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Nous voici mi-juillet, c’est le moment de faire un tour au potager pour voir comment ça se passe au potager !

https://youtu.be/OjqvmIb1PVY

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello hello ! Bienvenue dans ce deuxième épisode de la battle des potagers.

Commençons direct avec le potager numéro 1, le potager du bas.

Dans la toute première planche de culture, à l’entrée, quasiment tout est mort. Seul un plant de cornichon et un peu de persil survivent, mais tout le reste est mort de soif et de chaud. Entre la canicule et le fait qu’ici la terre était très peu profonde, j’ai eu beau pailler épais et arroser, rien n’y a fait.

A côté, en revanche, cela se présente bien mieux. Cette planche, faite de fumier posé sur l’herbe, supporte bien mieux la sécheresse. De nombreuses tomates sont déjà formées et n’attendent que de mûrir, et plein de fleurs arrivent derrière également. Je pense que c’est ici que je récolterai les premières tomates du jardin, ce qui est logique, puisque ce sont les premières tomates que j’ai plantées.

Le plant de potiron Galeux d’Eysines est tout simplement énorme et couvert de fleurs. Tout au bout, on voit apparaître ce qui ressemble à un bébé potiron. Je l’ai fait courir le long de la planche pour ombrager les côtés de la butte et réduire l’évaporation. Ça bloque un peu le passage de la tondeuse, mais comme de toutes façons l’herbe ne pousse plus à cause de la chaleur, ça n’est pas un problème !

Je vois beaucoup de ces petites bestioles, des punaises je crois, mais les plantes ne semblent pas en souffrir pour le moment.

A côté, ma planche de courgette se porte également très bien. En un mois, les courgettes que j’avais semées directement sur du fumier ont énormément grandies. J’ai déjà récolté plusieurs petite courgettes, et j’en vois d’autres qui arrivent, même si ce n’est pas forcément facile de repérer les courgettes vertes au milieu de cet espèce de bosquet de la même couleur.

Ici, en revanche, c’est le fiasco total. Aucun des cosmos que j’avais semé n’est sorti, les radis que j’avais laissé en place pour qu’ils montent à graine se sont littéralement desséchés, et les choux ne ressemblent plus à rien, tous secs et criblés de petits trous. Seuls les tournesols survivent, mais ils ne sont pas bien hauts et je ne suis pas sûre qu’ils fleurissent un jour… Comme par hasard, il s’agissait ici d’une planche de culture sur laquelle je n’avais pas mis de fumier.

Le contraste est impressionnant avec celle-ci, la dernière planche de culture « fumier sur herbe », qui fonctionne super bien. Les melons font plein plein de fleurs et on voit même quelque chose qui ressemble à un bébé melon. Les 3 plants de potimarron tapissent complètement le pied de la butte et les tomates sont en fleur.

Les plants de tomate « très précoce » sélectionnés en Russie que j’avais planté bien après les autres, mi-juin, n’ont pas rattrapé les autres en taille, mais malgré leur port de nain, ils font déjà des fleurs et même quelques petits fruits. Je suis curieuse de voir ce que ça donne par la suite.

En face, la planche d’hélianthis, dans un sol pauvre, peu profond et caillouteux. Ils vivent bien et commencent à préparer leurs fleurs, mais ils ont l’air de souffrir de la sécheresse. Je me suis mise à les arroser plus copieusement ces derniers temps puisque ça fait un bail qu’il n’a pas plu.

Derrière, c’est la même histoire pour les oignons, les poireaux et les artichauts, qui sont tous secs, voir morts. C’est même pire, car en plus, mon tuyau d’arrosage n’est pas assez long pour arriver jusqu’ici, et je dois arroser à la main avec un arrosoir… une vraie corvée que j’ai du mal à faire assez régulièrement. J’aurais probablement aussi pu pailler un peu plus.

Même chose à côté. Certes, les petits pois ont quand même donné un peu avant de sécher, j’ai même quelques graines à récolter, mais les topinambours ont vraiment l’air de souffrir de la sécheresse. Il faut dire qu’eux, je ne les ai pas arrosés une seule fois et cela fait bientôt 5 semaines qu’il n’a pas plu. A bien y réfléchir, au vu des circonstances, ils ne se portent pas si mal, ces topinambours… Je me demande ce que ça va donner par la suite.

Tout au fond, les planches de fraises survivent tant bien que mal. Nous avons récolté très peu, car quand la canicule est arrivée mi-juin, très brutalement après le temps froid et pluvieux qu’ont avait eu avant, la plupart des fraises ont pourri sur place. J’ai bien paillé et j’arrose de temps en temps à l’arrosoir, et pour le moment, les pieds survivent, mais je pense que je vais investir dans une extension de tuyau si la sécheresse se prolonge, histoire de ne pas perdre tous mes fraisiers. Ce serait trop dommage !

Les framboisiers sauvages, eux, ont plutôt bien donné. On s’est régalés de framboises fraiches tous les jours pendant 2-3 semaines, là c’est un peu la fin.

Passons maintenant au potager numéro 2, le potager du poulailler. Celui-ci est le mieux irrigué, grâce à un beau petit bazar de tuyaux que j’ai installé. Les tomates que j’avais installées le long du grillage ont bien profité et sont maintenant énormes, plus grandes que celles du potager du bas. Je les ai accroché au grillage au fur et à mesure, mais je n’ai rien taillé, donc ça fait un peu jungle et le passage devant est presque impraticable. Certaines tomates sont déjà formées, mais surtout, il y a plein plein de fleurs partout.

Les deux plants melons que j’avais planté dans la ligne de tomate doivent eux aussi bien apprécié ce coin, car ils sont énormes. Tout en haut, on voit des petites boules qui, je pense, sont des bébés melons. Ce sont des variétés de melon spécialement adaptées pour saisons courtes, alors j’espère qu’on pourra récolter quelque chose. Je suis curieuse de voir comment la plante et le grillage vont supporter le poids des fruits, s’il y en a.

Par terre, les plants de cornichons s’étalent et se remplissent de fleurs eux aussi. J’ai déjà récoltés plusieurs cornichons, mais ils n’arrivent encore qu’au compte-goutte, pas facile d’en faire des bocaux. Je me rends compte que j’aurais dû en planter au moins 4 fois plus pour avoir de quoi faire des bocaux au fur et à mesure. J’aurais aussi dû les palisser parce que ce n’est pas pratique à récolter, là, posé par terre…

Au centre du potager, les patates vont bien. Je n’avais pas respecté les distances de plantation, qui me semblaient énormes, mais peut-être que j’aurais dû parce que les patates forment maintenant une sorte de jungle. Certaines des feuilles se font manger, probablement encore des punaises, il y a pas mal de petits trous, mais cela ne les empêche pas de fleurir. Je ne les ai pas buttées, mais j’ai rajouté une couche de paille épaisse sur la couche (qui était déjà épaisse), ce qui fait que j’ai maintenant une bonne trentaine de centimètres de paillage autour des plants de pomme de terre.

Sous les patates, les blettes que j’avais semées survivent, mais ne grandissent pas vite et surtout, ont des côtes toutes fines. J’imagine que l’ombre des pomme de terre ne leur convient pas. Mais peut-être qu’elles reprendront du poil de la bête en fin de saison, quand les patates seront en fin de vie ? On verra… En attendant, les trois plants de blettes qui ne sont pas à l’ombre ont continué à produire régulièrement, même si elles commencent maintenant à monter à graine et que les punaises, là aussi, font quelques dégâts.

Au fond, 3 pieds de courgettes, jaunes, cette fois. Cette variété a des feuilles bicolores bizarres qu’on dirait qu’elles sont malades même si elles sont saines, mais c’est tellement plus simple de repérer les courgettes jaunes au milieu du vert que je les adore !

Côté échecs, la plupart de mes semis en godets sont morts, eux, sauf ceux que j’ai réussi à repiquer avant qu’ils ne cuisent. J’ai eu beau arroser 2 voire 3 fois par jour, cela n’a pas suffit, je pense qu’il aurait fallu que je les mette à l’ombre. Encore une leçon apprise !

Quand aux salades, impossible de manger une salade du jardin. Celles plantées avant la canicule sont montées à graine avant qu’on puisse les manger et celles repiquées depuis n’ont soit pas bougé d’un iota, soit sont mortes de chaud.

Passons maintenant au potager numéro 3, le potager du haut, qui est construit quasi complètement en mode « fumier sur prairie ».

Les deux choux que j’avais placé ici ont bonne mine et commencent à pommer. Ça me fait regretter de ne pas en avoir planté davantage !

A gauche, les planches de patates se portent bien. Il y a bien quelques trous dans les feuilles, mais impossible de repérer l’auteur de ces trous : il y a bien quelques insectes ici et là, mais aucun n’est accompagné d’une horde de ses semblables.

Les haricots à grains, ici une variété naine, vont bien et commencent à faire des fleurs. Les courges Baby Boo grandissent, doucement mais sûrement, et à côté, les haricots à ramer commencent à partir à l’assaut des piquets que j’ai plantés dans la terre pour leur servir de tuteur. D’ailleurs, c’était bien pénible à faire, j’aurais dû planter d’abord les piquets et ensuite seulement les haricots. J’ai retenu cette leçon aussi !

Un peu partout, comme tu le vois, j’ai semé plusieurs variétés de cagettes… Euh, non, mais c’est vrai qu’à voir le potager, on pourrait croire que je fais la culture de cagettes ! Non, en fait, ce qui s’est passé, c’est qu’aucun des semis de carotte et navet que j’avais fait juste avant ou depuis la canicule n’était sorti. J’ai eu beau les arroser 2 fois par jour, c’était impossible de les garder humides avec la chaleur et le soleil qu’il faisait. Il y a quelques jours, j’ai donc fait de nouveaux semis de carottes, navet et radis noir, et cette fois j’ai utilisé des cagettes pour leur faire de l’ombre. Et ça marche nettement mieux ! D’ailleurs les radis noirs sont déjà sortis…

Enfin, la planche de pomme de terre de droite, elle, n’a pas bien fonctionné du tout. Je pense que mes semences de patate n’étaient pas bonnes car presque aucune n’est sortie.

Alors comme il me restait plein de place, j’ai pu caser une rangée d’aubergines données par une gentille voisine. Je ne sais pas si elles auront le temps de produire, mais on ne sait jamais, si l’arrière-saison est belle, ça peut marcher !

A côté, je compte planter des choux d’hiver, et notamment du chou kale. Il faut juste que je réussisse à trouver d’autres cagettes pour ombrager les semis !

Alors, tu en penses quoi ? Quel potager tu préfères ?
– Potager numéro 1 : le potager du bas ?
– Potager numéro 2 : le potager du poulailler ?
– Potager numéro 3 : le potager du haut ?

Rendez-vous le mois prochain pour la suite ! En attendant, vote pour le potager de ton choix et n’hésite pas à me donner tes conseils jardinage en commentaire ! Je prends tous les conseils !

Ciao !