Tu te souviens peut-être que l’année dernière, j’ai fait de nombreux essais différents au potager. Des tentatives très utiles pour les nombreuses leçons apprises ! En vrac, voici ce que je compte appliquer la saison prochaine.

Sans aucun détour et bien concentré

Le « potager du poulailler », étant juste derrière la maison et surtout, sur le chemin du poulailler, a été bien mieux surveillé que les autres. Logique, puisque quand je passe au poulailler (au moins une fois par jour en saison pour récolter les oeufs), je passe forcément aussi devant le potager, et je vois forcément ce qui est prêt à récolter, ce qui manque d’eau, etc. Pour me rendre aux deux autres potagers (le « potager du haut » et le « potager du bas »), il fallait faire un détour exprès, que j’ai forcément fait moins souvent, ce qui s’est traduit par quelques tomates récoltées trop mûres et quelques plants de betteraves trop secs. Rien de bien grave, mais quand même dommage.

Il est rapidement devenu clair aussi que m’occuper de 3 zones de potager était un peu trop compliqué, surtout quand il a fallu tout arroser pendant l’été. Mutualiser les ressources, que ce soit mon temps, les outils de jardinage ou les tuyaux d’arrosage, sera bien plus simple !

Cette année, je fais donc une seule zone de potager, située entre la maison et le poulailler, à la place du « potager du poulailler » de l’année dernière, mais en beaucoup plus grand. J’ai délimité un espace de 10 mètres sur 40 avec un filet, pour éviter que les poules viennent retourner mes nouvelles planches de culture pendant l’hiver. A terme, je construirai une barrière pour protéger le poulailler.

Vive le fumier !

Clairement, la technique qui a marché le mieux l’année dernière sont les planches de culture créées en posant du fumier recouvert de paille, directement sur l’herbe.

J’ai donc demandé au même voisin de me livrer une grosse benne de fumier, plus tôt dans la saison que l’année dernière. Je compte créer de grandes planches de culture avec ce fumier, puis les recouvrir de paille et laisser le tout se décomposer tout l’hiver.

(En passant, son tracteur a un peu trop tassé la terre à mon goût donc je chercherai une autre solution pour l’année prochaine, quitte à lui demander de poser le fumier plus haut sur le terrain, au niveau du parking, et à tout descendre à la brouette…)

Saupoudrer un peu d’argile

La sécheresse de l’été dernier a mis en évidence un des plus gros manques de mon sol : l’argile. Que ce soit le fumier décomposé transformé en terreau, ou mon sol sablonneux dessous, il n’y a pas grand chose là-dedans pour retenir l’eau. Résultat : des arrosages fréquents étaient vraiment indispensables (tous les jours au plus chaud de l’été), malgré un paillage épais et même de nombreuses cultures situées à l’ombre au moins partielle.

Je prévois donc d’ajouter de l’argile au fumier lors de la création des planches de culture. Soit de l’argile bentonite pure achetée à une carrière plus ou moins locale, soit de l’argile récoltée sur un des rares filons que j’ai repéré sur le terrain. Cependant, je reste hésitante sur le mode d’administration, car je pourrais :

  • saupoudrer l’argile en poudre, en sandwich entre le fumier et la paille ou sous le fumier, et laisser les vers de terre et cie faire le boulot d’incorporation,
  • saupoudrer l’argile en poudre sur le fumier et l’incorporer avec un outil type motobineuse, que j’espère pouvoir emprunter ou louer à un voisin (je ne vois pas comment le faire avec un outil manuel, le fumier était vraiment trop lourd et compact à ce stade pour que j’ai la force de le remuer),
  • diluer l’argile avec de l’eau, puis le verser sur le fumier pour qu’il s’immisce un peu partout (mais alors n’existe-t-il pas un risque d’érosion ?).

A suivre, donc.

Un système d’arrosage installé en amont

Ça semble évident maintenant, mais installer un système d’arrosage goutte à goutte une fois que le potager est plein de jeunes pousses de légume hyper fragiles, ce n’est pas facile facile !

Cette année, j’installerai donc mes tuyaux en amont, avant ou pendant les semis, de façon à ne pas déranger les plantes une fois qu’elles sont en train de s’installer.

Ce que j’ai utilisé l’année dernière a globalement bien fonctionné : quelques asperseurs pour les semis et quelques tuyaux microporeux sous le paillage pour les lignes de blettes ou de tomates. Je testerai peut-être aussi le goutte à goutte, mais le côté « nombreux petits bidules fragiles en plastique à enfoncer dans la terre » ne me plaît pas spécialement.

De l’ombre, de l’ombre, de l’ombre

Depuis deux ans qu’on vit ici, on a pas vu un vrai printemps. Un jour c’est l’hiver avec des températures sous les 5 degrés, de la pluie tous les jours et des semis qui végètent, et paf, le surlendemain, le plein été avec du soleil à gogo, des températures supérieures à 25 et plus une goutte d’eau à l’horizon pendant 2 mois.

Est-ce le résultat du changement climatique ? Est-ce un hasard ? Ce qu’il y a de sûr, c’est que du coup, ce que je lis dans les livres de jardinage ne colle pas bien avec l’expérience que j’ai sur mon terrain.

Peut-être que le printemps prochain sera différent, bien sûr, mais au cas où, j’ai prévu d’utiliser les techniques suivantes, qui ont bien fonctionné cette année :

  • semer tôt en intérieur pour pouvoir prendre de l’avance sur un printemps tardif,
  • échelonner les semis tous les 15 jours pour rattraper les petits aléas climatiques,
  • et ombrager les semis en extérieur avec des cagettes retournées si le temps est très ensoleillé.

Voir le bilan de l’année dernière.