terre pour tuteurer les tomates. J’y ai attaché de la ficelle, une extrémité en haut du piquet et l’autre en bas de la plante, et je vais faire monter les tomates sur la ficelle au fur et à mesure.

En face, on a une autre planche de culture faite de la même façon, sauf que je ne l’ai pas paillée sur le dessus pour pouvoir faire des semis plus facilement.

En bout, j’ai planté un autre physalis. L’été dernier, j’avais goûté un fruit de physalis c’est un ami et j’avais trouvé ça juste hyper bon. On verra si j’arrive à en produire ici.

A côté, j’ai semé une rangée de carottes, une autre de betterave, et au milieu, des courgettes, que j’ai semées directement en place aussi. Les carottes ont bien pris, les betteraves un peu moins, il y a pas mal de trous dans la rangée. J’ai essayé de repiquer les plants de betteraves que j’ai arrachés quand j’ai éclairci mon semis mais ça n’a pas fonctionné.

Ensuite, ici, on a une planche de culture qui existait déjà l’année dernière. C’est ici que j’ai jeté la litière des poules tout l’hiver pour essayer d’amender le sol.

Tout début mai, j’y ai planté des choux. J’ai l’impression qu’ils vont bien, j’avoue j’ai jamais fait pousser de choux de ma vie, mais j’ai l’impression qu’ils ont une bonne tête. Il y a aussi quelques petites laitues au milieu, et j’ai aussi semé des graines de tournesol.

A côté, j’avais semé des radis au mois d’avril et on les a déjà tous mangés. A la place, je viens de semer des fleurs, des cosmos. J’ai juste laissé quelques radis pour qu’ils montent à graine. Normalement, ça me fera des graines pour l’année prochaine.

Ici, on a une autre planche faite de fumier posé direct sur l’herbe puis paillé. Là on ne voit pas grand chose parce que je viens de pailler avec de la tonte fraiche, donc c’est vert sur vert. Mais ici on a des petits plants de melon que j’ai fait pousser dans des godets et que j’ai repiqués ce matin, et à côté, il y a un cornichon.

Et ensuite, on a des tomates, du persil et des potimarrons que j’avais plantés fin mai, et d’autres plants de tomates que j’ai repiqués ce matin. Là, à nouveau, j’ai enfoncé des piquets au milieu de la planche pour qu’on puisse ensuite attacher les tomates. J’ai planté des tomates des deux côtés, et je prévois d’utiliser chaque piquet pour 2 plants de tomate à chaque fois. On ne voit pas bien parce que c’est vert sur vert, mais là on a un petit plant de tomate, et là encore, un autre petit plant de tomate. Ici ce sont des variétés très précoces venues de Russie qui sont censées grandir et fructifier très rapidement, on verra si elles arrivent à rattraper ou même à doubler celles que j’ai planté dans le potager du poulailler, qui sont des variétés plus classiques.

Juste à côté, on a une planche de culture dédiée aux hélianthis. L’année dernière, j’avais planté 5 rhizomes et j’avais récolté énormément d’hélianthi. J’en ai replanté une bonne partie ici dans cette planche de culture et ils sont tous bien sortis, ça devrait me faire un paquet de rhizomes à récolter et à manger cette année. J’avoue que cette planche de culture est ma préférée, en ce moment. Elle fait bien plaisir à voir, surtout que comme les hélianthis, c’est grand et en hauteur, ça me donne l’impression que enfin, ça y est, y a quelque chose qui marche ! D’ici quelques mois, ça devrait faire des jolies fleurs jaunes un peu comme les tournesols, ça va être sympa.

Maintenant on va se diriger au fond. Sur cette planche de culture, l’année dernière, rien de ce que j’avais planté n’avait fonctionné. Du coup, cet hiver, j’ai aéré la terre à la fourche-bêche, enlevé tous les cailloux et paillé avec de la paille en espérant que ça permette d’améliorer la terre mais c’est pas folichon folichon.

J’ai planté des oignons. Ils sont bien sortis, mais ils n’ont pas l’air très gros non plus. Et puis là j’ai un rang de poireaux. En fait, ici j’ai mis tout ce qui n’aime pas le sol fraichement fumé. J’ai planté quelques tomates, ici, mais elles ont l’air d’avoir trop trop du mal à pousser, elles font un peu pitié comparées aux autres.

Et c’est ici que j’ai planté des artichauts, ce qui était une erreur parce que j’ai lu depuis que les artichauts aiment les sols bien amendés. J’en ai planté trois, un ici, un là et encore un ici. Normalement ça devient très gros mais là ils ont vraiment du mal à pousser. A l’automne je leur mettrai du fumier, ou alors j’en replanterai ailleurs, je sais pas, parce que là c’est pas terrible terrible.

En face, on a la planche de culture qui a fonctionné le mieux l’année dernière. On avait récolté quelques tomates dessus, les rares que les poules n’avaient pas mangées, et aussi quelques patates. D’ailleurs j’ai visiblement oublié quelques patates au moment de la récolte, parce que j’en vois qui sont montées ici.

Cette année, j’ai replanté des petits pois, l’année dernière, ça avait bien marché, mais cette année c’est pas terrible. Il y a eu des fleurs et il y a des gousses, donc on dirait ça pourrait arriver, mais bon, on est déjà mi-juin et on a pas encore mangé un seul petit pois…

Derrière les pois, j’ai planté des topinambours, qui sont des plantes plus ou moins vivaces, c’est à dire qu’on peut les laisser au même endroit tout le temps. C’est ce que je compte faire. Et entre les deux, il me reste de la place pour planter autre chose, ce que je vais faire très bientôt.

Et derrière tout au fond de ce potager, là-bas, on a les planches de fraises. Alors, encore une fois, on est mi-juin, et on a pas encore mangé une seule fraise, MAIS, on a plein de promesses de fraises, donc c’est déjà pas mal. Celles-ci, je l’ai ai paillées avec de la tonte très tôt dans la saison et je pense que ça leur a vraiment fait du bien parce qu’il y a plein de fleurs et de fruits qui s’annoncent.

Ici aussi, il y a des patates que j’avais oubliées, et que je vais arracher avant qu’elles se mettent à faire des tubercules vu que je ne pourrai pas les récolter là au milieu sans déranger les fraisiers.

Sur la deuxième planche, on a eu moins de fleurs, mais il y a déjà certains fruits qui sont presque mûrs. Je pense que c’est dû en partie à la variété parce que ce ne sont pas les mêmes variétés partout. Mais il a probablement pas que ça, parce que certains pieds sont vraiment tous petits.

A côté, on a une sorte de jungle de framboises sauvages qui essaient de coloniser un peu partout. Je retrouve régulièrement des pieds de framboisiers au milieu des fraisiers.

Voilà donc ça c’est le potager numéro 1, le « potager du bas ». A terme, c’est le potager qui est destiné à accueillir uniquement des plantes vivaces. C’est assez loin de la maison et l’idée c’est qu’il soit facile à entretenir.

Passons au potager numéro 2, le « potager du poulailler ». On est derrière la maison. On a le poulailler derrière, et devant, mon nouveau potager. Il est tout nouveau. Avant, tout ça était inclus dans l’enclos des poules, mais comme c’est là qu’on a jeté nos déchets de cuisine toute l’année, les poules avaient tout désherbé et aussi amendé la terre avec leurs fientes.

J’ai installé une clôture autour, c’est le seul des potagers qui est clos, d’ailleurs. Pour faire la porte, j’ai juste posé une palette fait des sortes de gonds avec de la ficelle. Ça marche très bien. On a aussi un petit grillage qui paie pas de mine mais qui fait le job : il résiste aux orages et il fait en sorte que ma chienne ne puisse pas entrer ici.

Ici j’ai fait différemment parce que je n’avais pas beaucoup de place et je n’avais pas envie de gaspiller de l’espace. Donc j’ai fait des rangées hyper serrées et comme j’ai beaucoup semé, j’ai encore assez peu paillé. Ça ressemble un peu plus à un potager traditionnel.

Ici j’ai planté plein plein de tomates. Certaines m’ont été offertes par un voisin qui a une serre, d’autres j’ai fait pousser moi-même dans mon garage avec des lampes, et d’autres encore que j’ai achetées à une pépiniériste. Ces tomates ont été plantées début juin, donc c’est normal qu’elles soient plus petites que celles du potager du bas, mais je pense qu’elles ont quand même souffert du temps froid qu’on a eu depuis début juin.

L’idée, c’est de les palisser le long du grillage par la suite. Entre chaque plant de tomate, j’ai semé ou planté des herbes aromatiques comme du basilic. Ici on voit du basilic rouge qui commence à sortir.

J’ai semé une rangée de radis qui sera prête très bientôt, et une rangée de petites laitues que je vais pouvoir repiquer ensuite ailleurs.

Ce qui est marrant, c’est que comme ici c’était notre compost, et qu’on mange pas mal de courges, il y a plein de plants de courges qui sont sortis. Des volontaires. Je ne sais pas encore trop si je dois les laisser, si ça peut donner des courges comestibles ou non, faut encore que je me renseigne. Quoi qu’il en soit je ne pourrai probablement pas tous les garder, parce qu’il y en a vraiment énormément, j’ai du mal à ne pas marcher dessus.

J’ai aussi planté des concombres, des laitues, des blettes, et puis plein de patates, qui sont en train de commencer à sortir, on les voit ici.

C’est rigolo, parce que j’ai paillé tout de suite après avoir enfoui les patates, et maintenant ça fait des petites bosses et quand on soulève on voit que c’est prêt à sortir. Là on en voit une qui est en train de sortir de sous le paillage.

Et enfin, sur le côté de ce potager, c’est là où j’ai ma petite pépinière. J’ai planté plein plein de choses, notamment encore des concombres, des tomates, je me suis dit que si certaines ne prenaient pas, je pourraient les remplacer. J’ai des pépins de pomme que j’avais semé, des boutures de romarin, de lavande, de thym, etc.

Passons maintenant au potager numéro 3, le « potager du haut ». Celui-ci est situé en hauteur par rapport à la maison. C’est ici qu’on avait demandé à l’agriculteur qui nous avait livré le fumier de le poser.

Au départ, j’avais fait des buttes avec le fumier, comme j’ai fait dans le potager du bas.

Mais une fois que j’avais pris tout le fumier qu’il me fallait pour le potager du bas, j’ai eu envie de tenter une troisième façon de faire. Je me suis mise à étaler le fumier en grandes planches, puis à le recouvrir de lignes de terreau pour pouvoir semer des graines. J’ai juste mis de la paille entre les rangées pour que je puisse marcher sans m’enfoncer dans le fumier, mais j’ai laissé tout le reste à découvert.

Ici, j’avais planté des choux, mi-mai, qui ont l’air de bien se porter, et récemment, j’ai semé des fleurs, des gaillardes, et des concombres.

Ici j’avais planté des patates début mai, et comme elles n’étaient toujours pas sorties début juin, j’ai semé aussi des carottes en me disant que c’était rapé pour les patates. Sauf que maintenant je vois les patates qui commencent enfin à sortir. Du coup je ne sais pas comment ça va se passer avec mes carottes, peut-être que ça peut cohabiter, on verra.

Là j’ai semé des haricots, on les voit d’ailleurs qui sont en train de germer, et juste à côté, des betteraves. A côté, on a aussi des patates qui sont en train de sortir, mais même chose, j’avais déjà semé des carottes et des courges.

Au milieu des deux grandes planches de culture sur fumier, on a un mûrier qu’on a planté cet hiver et qui va bien.

Et de l’autre côté, sur la grande planche, j’ai semé des courges avec des carottes, des haricots et des navets, et des haricots avec des tournesols et des melons. Et sur le reste, sous la paille, j’ai planté 5 ou 6 rangées de pommes de terre.

Alors, tu en penses quoi ? Quel potager semble le mieux parti ?
– Potager numéro 1 : le potager du bas ?
– Potager numéro 2 : le potager du poulailler ?
– Potager numéro 3 : le potager du haut ?

Rendez-vous le mois prochain pour la suite ! En attendant, vote pour le potager de ton choix et n’hésite pas à me donner tes conseils jardinage en commentaire !

Ciao !

Quoi de neuf à la ferme en mai 2019 ?

En mai, on a passé notre temps à tondre, débroussailler et élaguer, mais on a aussi eu le temps d’accueillir des nouveaux chatons, d’intégrer de nouvelles poules, de créer des nouvelles planches de culture et surtout, de raccorder notre maison à l’eau !


Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en mai » !

Ce mois-ci a été particulièrement riche en événements !

Côté météo, on a eu un temps qui rappelaient plutôt le mois de novembre que le début de l’été, avec un froid humide permanent, beaucoup de vent et des températures qui ne dépassaient pas les 5 degrés au réveil.

L’herbe a énormément profité de cet abondance de soleil et des pluie, et j’ai passé beaucoup de temps à tondre pour éviter les chemins et les zones de passage se transforment en jungle. A chaque fois, j’ai utilisé l’herbe coupée pour pailler les zones de culture et garder sous contrôle les « mauvaises herbes » autour des arbres et arbustes fruitiers. L’herbe coupée se décomposant plus rapidement que la paille, ça permettra aussi d’améliorer la terre plus vite à ces endroits-là.

J’ai récolté quelques brassées de pissenlits et de primevères, que j’ai fait sécher pour pouvoir confectionner des huiles infusées le mois prochain ou utiliser dans des tisanes.

Sinon, nous avons reçu un courrier des services de lutte contre les incendies nous demandant d’élaguer et de débroussailler sur 50 mètres autour de la maison… avant le 26 juin prochain. Nous avons déjà beaucoup débroussaillé depuis notre arrivée, mais on est loin, loin, loin des 50 mètres ! 

Nous nous sommes donc attelés à la tâche, avec tous les différents outils que nous avons à notre disposition. Un coup de petit tronçonneuse ici, un coup de grosse tronçonneuse là, un coup de débroussailleuse ici, un coup de tracteur là. Un arbre tombé par ci, un arbre tombé par là, un buisson zigouillé par ci, un buisson zigouillé par là. On a bien avancé, mais nous n’avons pas du tout terminé ! Mais bon, il faut bien laisser du boulot pour le mois prochain. Même s’il faudra aussi gérer les montagnes de branchages qui s’accumulent un peu partout. Bref, on a du pain sur la planche pour juin !

Mais au moins, tout ça devrait nous faire suffisamment de bois de chauffe pour dans 2 ans. Pour l’hiver qui arrive, en revanche, nous avons encore une fois acheté le bois qu’il nous faudra pour chauffer la maison. L’autonomie en matière de bois de chauffe, ce n’est pas encore pour tout de suite !

Au potager, j’ai continué à créer des planches de culture. Sur le plant, je me contente d’étaler du fumier, puis de pailler. Dans la pente, en revanche, je plante des piquets, je pose des troncs en travers de la pente, et alors seulement j’étale du fumier et je paille. Pour mettre toutes les chances de mon côté cette année, j’ai décidé de créer des planches de culture à plusieurs endroits sur le terrain, pour voir où ça pousse le mieux et décider de l’emplacement du potager définitif en fin de saison. 

Nous avons récolté et mangé nos premiers radis de l’année. Sans surprise, la production du potager 2019 s’annonce nettement meilleure maintenant que les poules ne viennent plus tout dézinguer dès que j’ai le dos tourné ! J’ai semé plein de légumes différents, puis attendu la fin du mois pour planter courges et tomates. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre et à récolter ! (Enfin j’espère !)

Notre chatte, qui trainait un ventre de plus en plus gros chaque jour, a fini par mettre bas au fond d’un placard, dans un bac rempli de vieille couvertures en laine. Une portée de minuscules chatons qui font le bonheur des enfants tellement ils sont mignons.

Côté animaux, nous avons également accueilli 4 poules supplémentaires. Cette fois, je les ai enfermées dans l’ancien petit poulailler pour les séparer des doyennes déjà en place pendant quelques jours. Elles ont ainsi pu faire connaissance à travers le grillage et l’intégration s’est faite en douceur. Et notre petit cheptel devrait bientôt s’agrandir encore puisqu’une de nos poules s’est mise à couver depuis quelques jours.

Sébastien a profité d’un peu de temps libre pour modifier le nouveau poulailler : il a agrandi l’intérieur, amélioré l’accès humain pour le nettoyage et intégré un pondoir dédié et facile d’accès, ce qui nous permet désormais d’avoir des oeufs toujours parfaitement propres. Il est désormais beaucoup plus pratique !

De mon côté, j’ai remarqué qu’à l’intérieur de l’enclos des poules, là où on jette nos restes alimentaires depuis plus d’un an, la terre était à la fois dénudée, meuble et riche. J’ai donc déplacé le filet à poules pour exclure les poules de cet espace et créé un autre petite parcelle de potager. Je l’ai entourée dès le début d’un petit enclos, pour en exclure également le chien, qui a la fâcheuse habitude de venir s’allonger sur ou à côté de mes cultures… et parfois même d’y faire ses besoins. Au final, j’ai donc non seulement un nouveau potager tout prêt, mais également un endroit juste à côté de la maison où je peux planter des salades sans craindre qu’elles soient souillées.

Mais la plus grosse nouvelle pour nous ce mois-ci, c’est qu’on a enfin de l’eau !!! Il y a quelques temps, nous avions trouvé une source, assez loin de la maison. Nous avons donc passé beaucoup de temps à dérouler des centaines de mètres de tuyau au milieu de la forêt pour l’acheminer jusqu’à chez nous. Avec un débit d’environ 4 litres par minute, elle devrait répondre à tous nos besoins en matière d’eau, ce qui est totalement inespéré !

Il nous reste à mettre en place les installations pour gérer toute cette eau qui arrive (parce que oui, maintenant on a quelques problèmes liés à « trop d’eau », un problème de riche s’il en est !), mais en attendant, déjà, on a de l’eau à profusion. Et ça, c’est juste génial !

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo !

Ciao !

Nouveaux chatons

Notre chatte a mis bas hier !

Elle a choisi un bac rempli de vieilles couvertures que je rechignais à donner, caché au fond d’un placard, pour faire son nid. On l’a vue arriver le matin, libérée de l’énorme ventre qu’elle traînait depuis quelques semaines. On est parti à la chasse au trésor mais il nous a fallu un bon bout de temps avant de trouver la portée !!

On va garder une des chatonnes (qu’on choisira dès que YouTube m’aura expliqué comment distinguer le sexe d’un chaton !) et on stérilisera mère et fille pour éviter une prochaine portée.

Mais en attendant, il me reste quelques chatons à donner. Ça t’intéresse ?

Quoi de neuf à la ferme en mars-avril 2019

En mars et avril, on a terminé de planter nos arbres, vu le printemps et son explosion de fleurs arriver, trogné un châtaignier, brouetté du fumier, rempli des coffrages, fait des boutures, greffé des arbres et plein d’autres choses encore !

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en mars et avril » !

En mars, on a eu un temps de saison au niveau températures, mais toujours pas très humide. On a même dû aller chercher de l’eau pour remplir notre réserve, comme on avait fait l’été dernier en pleine canicule.

Les magnifiques fleurs jaunes du gros forsythia ont annoncé l’arrivée officielle du printemps pendant qu’un peu partout, les arbres que j’ai planté cet hiver [décembre 2018] commençaient à se réveiller. C’était un vrai plaisir de voir poindre des feuilles sur ce qui jusque là ressemblait plus à des bâtons de bois mort qu’à des arbres !

On s’est attelés à la plantation des quelques derniers arbres qui restaient et qu’on avait pas pu planter avant à cause du mauvais temps, du gel ou de la neige. J’ai aussi planté des buissons de pivoines et des griffes d’asperges, encore des plantes vivaces qui devraient produire chaque année sans qu’on n’ait rien à faire. (Mon genre de plante préférée !)

Je me suis également occupée de ce châtaignier qui commençait à menacer les fils électriques et de téléphone au-dessus. L’année dernière, quelqu’un de chez Orange nous a expliqué que notre maison était trop isolée pour qu’il puisse obtenir l’autorisation de la recabler en cas de problème. Alors comme Sébastien dépend d’Internet, et donc de ce cable, pour travailler, on a tendance à le chouchouter ! Plutôt que de supprimer totalement cet arbre, j’ai choisi de le trogner, ce qui devrait nous permettre de le garder à une hauteur raisonnable et de récolter de quoi fabriquer des piquets bien droits au cours des prochaines années. Opération deux en un.

Sinon un voisin est venu nous livrer une benne entière de fumier, que je lui ai demandé de placer le plus haut possible sur notre terrain, de façon à ce que le fumier soit plus facile à déplacer ensuite. Quand on a une brouette remplie de caca de vache, c’est toujours plus facile de descendre que de monter ! En passant, c’était la révélation fermière du mois : le fumier, en fait, c’est super lourd ! Je m’attendais à ce que ça sente très mauvais, ce qui à l’usage n’est pas vraiment le cas : l’odeur est très discrète. En revanche, j’ai été vraiment surprise par le poids des brouettes à transporter ! Hyper physique !

Avec, j’ai pu remplir le coffrage que j’avais créé le mois dernier [février 2019] : une couche de bois broyé, une couche de fumier, une couche de paille. Tout ça va se décomposer petit à petit au cours des prochains mois et je devrais avoir une couche plus épaisse de bonne terre dans laquelle planter de nouvelles plantes vivaces à l’automne prochain.

Enfin, j’ai fait des boutures à l’étouffée de géraniums et de plusieurs autres plantes d’intérieur ramenées de nos vacances, ainsi que des boutures des quelques groseilles et cassis qui ont assez grandit l’été dernier pour pouvoir être un peu taillés. Des plantes et arbustes gratuits, c’est toujours bon à prendre !

En avril, on a eu une explosion de fleurs. Ça a commencé par les tulipes, que j’avais plantées un peu partout autour des arbres à l’automne dernier. Ensuite il y a eu les fleurs de merisier, puis de pommier et de poirier, qui ont illuminé la montagne autour de nous, avant d’enchaîner enfin sur le lilas qui va nous fleurir une bonne partie du mois de mai.

Je me suis essayée à la greffe sur certains des arbres sauvages du terrain. Je n’y crois qu’à moitié, parce que c’était un peu tard pour greffer et les greffons que j’avais récupérés n’étaient pas en super état, mais qui ne tente rien n’a rien, comme dirait l’autre. Et au pire, si aucune des 15 greffes que j’ai faites ne prend, je n’aurais perdu que quelques minutes de mon temps et quelques euros de mastic, et je me serai entraînée un peu pour l’année prochaine.

Au potager, j’ai passé mon temps à créer des planches de culture en faisant des lasagnes de paille et de fumier : une couche de paille, une couche de fumier, puis un peu de terreau et re-paille sur l’ensemble. J’ai utilisé du terreau du commerce pour créer une surface plane, et pour ne pas que les graines plantées soient en contact direct avec le fumier, qui n’est pas encore complètement composté. Normalement ça devrait être le cas d’ici fin mai quand j’y planterai tomates, poivrons et autres, mais comme je n’ai pas pu m’empêcher de tester dès maintenant avec des radis et des épinards, j’ai préféré rajouter du terreau.

A l’occasion, j’ai pu constater que les tas de broussailles qui, certes, font un peu bordélique, ici et là, hébergent un tas de petites bestioles bien utiles au potager. Comme celle-ci, un lézard vert avec une tête bleue presque fluo impressionnante, ou celle-là, une salamandre tachetée jaune et noire qui, paraît-il, mange plein plein de limaces.

Quand aux poules, elles s’évadent encore de temps en temps de leur enclos, mais comme c’est plus rare, elles vont nettement moins loin et ne m’ont pas fait de dégâts dans le potager. Pourvu que ça dure !

Voilà les news pour le moment. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo ! Ciao !

Anne, ancienne parisienne, nouvelle paysanne. Je te raconte comment je crée petit à petit un jardin-forêt en permaculture sur mon terrain de 7 hectares en Ardèche verte. En savoir plus…