Floraisons et jeunes pousses

Après le temps particulièrement chaud de février, j’avais peur que les quelques semaines de vacances que j’avais prévues fin mars m’empêcheraient de profiter à fond du printemps chez nous. Heureusement, j’ai eu la bonne surprise en rentrant, de voir que le printemps nous avait attendu. (Il paraît qu’il a même neigé pendant mon absence !).

Le forsythia illumine l’entrée de notre terrain, et j’ai trouvé 2 autres exemplaires de cet arbuste cachés derrière la maison. (Les avais-je loupés l’année dernière ou a-t-il essaimé spontanément depuis ? Mystère.)

À l’automne dernier, après avoir retourné la terre à plusieurs endroits pour planter des arbres, j’en ai profité pour planter des dizaines de tulipes. Elles ont démarré très tôt à cause de la vague de chaleur de février et leur croissance a été ensuite stoppée, si bien que ce sont un peu des tulipes nabot, mais ces taches de couleur sont tout de même d’un bel effet.

Les amélanchiers aussi sont en fleurs.

L’année dernière, on avait pu goûter quelques-unes de ces baies originales et on avait tous adoré ! Ça ressemble un peu à la myrtille, mais avec un goût un peu différent qui est délicieux.

(Même si je te l’accorde, le nom n’est pas forcément très appétissant…)

À l’origine, c’est un arbuste endémique d’Amérique du Nord, et qui a l’air de bien s’adapter en Ardèche. En tous cas les deux spécimens plantés au printemps 2018 (avec ma technique de plantation de débutante de l’époque et pas à la bonne saison, donc…) se portent très bien et j’ai encore plus d’espoir pour les 3 autres que j’ai plantés à l’automne dernier.

On voit également poindre plein de petites feuilles d’orties, qui laissent présager de bonnes petites quiches à l’ortie, chèvre et bleu. On va se régaler !

Le printemps arrive !

En ce moment, ça bourgeonne ! Le temps est revenu à quelque chose de plus normal pour la saison (ce matin, par exemple, il « pleige »), mais ça n’empêche pas le printemps de s’annoncer partout. C’est un bonheur à voir, comme chaque année !

Mention spéciale pour l’excitation particulière de voir se réveiller pour la première fois tous les arbres et arbustes que j’ai planté cet hiver !

Voici quelques photos. J’ai mis le nom de la plante sous chaque photo si tu veux jouer à deviner ce que c’est !

Un buisson de lilas, que j’avais ratiboisé par erreur l’année dernière, croyant que c’était des rejets d’un érable qu’on avait coupé (tu peux voir la souche de cet érable dans la photo, d’ailleurs) et qui reprend du feu de Dieu cette année.

Un buisson de cassis planté début 2018 et qui nous avais donné déjà pas mal de fruits l’année dernière… tous mangés par les poules, quasiment !


Un petit buisson de casseille, un croisement entre la groseille et le cassis.

Les cynorhodons de l’année dernière côtoient les bourgeons de cette année sur ce rosier sauvage.

Petit buisson de baie de mai planté fin 2017. Je n’ai toujours pas goûté ces petits fruits. J’espère pouvoir le faire cette année. (Et j’espère qu’on va aimer, aussi, parce que j’en ai planté 5 ou 6 autres depuis !)

Jeune arbousier planté en novembre dernier. On appelle aussi cet arbre « l’arbre à fraises ». J’ai hâte de goûter ça !

Plant de framboisier sauvage. Ces framboisiers étaient déjà nombreux à notre arrivée, mais il y en a bien plus que l’année dernière parce que j’ai passé pas mal de temps à leur faire de la place en supprimant les ronces qui les étouffaient parfois. Et j’ai créé plein de petites allées pour pouvoir aller récolter plus facilement. On devrait donc bien se régaler vers mai/juin !

Quelques tulipes. Ça ne se mange pas, mais c’est toujours agréable à voir !

Des fraisiers au premier plan et de l’oignon rocambole (vivace) en arrière plan.

Mon tout premier fumier (séquence émotion)

Je crois qu’on dit « fumier » pour oublier un peu ce que c’est réellement : du caca de vache. L’odeur se charge de nous en rappeler assez rapidement.

Je craignais que ça soit insupportable, mais à part quand on le manipule, l’odeur du fumier est assez discrète, en fait. Bonne nouvelle.

Non, le problème du fumier c’est surtout que c’est lourd !! J’avais prévu de faire une dizaine d’aller-retours de brouette. Ça sera plutôt 4 ou 5… 😅

Quoi de neuf à la ferme en février 2019 ?

Ce mois-ci, on a profité de la météo d’été nawak de février, terminé le nouveau parc à poules, rusé une poule pondeuse fugueuse, redémarré le potager, élagué des pruniers, trogné un chêne et plein d’autres choses encore !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en février » !

Ce mois-ci a été marqué par une météo à la fois inquiétante et agréable, avec beaucoup de soleil, des températures de fin de printemps et pas une goutte de pluie pendant tout le mois de février. Contrairement au mois dernier [janvier 2019], au lieu de m’angoisser sur un phénomène que je ne peux pas contrôler, j’ai choisi de profiter du soleil à fond et on a mangé, joué et fait l’école dehors tous les jours. Du plaisir et du bonheur dans le présent, c’est toujours ça de pris !

Grâce au beau temps, on a pu bien avancer sur nos projets en cours. On a notamment terminé le nouveau parc à poules (qui était en projet sous une forme ou une autre depuis bientôt un an [mars 2018] !). Comme je te le disais il y a quelques mois, on a monté deux lignes de grillage fixe en haut et en bas, puis raccordé le tout à l’aide de filets mobiles. 

Dès le premier matin, une des poules avait l’air assez affolée de voir qu’elle était enfermée, et quelques heures plus tard elle a réussi à s’échapper. Le lendemain, rebelote. A chaque fois, on la remettait gentiment dedans, mais dès le lendemain, elle recommençait, alors que les autres poules restaient tranquillement dans leur enclos. Ce n’est qu’au bout de quelques jours qu’on s’est rendu compte qu’elle avait fait son nid dans notre stock de paille, dans le garage, et qu’il était vital pour elle de revenir y pondre ses nouveaux oeufs chaque jour, nouvelle clôture ou pas. Logique !

On a donc prélevé les oeufs du garage et on a rajouté de la paille à plusieurs endroits dans l’enclos : dans l’ancien poulailler, dans le nouveau, dans une caisse, etc.. Ensuite on a placé un de ses oeufs dans chacun de ces nouvelles propositions de nids pour qu’elle comprenne le message. Et ça a bien marché ! Maintenant, toutes les poules restent dans l’enclos toute la journée. A suivre sur la durée !

Les poules n’étant maintenant plus une menace pour mon potager, j’ai pu commencer à préparer la nouvelle saison, notamment en semant des pois et des fèves. Les érables qu’on avait coupé l’année dernière [janvier 2018] pour faire place au potager avait envoyé plein de rejets cet été, et j’ai pu récolter de belles cannes bien droites pour construire des structures sur lequel faire grimper les pois.

Je me suis fait livré une montagne de paille avec laquelle j’ai pu repailler les planches de culture de l’année dernière et commencer à en créer de nouvelles. 

J’ai aussi commencé à construire de petites terrasses dans la partie du potager du haut. L’année dernière j’ai eu du mal à y faire pousser quoi que ce soit tellement la terre est peu profonde et en forte pente. J’ai construit un coffrage avec des troncs d’arbres que je compte remplir de fumier et de paille pour créer rapidement une bonne épaisseur d’humus. Je sais que contrairement aux petits murs en pierre sèche que j’ai pu construire ailleurs, ces troncs vont se décomposer assez rapidement, alors j’ai prévu de planter à cet endroit uniquement des plantes vivaces. L’idée étant quand la terre ne sera plus retenue par les troncs, elle le sera encore par les racines des plantes.

Avec Sébastien on a également fait de grosses coupes dans le bosquet de pruniers que nous avions découvert en août [juillet-août 2018]. Ces arbres avaient poussé très serrés et donc très haut, ce qui cachait le soleil et mettaient les rares fruits à 5-6 mètres de haut. Pas facile à attraper ! On a donc fait un test sur un des bouquets d’arbres : on a éclairci un maximum et coupé les 3 troncs restants à 1m50 de haut. J’espère que ces arbres, bien qu’ils soit déjà assez âgés, vont refaire de nouvelles branches à cette hauteur-là. Si ça fonctionne, on fera encore du tri pour ne garder qu’un seul des 3 arbres rajeunis et on fera pareil sur le reste du bosquet de pruniers. En attendant, ça va déjà amener un peu de soleil dans ce petit coin, ce qui pourrait peut-être améliorer la production des pruniers restants cette année.

Dans le haut du potager, pareil, j’ai fait des coupes sévères sur le chêne et l’alisier qui restaient. J’aimerais garder assez bas pour qu’ils ne cachent pas la vue depuis la maison. J’ai donc trogné complètement le chêne, et j’ai taillé l’alisier en une sorte de parasol pour permettre à la vigne que j’ai plantée à son pied de s’y étaler plus facilement. C’est mon premier essai de trogne, on verra ce que ça donne.

Côté animaux, notre chatte a eu ses premières chaleurs. Elle s’est mise à miauler tout le temps, à se rouler par terre et à se comporter très… hum… affectueusement. C’était assez bizarre à voir, d’autant qu’on ne s’y attendait pas si tôt vu qu’elle n’a que 6 mois et que c’est un tout petit gabarit ! Après vérification il paraît que c’est normal. Il n’y a littéralement pas un chat autour de chez nous, alors je pense qu’elle va avoir du mal à trouver des prétendants, mais qui sait, peut-être quelques chatons seront quand même au programme des prochains mois.

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo ! Ciao !

Parc à poules terminé !

On a terminé le parc a poules hier soir ! Enfin !

Ça faisait presqu’un an qu’il était dans les tuyaux, ce projet. Je suis contente de le voir enfin terminé.

Une des poules a réussi à sortir hier matin, puis est restée dans le parc toute la journée d’hier. Elle a retenté (et réussi) ce matin, on verra !

Les autres poules et le coq, en revanche, n’ont pas l’air motivés (ou n’ont pas les compétences) de sortir.

Livraison de paille

Entre le tracteur et le stock de paille, ça commence vraiment à ressembler à une ferme, par ici…
C’est la deuxième fois que j’achète de la paille pour pouvoir mulcher le jardin (« non, non, merci, pas besoin de la mettre à l’abri puisque je vais m’en servir pour l’étendre par terre… »#elleestfollecellelà).

Cette fois, j’ai triplé la dose (30 bottes au lieu de 10) puisque j’ai eu du mal à suivre l’année dernière et que je compte en plus pailler tous les arbres que j’ai planté cet hiver.

J’espère aussi faucher de l’herbe ici sur place au printemps, en complément, on verra ce que ça donne. Ça a l’air facile dans les vidéos YouTube, mais je sais maintenant d’expérience que généralement la mise en pratique se révèle moins simple qu’en vidéo…

L’agriculteur qui m’a livré la paille revient bientôt avec une benne de fumier, ce sera encore une première. (Si si, je monte une micro-ferme mais je n’ai jamais vu de fumier de près… Faut bien un début à tout, après tout !)

J’ai un peu peur de l’odeur. À suivre ! #fermièreencarton

Les premiers bourgeons arrivent… beaucoup trop tôt !

Il fait incroyablement beau et bon depuis bientôt deux semaines. Il gèle encore la nuit parfois mais la journée ça monte régulièrement à 15-18 degrés et au soleil il fait franchement chaud ! On a ressorti les baskets d’été, on fait l’école au soleil et on déjeune dehors régulièrement. Toute cette lumière me fait beaucoup de bien au moral, j’ai même pris des (tous petits) coups de soleil ! Un vrai bonheur !

Du coup on commence à voir bourgeonner les arbres. Pour certains, c’est moins grave, comme ce forsythia qui fleurira juste en avance, mais d’autres arbres fruitiers risquent d’avoir une mauvaise surprise quand le froid va revenir…

Oui parce qu’on a beau avoir l’impression que c’est le printemps, je n’y crois pas une seule seconde. L’année dernière, il neigeait encore en mai…

En attendant, on en profite pour avancer au jardin, terminer la clôture des poules commencée en décembre, planter les derniers arbres et commencer les premiers semis de pois et de fèves.

Quoi de neuf en janvier 2019

En janvier, j’ai eu une grosse prise de conscience concernant l’effondrement à venir, avec la grosse déprime qui va avec, on a fait plein de balades et de bonshommes de neige, installé un nouveau poêle… et bon, bin, du coup, pas grand chose d’autre…

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en janvier » !

Ce mois-ci a été particulièrement froid, sombre et neigeux. On a pu vérifier plusieurs fois que notre 4/4 nous permet de sortir si besoin par tous les temps et en toute sécurité. Parce qu’ici la déneigeuse ne passe pas forcément tout de suite (voire pas du tout !) et qu’il ne s’agit pas de louper un virage ! 

Les paysages sont toujours aussi beaux mais cette fois-ci j’ai eu plus de mal à les apprécier du fond d’une déprime assez intense.

Il y a eu d’abord le manque de lumière, qui est habituel en cette saison mais qui était aggravé par le mauvais temps et par le fait que notre maison, avec ses gros murs en pierre de 80cm et ses petites fenêtres, est assez sombre.

Il y a eu ensuite une tendinite au poignet dont je n’arrive pas à me débarrasser, et qui m’a contrainte à une inactivité très frustrante, rapport à tous les projets que j’avais.

Enfin, il y a eu une grosse prise de conscience écologique. Comme je n’avais rien d’autre à faire, je me suis plongée dans les livres de Pablo Servigne, j’ai vu des conférences de Vincent Mignerot, j’ai écouté des interview de Philippe Bihouix, de Raphaël Stevens… Et j’ai pris une grosse claque. 

Bien sûr, jusqu’ici, j’étais consciente que la planète était dans un sale état, mais je pensais que si on faisait tous notre part, on allait pouvoir faire marche arrière et en quelque sorte, « sauver le monde ». C’était confortable et rassurant, il suffisait de manger bio, être zéro-déchet, pratiquer la permaculture, limiter ses déplacements, changer ses ampoules… et tout irait bien. Sauf que tout à coup, il m’a semblé évident que tout cela n’était qu’une illusion. D’une part parce qu’une partie des dégâts sont irréversibles et d’autre part, parce que l’être humain est ce qu’il est et qu’il a besoin de temps pour changer ses comportements (moi la première !). Trop de temps. 

Je la sentais venir depuis la canicule de cet été [juillet-août 2018], cette prise en conscience, mais c’est vraiment ce mois-ci qu’elle a aboutie. Comme souvent, apparemment, la prise de conscience de l’effondrement à venir a entraîné chez moi un effondrement personnel, m’obligeant à repenser tout ce que je tenais pour acquis jusque là, à lutter contre le pessimisme qui m’étreignait (parce que clairement, être convaincue que « tout est foutu » n’est pas une manière très joyeuse de vivre sa vie) et tout simplement à faire le deuil de mes illusions de bobo écolo.

Tout ça cumulé, on peut dire que janvier a été assez morose ! 

Alors j’ai cherché la joie dans les petites choses du quotidien, la beauté des paysages, les rires de mes enfants. Entre deux averses de neige, on est sortis se balader, faire du vélo, pique-niquer, construire des bonhommes de neige. J’ai cultivé le bonheur comme on cultive son potager : avec méthode et application, essais et erreurs.

En passant, les contraintes quotidiennes liées à la ferme m’ont été particulièrement utiles. Certes, ce n’était pas confortable d’être obligée de sortir à l’aube dans 20 cm de neige pour aller nourrir et abreuver les poules. Pourtant c’est bien ce genre d’obligation qui m’a aidé à rester ancrée dans le présent et ne pas me noyer dans l’anxiété. Et chaque jour, à pouvoir me rappeler quelle chance inouïe j’ai de pouvoir voir le soleil se lever ici. 

Bref, entre la déprime, la tendinite et la neige, les projets extérieurs n’ont pas avancé d’un poil. Enfin, juste un : celui que Sébastien a installé dans la cuisine. L’ancienne cuisinière à bois/charbon qui était vendue avec la maison était particulièrement inefficace : le foyer était tout petit et il fallait remettre de petits bouts de bois tous les quarts d’heure, ou alors chauffer avec du charbon, ce qu’on avait fini par faire l’hiver dernier. On a donc acheté un petit poêle sur Le Bon Coin, élargi un peu le boisseau de la cheminée et tadaaam, maintenant on chauffe la cuisine à 19 degrés en un rien de temps !

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens bientôt avec une nouvelle vidéo ! Ciao !

Quoi de neuf à la ferme en décembre ?

En décembre, on planté beaucoup beaucoup d’arbres fruitiers, perdu la moitié de notre cheptel de poules, démarré la construction d’un parc pour protéger les poules qui restent, trouvé un vieux captage et plein d’autres choses !

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en décembre » !

Ce mois-ci, on a eu un temps de fin d’automne tout à fait attendu. Des températures assez froides mais peu de gel, pas mal de vent mais pas de neige. Et beaucoup de soleil et de jolie lumière.

Du coup, j’ai passé beaucoup de temps dehors. Tout d’abord, j’ai préparé des planches de culture pour le printemps prochain. J’ai aéré la terre avec une fourche bêche et enlevé un maximum de cailloux avant de repailler. Vraiment beaucoup beaucoup de cailloux.

J’ai aussi récolté une quantité assez impressionnante d’hélianthis sachant que j’avais mis en terre 5 misérables bouts de rhizomes au printemps dernier ! Une des meilleures réussites du potager 2018, à refaire l’année prochaine, surtout que l’hélianthi a en plus fait un super boulot d’aération de la terre.

Sinon ce mois-ci, nous avons perdu pas moins de 5 poules sur notre petit cheptel de 11 ! Elles partaient se balader toutes ensemble dans la forêt le matin, comme elles font depuis plus d’un an sans aucun problème, mais de temps en temps, il en manquait une à l’appel le soir. Puis une autre, puis une autre.

Ces 50% de pertes d’un coup ont vaincu ma résistance à parquer les poules, puisque c’est pour leur sécurité. Nous avons défini un périmètre autour de leur poulailler, à l’arrière de la maison, assez vaste pour apaiser ma conscience qui, malgré tout, rechigne toujours à l’idée d’enfermer ces animaux.

Notre objectif est de créer deux lignes grillagées le long des chemins, qu’on reliera ensuite avec des filets à poule électrifiés. L’idée est de créer un espace modulable, d’une part, et surtout un espace qu’on pourra facilement démanteler le jour où les pelleteuses reviendront pour s’occuper de reboucher le gros trou ou, encore mieux, le transformer en un étang, puisque c’est pas là qu’ils devront passer.

Sébastien a ensuite coupé les quelques arbres qui étaient sur le tracé du haut et commencé à y planter les piquets que j’avais acheté l’année dernière. De mon côté, j’ai débroussaillé le tracé du bas pour faire de la place à d’autres piquets.

Avec ma débroussailleuse, j’ai aussi créé des chemins et des espaces pour planter de nouveaux arbres, ceux que j’avais commandé en début d’automne. Et j’ai bien fait de prendre de l’avance, parce qu’à cause des blocages des gilets jaunes et des commandes de Noël plus importantes que d’habitude, mes colis d’arbres sont arrivés largement en retard sur ce qui était prévu au départ.

Au lieu de disposer d’une bonne semaine pour planter la soixantaine d’arbres que j’avais commandé, je n’ai eu finalement que 3 jours avant de devoir partir pour fêter Noël en famille ! Sébastien et moi avons travaillé d’arrache-pied pendant ces 3 jours et nous avons réussi à planter tous les arbres en racines nues ainsi qu’une bonne partie des autres. Il en reste malgré tout un peu plus d’une dizaine qui nous attend. Du boulot pour le mois prochain !

On a également construit un deuxième composteur à toilettes sèches, le premier étant déjà rempli. On a réparé la porte du poulailler qui ne fonctionnait plus très bien. Et surtout, on a créé un nouveau chemin pour accéder à la partie arrière du terrain. On a pu explorer cette zone davantage, du coup, un peu plus facilement que cet été puisque la broussaille avait été écrasée par la grosse neige de fin octobre.

Et au bout de ce chemin, on a trouvé… une vieille source ! Au fin fond de notre terrain, dans une combe, un vieux captage en béton, visiblement inutilisé depuis des années. Pas vraiment d’eau à l’intérieur, mais peut-être qu’il suffirait de creuser pour trouver de l’eau… à suivre. En tous cas, c’était une bonne surprise qui nous a rajouté une option supplémentaire dans la liste de solutions possibles à notre problème d’eau. Je t’en reparlerai de tout ça d’ici quelques mois, quand ces options se seront définitivement transformées en solutions.

Enfin, bien sûr, on a décoré la maison pour Noël, avec de jolies lumières à l’extérieur et un sapin récolté sur le terrain pour donner le ton à l’intérieur. Et avec l’arrivée des fêtes, on s’est projeté avec pas mal d’impatience dans la nouvelle année, qui s’annonce déjà bien remplie de projets en tous genres.

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens le mois prochain pour une nouvelle vidéo !

Ciao !

Comment planter 30 arbres en 3 jours

L’année dernière, j’avais acheté à des pépiniéristes locaux les quelques arbres et arbustes que j’avais planté : pommiers, cassis, framboises, etc.

Mais cette année, la plupart des arbres que je cherchais sont du genre original et rare : asiminier, pacanier, arbre aux gousses bleues, plaqueminier, etc. Comme ces arbres originaux ne sont pas dispos localement, j’ai dû commander en ligne la très grande majorité des nouvelles additions à notre jardin-forêt.

Après avoir longuement fait le tour des différentes pépinières, j’ai fini par commander chez :

J’ai choisi ces vendeurs principalement parce que c’est quasiment les seuls qui vendent les arbres rares que je cherchais, et pour certains, j’en avais entendu du bien (ou en tous cas pas de mal) ici et là, dans la communauté permacole en ligne.

J’ai commandé chez plusieurs pépiniéristes pour ne pas (littéralement !) mettre tous mes arbres dans le même panier. Je me disais aussi que ça permettrait d’échelonner un peu les arrivages et qu’ainsi je ne me retrouverais pas à planter 88 arbres le même jour.

(Ci-dessus, le paquet d’arbre commandés chez Permafruit.)

Bien vu. Le mois dernier, j’ai reçu et planté une première vague d’arbres. J’en avais reçu une trentaine environ, tous en pot et arrivés en deux fois. Comme prévu, j’ai réussi à étaler la plantation sur presque trois semaines. (Les arbres en pot peuvent attendre un peu sans crainte qu’ils s’abîment, du moment qu’on les met à l’abri du gel et qu’on les arrose si besoin, alors que les arbres en racines nues doivent être plantés le plus rapidement possible.)

1 ou 2 arbres par jour en moyenne. Tranquillou.

Ce mois-ci, en revanche, moins bien vu : mes deux dernières commandes sont arrivées le même jour, avec entre autres 30 arbres en racines nues. En plus, à cause des blocages des gilets jaunes et des commandes de Noël plus importantes que d’habitude, les livreurs étaient débordés et mes colis d’arbres sont arrivés en retard.

Ce qui fait qu’au lieu de disposer d’une bonne semaine, je dois planter 30 arbres en 3 jours seulement. (Oui, parce que dans quelques jours… que dis-je, dans quelques heures !, un autre marathon démarre : celui de Noël !)

Au soir du 2ème jour, je te rassure : dix arbres par jour, c’est faisable. Certes, j’ai dû décréter que les vacances scolaires étaient arrivées avec quelques jours d’avance pour pouvoir y consacrer aussi mes matinées. J’ai dû accepter de fêter le réveillon de Noël avec quelques courbatures. J’ai aussi embauché de force mari et ados pour me soulager un peu et je n’hésiterai pas à soudoyer petits et grands avec des chocolats de Noël. Il faut ce qu’il faut.

Mais c’est faisable.

Heureusement que je peux faire des petites pauses entre deux arbres pour voir la lune se lever. Il n’y a rien de tel pour oublier la fatigue…