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En ce moment, on peut me croiser dès le petit matin, armée d’une pioche de cantonnier, en train de creuser une baissière et de planter des arbres fruitiers dans la berme.

(Et parfois, le lendemain, on peut me croiser chez l’ostéo pour qu’il me soigne mon dos, mais ça c’est une autre histoire !)

Qu’est-ce qu’une baissière et qu’est-ce qu’une berme, me diras-tu. Eh bien c’est une sorte de tranchée creusée horizontalement sur le flanc d’une pente. (On appelle aussi ça un « swale », qui est le terme anglais.) Regarde, je t’ai fait un petit schéma explicatif.

(Tu as vu comme je sais bien dessiner un arbre ?)

L’idée est de recueillir l’eau qui coule le long de la pente pour lui laisser le temps de s’infiltrer dans la terre, plutôt qu’elle dévale la montagne jusqu’en bas.

Voilà à quoi ça ressemble en vrai :

J’ai planté surtout des petits arbres fruitiers (tu peux les voir, là, sur la berme, on dirait des bâtons qui sortent de terre !). Quelques classiques (framboises, myrtilles, groseilles et cassis), mais aussi des moins connus :

  • kiwaï (une liane grimpante dont les fruits ressemblent à des minis kiwis),
  • casseilles (un mélange cassis et groseille, comme son nom le laisse deviner),
  • tayberry (un mélange de mûre et de framboise, comme son nom ne le laisse pas deviner),
  • amélanches (une petite baie rustique présente naturellement aux USA et au Canada),
  • baies de mai (d’autres petites baies rustiques en provenance de Russie, cette fois),
  • aronia (un arbuste qui est souvent planté pour ses fleurs ornementales mais dont apparemment les baies se mangent)…

La parcelle que nous mettons en culture cette année prend forme petit à petit et j’ai trop hâte que le printemps arrive vraiment !