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Le printemps arrive !

En ce moment, ça bourgeonne ! Le temps est revenu à quelque chose de plus normal pour la saison (ce matin, par exemple, il « pleige »), mais ça n’empêche pas le printemps de s’annoncer partout. C’est un bonheur à voir, comme chaque année !

Mention spéciale pour l’excitation particulière de voir se réveiller pour la première fois tous les arbres et arbustes que j’ai planté cet hiver !

Voici quelques photos. J’ai mis le nom de la plante sous chaque photo si tu veux jouer à deviner ce que c’est !

Un buisson de lilas, que j’avais ratiboisé par erreur l’année dernière, croyant que c’était des rejets d’un érable qu’on avait coupé (tu peux voir la souche de cet érable dans la photo, d’ailleurs) et qui reprend du feu de Dieu cette année.

Un buisson de cassis planté début 2018 et qui nous avais donné déjà pas mal de fruits l’année dernière… tous mangés par les poules, quasiment !


Un petit buisson de casseille, un croisement entre la groseille et le cassis.

Les cynorhodons de l’année dernière côtoient les bourgeons de cette année sur ce rosier sauvage.

Petit buisson de baie de mai planté fin 2017. Je n’ai toujours pas goûté ces petits fruits. J’espère pouvoir le faire cette année. (Et j’espère qu’on va aimer, aussi, parce que j’en ai planté 5 ou 6 autres depuis !)

Jeune arbousier planté en novembre dernier. On appelle aussi cet arbre « l’arbre à fraises ». J’ai hâte de goûter ça !

Plant de framboisier sauvage. Ces framboisiers étaient déjà nombreux à notre arrivée, mais il y en a bien plus que l’année dernière parce que j’ai passé pas mal de temps à leur faire de la place en supprimant les ronces qui les étouffaient parfois. Et j’ai créé plein de petites allées pour pouvoir aller récolter plus facilement. On devrait donc bien se régaler vers mai/juin !

Quelques tulipes. Ça ne se mange pas, mais c’est toujours agréable à voir !

Des fraisiers au premier plan et de l’oignon rocambole (vivace) en arrière plan.

Mon tout premier fumier (séquence émotion)

Je crois qu’on dit « fumier » pour oublier un peu ce que c’est réellement : du caca de vache. L’odeur se charge de nous en rappeler assez rapidement.

Je craignais que ça soit insupportable, mais à part quand on le manipule, l’odeur du fumier est assez discrète, en fait. Bonne nouvelle.

Non, le problème du fumier c’est surtout que c’est lourd !! J’avais prévu de faire une dizaine d’aller-retours de brouette. Ça sera plutôt 4 ou 5… 😅

Quoi de neuf à la ferme en février 2019 ?

Ce mois-ci, on a profité de la météo d’été nawak de février, terminé le nouveau parc à poules, rusé une poule pondeuse fugueuse, redémarré le potager, élagué des pruniers, trogné un chêne et plein d’autres choses encore !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en février » !

Ce mois-ci a été marqué par une météo à la fois inquiétante et agréable, avec beaucoup de soleil, des températures de fin de printemps et pas une goutte de pluie pendant tout le mois de février. Contrairement au mois dernier [janvier 2019], au lieu de m’angoisser sur un phénomène que je ne peux pas contrôler, j’ai choisi de profiter du soleil à fond et on a mangé, joué et fait l’école dehors tous les jours. Du plaisir et du bonheur dans le présent, c’est toujours ça de pris !

Grâce au beau temps, on a pu bien avancer sur nos projets en cours. On a notamment terminé le nouveau parc à poules (qui était en projet sous une forme ou une autre depuis bientôt un an [mars 2018] !). Comme je te le disais il y a quelques mois, on a monté deux lignes de grillage fixe en haut et en bas, puis raccordé le tout à l’aide de filets mobiles. 

Dès le premier matin, une des poules avait l’air assez affolée de voir qu’elle était enfermée, et quelques heures plus tard elle a réussi à s’échapper. Le lendemain, rebelote. A chaque fois, on la remettait gentiment dedans, mais dès le lendemain, elle recommençait, alors que les autres poules restaient tranquillement dans leur enclos. Ce n’est qu’au bout de quelques jours qu’on s’est rendu compte qu’elle avait fait son nid dans notre stock de paille, dans le garage, et qu’il était vital pour elle de revenir y pondre ses nouveaux oeufs chaque jour, nouvelle clôture ou pas. Logique !

On a donc prélevé les oeufs du garage et on a rajouté de la paille à plusieurs endroits dans l’enclos : dans l’ancien poulailler, dans le nouveau, dans une caisse, etc.. Ensuite on a placé un de ses oeufs dans chacun de ces nouvelles propositions de nids pour qu’elle comprenne le message. Et ça a bien marché ! Maintenant, toutes les poules restent dans l’enclos toute la journée. A suivre sur la durée !

Les poules n’étant maintenant plus une menace pour mon potager, j’ai pu commencer à préparer la nouvelle saison, notamment en semant des pois et des fèves. Les érables qu’on avait coupé l’année dernière [janvier 2018] pour faire place au potager avait envoyé plein de rejets cet été, et j’ai pu récolter de belles cannes bien droites pour construire des structures sur lequel faire grimper les pois.

Je me suis fait livré une montagne de paille avec laquelle j’ai pu repailler les planches de culture de l’année dernière et commencer à en créer de nouvelles. 

J’ai aussi commencé à construire de petites terrasses dans la partie du potager du haut. L’année dernière j’ai eu du mal à y faire pousser quoi que ce soit tellement la terre est peu profonde et en forte pente. J’ai construit un coffrage avec des troncs d’arbres que je compte remplir de fumier et de paille pour créer rapidement une bonne épaisseur d’humus. Je sais que contrairement aux petits murs en pierre sèche que j’ai pu construire ailleurs, ces troncs vont se décomposer assez rapidement, alors j’ai prévu de planter à cet endroit uniquement des plantes vivaces. L’idée étant quand la terre ne sera plus retenue par les troncs, elle le sera encore par les racines des plantes.

Avec Sébastien on a également fait de grosses coupes dans le bosquet de pruniers que nous avions découvert en août [juillet-août 2018]. Ces arbres avaient poussé très serrés et donc très haut, ce qui cachait le soleil et mettaient les rares fruits à 5-6 mètres de haut. Pas facile à attraper ! On a donc fait un test sur un des bouquets d’arbres : on a éclairci un maximum et coupé les 3 troncs restants à 1m50 de haut. J’espère que ces arbres, bien qu’ils soit déjà assez âgés, vont refaire de nouvelles branches à cette hauteur-là. Si ça fonctionne, on fera encore du tri pour ne garder qu’un seul des 3 arbres rajeunis et on fera pareil sur le reste du bosquet de pruniers. En attendant, ça va déjà amener un peu de soleil dans ce petit coin, ce qui pourrait peut-être améliorer la production des pruniers restants cette année.

Dans le haut du potager, pareil, j’ai fait des coupes sévères sur le chêne et l’alisier qui restaient. J’aimerais garder assez bas pour qu’ils ne cachent pas la vue depuis la maison. J’ai donc trogné complètement le chêne, et j’ai taillé l’alisier en une sorte de parasol pour permettre à la vigne que j’ai plantée à son pied de s’y étaler plus facilement. C’est mon premier essai de trogne, on verra ce que ça donne.

Côté animaux, notre chatte a eu ses premières chaleurs. Elle s’est mise à miauler tout le temps, à se rouler par terre et à se comporter très… hum… affectueusement. C’était assez bizarre à voir, d’autant qu’on ne s’y attendait pas si tôt vu qu’elle n’a que 6 mois et que c’est un tout petit gabarit ! Après vérification il paraît que c’est normal. Il n’y a littéralement pas un chat autour de chez nous, alors je pense qu’elle va avoir du mal à trouver des prétendants, mais qui sait, peut-être quelques chatons seront quand même au programme des prochains mois.

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo ! Ciao !

Parc à poules terminé !

On a terminé le parc a poules hier soir ! Enfin !

Ça faisait presqu’un an qu’il était dans les tuyaux, ce projet. Je suis contente de le voir enfin terminé.

Une des poules a réussi à sortir hier matin, puis est restée dans le parc toute la journée d’hier. Elle a retenté (et réussi) ce matin, on verra !

Les autres poules et le coq, en revanche, n’ont pas l’air motivés (ou n’ont pas les compétences) de sortir.

Anne, ancienne parisienne, nouvelle paysanne. Je te raconte comment je crée petit à petit un jardin-forêt en permaculture sur mon terrain de 7 hectares en Ardèche verte. En savoir plus…