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Carrot cake aux noisettes - De la terre à la vie - Blog cuisine local et de saison

J’ai grandi aux États-Unis où chaque année, nous fêtions Thanksgiving en famille. Un repas titanesque composée d’une dinde rôtie comme plat principal, accompagnée de plats typiques tels que pain au maïs, gratin de patates douces aux chamallows (si si), purée à l’ail et blettes au bacon, le tout suivi d’une ribambelle de desserts extrêmement sucrés : tarte au potiron sucrée, tarte aux noix de pécan au sirop d’érable, tourte aux pommes et à la cannelle ou encore, gâteau à la carotte. Une overdose de sucre, en quelque sorte.

Revenue en France, j’ai voulu faire découvrir cette fête à mes amis. Depuis, nous le fêtons chaque année et c’est devenu une sorte de tradition de venir manger la dinde chez nous tout en me charriant gentiment parce que je leur prépare des chamallows en entrée et du potiron en dessert (sont fous, ces américains !). Cette année, au lieu d’une soirée, on a organisé carrément tout un weekend de Thanksgiving pour que nos amis (parisiens pour la plupart) puissent nous rejoindre et continuer cette tradition.

Et autant j’ai abandonné certains accompagnements traditionnels américains (comme le fameux gratin de chamallows) qui ne ravissent décidément pas les papilles frenchy, autant comme chaque année, je me suis lâchée sur les desserts d’inspiration américaine. Mon préféré (et celui des invités, si j’en crois les compliments que j’ai reçus) : le carrot cake. Je l’ai simplement un peu « localisé » en utilisant des noisettes à la place des noix de pécan, difficiles à trouver en Ardèche.

Moelleux, délicieux, pas très compliqué à faire, c’est le gâteau parfait pour clore un bon repas avec de bons amis et plein de bonne humeur. De la gratitude sous forme comestible, en somme.

Carrot cake aux noisettes - De la terre à la vie - Blog cuisine local et de saison

Ingrédients :

  • 175 g de beurre, fondu
  • 4 oeufs
  • 390 g de sucre de canne blond
  • 245 g de farine d’épeautre (bise ou complète)
  • 2 cc (15 g) de bicarbonate de soude
  • 5 g (un demi paquet en papier) de levure chimique
  • 2 cc (6 g) de cannelle
  • 1/2 cc (3 g) de sel fin
  • 480 g de carottes, râpées finement
  • 150 g de noisettes, concassées

Préparation :

Préchauffer le four à 175°. Beurrer et fariner un grand moule à cake.

Dans un saladier, battre les oeufs. Ajouter le sucre et le beurre fondu et fouetter jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux.

Dans un autre saladier, mélanger la farine, le bicarbonate, la levure, la cannelle et le sel. Verser cette deuxième préparation dans la première.

Ajouter les carottes râpées et les noisettes et bien mélanger.

Verser dans le moule à cake et enfourner pendant 1h20 environ (un couteau inséré dans le centre du gâteau doit ressortir propre). Servir tiède ou froid.

Remarques :

Comme les noisettes sont des fruits à coques bien plus fermes que les noix de pécan, il convient de les concasser assez finement. J’ai utilisé mon robot-mixeur pour les réduire en miettes grossières. Si tu préfères, tu peux remplacer les noisettes par des noix hâchées, mais le goût de l’ensemble aura une pointe d’amertume à cause (grâce ?) aux noix.

J’ai noté « carottes râpées finement » parce que souvent, sur les robots et râpes, il y a deux options : des gros trous, et des petits. Il vaut mieux utiliser les petits trous si tu veux éviter de voir les morceaux de carotte dans le gâteau. Si tu utilises les gros trous, ce sera tout aussi bon, mais les carottes seront plus visibles (et donc moins bien cachées pour les enfants et les gens récalcitrants à l’idée de manger légume et gâteau sucré).

Si tu viens tout juste de faire fondre le beurre et qu’il est encore tout chaud, fait attention à l’ajouter doucement aux oeufs, tout en mélangeant, pour éviter que la chaleur du beurre ne vienne coaguler les oeufs.

Comme souvent, j’ai utilisé de la farine d’épeautre parce qu’elle contient moins de gluten (que je ne tolère pas très bien), mais tu peux la remplacer par de la farine de blé. À mon avis, une farine bise (T80) fonctionnera mieux, mais tu peux utiliser aussi de la farine blanche (T55) ou de la farine « je-ne-sais-pas-ce-que-veut-dire-T55-mais-il-n’y-avait-qu’un-type-de-farine-au-magasin ». La texture finale sera un peu différente, mais sans que cela pose un souci au niveau du goût ou de la tenue du gâteau.

Aux États-Unis, ce gâteau se sert avec un glaçage au fromage « cream cheese ». C’est un mélange de fromage à tartiner type Philadelphia, de beurre et de (beaucoup !) de sucre glace, dont je tartinais mes carrot cakes les premières années. Aujourd’hui, je trouve le glaçage trop sucré et je préfère ce gâteau nature. Accessoirement, c’est aussi nettement moins lourd, surtout après un repas de Thanksgiving gargantuesque !

Ce gâteau se garde plusieurs jours dans un contenant hermétique. (Enfin, si tu réussis à en garder… Ici ça part trop vite !)