Nouvelles poules

Le renard s’est cru invité a un buffet all-you-can-eat cet hiver. Chaque jour, je comptais les poules et chaque jour il en manquait une.

J’ai commencé par mieux les enfermer la nuit, croyant que ça suffirait à calmer les ardeurs du renard. Mais le bougre s’est enhardi et revenait la journée ! Il faut dire que nos petites poulettes sont bien dégourdies et se baladaient bien loin jusque dans les sous-bois. Le renard n’avait qu’à tendre la patte pour son dîner. Trop facile.

J’ai donc entouré le poulailler d’un filet à poules pour les garder à proximité et l’ai électrifié pour que le renard trouve ça encore un peu plus difficile et se rabatte plutôt sur les campagnols et les souris. Depuis 2 semaines, plus une poule ne manque à l’appel le matin. Victoire ! Même si cela veut dire qu’il va falloir que je les nourrissent le temps de leur confinement (jusqu’à présent, elles trouvaient elle-même leur pitance en grattant la terre), donc mes oeufs ne seront plus gratuits.

Au final, les poules restantes n’étaient plus que 9, pas vraiment suffisant pour nos besoins en oeufs.

Hier, j’ai donc accueilli 6 nouvelles poules de réforme, achetées à un élevage bio local. À tout juste un an, elles sont trop vieilles pour pondre quotidiennement de manière fiable, ce qui fait qu’il n’est plus rentable pour les éleveurs de continuer à les nourrir. Elles ont aussi commencé leur mues, ce qui fait qu’elles sont toutes déplumées du cul (et qu’elles pondront moins voir pas du tout pendant un petit moment, le temps qu’elles se remplument).

Comme nous avons la chance d’avoir des exigences de rentabilité bien moindres, elles pourront finir tranquillement leur vie chez nous, en dégustant des tiques et des moustiques et en pondant un œuf tous les 2 ou 3 jours.