Du fumier… humain !

Oui, c’est comme ça qu’on pourrait appeler ce qu’on obtient avec des toilettes sèches : du fumier humain.

Depuis bientôt 3 ans que nous avons installé des toilettes sèches, c’est la première fois que je vais voir de près à quoi ressemble le produit fini.

Le dernier de nos 4 composteurs étant rempli à ras bord, il me fallait soit vider le premier, soit en construire un cinquième.

Ok pour vider. Mais pour en faire quoi ?

Impensable pour moi d’utiliser ce compost au potager. Techniquement, pourtant, au bout de plus de deux ans de compostage, on pourrait le faire. Mais pour moi, psychologiquement, c’est juste impossible. L’idée de déposer du caca humain, même composté, à côté de mes légumes est juste trop infâme pour moi.

J’ai donc décidé d’épandre ce compost au pied des arbres fruitiers plantés l’année dernière. Nourrir la terre qui nourrira des arbres qui nourriront des fruits qu’on ne récoltera qu’à l’automne prochaine… ça me semblait exactement la bonne distance pour apprivoiser mon appréhension.

Parce que oui, j’avais un peu… ok, beaucoup d’appréhension, en ouvrant le premier de nos composteurs à toilettes sèches. Mais j’ai été très agréablement surprise : aucune odeur dégoûtante, aucun aspect dégoûtant.

Juste de la belle terre, riche, friable et meuble, avec une odeur de terreau.

Je pense que les arbres fruitiers apprécieront.

Et moi j’apprécie énormément ce côté recyclage. L’impression d’avoir bouclé une boucle.