Sélectionner une page

Fin novembre, c’est le moment de faire le bilan de cette première saison côté récoltes. Qui clairement, n’est pas super positif. On ne peut pas dire qu’on a croulé sous les légumes.

Ah ça, non !

Les radis sont les seuls légumes qu’on a récolté par dizaines. Les autres légumes se comptent plutôt en unités, voire sur les doigts d’une seule main, comme les courges.

Ou devrais-je dire : LA courge.

Oui, parce que je n’ai récolté qu’une seule courge. Heureusement qu’elle était grosse, pour compenser !

Ah non.

Bref. Le bilan n’est pas hyper positif si on compte uniquement en terme de nombre de légumes récoltés.

Mais même si j’ai eu quelques moments de déception et de découragement cet été quand les résultats de mes semis et plantations n’étaient pas au rendez-vous, je reste optimiste et je garde le cap sur l’objectif que je m’étais fixée au départ, à savoir produire au moins la moitié des fruits et légumes qu’on consomme d’ici 3 ans. Il me reste du temps et comme je partais de strictement rien en termes de connaissances, de matériel et d’expérience, je trouve normal que ça n’arrive pas tout de suite. Je le vis bien.

D’autant plus que je me sens bien plus confiante pour aborder la nouvelle saison. Car si on inclut les apprentissages que j’ai fait cet été dans le bilan des récoltes, là ça devient nettement plus intéressant !

Leçon numéro 1 : Eloigner les poules du potager. Laisser picorer des poules omnivores constamment affamée à côté de mes pieds de tomates et mes semis de laitue ? Mauvaise idée !

Leçon numéro 2 : Planter des légumes là où il y a suffisamment de terre. Placer le potager sur le haut d’une pente où la terre est certes fertile mais profonde de 10 centimètres seulement ? Mauvaise idée !

Leçon numéro 3 : Créer des plaines artificielles en aménageant des terrasses. Planter des légumes sur le flanc d’une colline abrupte qui laisse dévaler le peu d’eau qui tombe du ciel ? Mauvaise idée !

Tout ça me parait complètement évident maintenant, bien sûr. Je me demande même comment j’ai pu penser récolter quoi que ce soit en semant mes graines sur 10 centimètres de terre, en pente et au milieu des poules. M’enfin, ça te montre bien à quel point je partais de loin !

Heureusement, seules les plantes annuelles ont souffert de mon inexpérience. Quasiment tous les arbres et arbustes vivaces que j’ai planté cette année ont survécu. Sur une vingtaine planté, j’en ai perdu 2, un pied de myrtille et un de canneberge, tous deux morts desséchés après 4 mois de canicule parce que je les avais plantés sur la berme d’une baissière, en plein soleil. (Ce qui aurait peut-être été une bonne idée dans un sol très argileux, mais dans mon sol sablonneux-limoneux très drainant et avec la sécheresse de cet été, ce n’était pas l’idée du siècle.)

Certains de mes arbustes ont même déjà produit ! Oui oui ! Et quelle production !

Récolte totale 2018 : 4 myrtilles. 😂😂😂

Publiée par De la terre à la vie sur Samedi 28 juillet 2018

Ok ok, c’est de la toute toute petite récolte. Mais il paraît que c’est normal pour une première année sur un pied de myrtille, donc je ne suis pas inquiète.

On a aussi récolté plein de mûres, de framboises, de pommes et de poires sauvages. Certes, tout ça a poussé tout seul sur notre terrain, je n’ai eu qu’à récolter. Mais on ne va pas chipoter !

Et à défaut de manger nos récoltes pour Thanksgiving, on a pu décorer la table avec des fleurs et des baies du jardin. C’est un bon début !