Conséquences concrètes du changement climatique

Le fermier qui me vend ces grosses bottes de foin me racontait qu’il a déjà commandé du foin pour l’hiver prochain parce que vu la sécheresse et l’état de ses prés, il sait déjà que le foin qu’il récoltera sur son terrain ne suffira pas pour ses bêtes, comme c’était déjà le cas l’année dernière. Ça fait déjà 4 ans qu’il ne fait plus qu’une seule coupe de foin par an, au lieu des 2 qu’il faisait avant.

Avant, il était autosuffisant. Il avait même du surplus qu’il revendait au centre équestre local. Mais avant, il pleuvait au printemps. Et avant, il ne fallait pas donner de foin aux bêtes dès la fin août.

C’est pareil pour la paille. Le blé aussi souffre du manque d’eau et les rendements ont beaucoup baissé. Il attend la moisson, mais il devra sans doute commander de la paille aussi.

Et les prix n’arrêtent pas de monter. L’année dernière, 300kg de foin valaient 45 euros. Cette année ça sera au minimum 60. C’est pour ça qu’il s’y prend tôt. Tout le monde est dans le même bateau et ça va continuer à monter.

À quoi ressemblera l’année prochaine ? Heureusement qu’il n’est plus très loin de la retraite, me dit-il, parce qu’il ne voit pas comment il va pouvoir rester rentable dans ces conditions…