Sélectionner une page

Marquer les arbres à greffer sans utiliser de plastique ni de peinture en bombe

Cette dernière année, j’ai énormément développé mes compétences en reconnaissance d’essences d’arbre. Avant je ne savais reconnaître que les chênes, et encore, il fallait que je regarde bien, et de près. Maintenant, je sais repérer des dizaines d’essences, certaines même de loin en conduisant.

Mais je manque encore d’assurance pour les reconnaître une fois que toutes les feuilles et les fruits sont tombés, quand le seul indice qu’il reste est la couleur et la texture de l’écorce.

Alors comme je compte greffer les fruitiers sauvages en février-mars prochain, il m’a fallu trouver un autre moyen de les distinguer, histoire d’éviter de greffer un poirier sur un pommier !! Pour éviter d’utiliser de la peinture colorée en bombe (mon premier réflexe, pas très écolo), je me suis équipée de plusieurs pelotes de coton de différentes couleurs (pas du coton bio, je n’ai pas trouvé, mais teinture okeo-tex). Et j’ai fait des petits noeuds…

Bleu clair : pommier à greffer
Vert : châtaignier à greffer
Rose : prunier à greffer
Violet : poirier à greffer
Orange : merisier à greffer

C’est bon, l’hiver peut arriver !

Première (grosse !) neige

Hier soir, il a commencé à neiger. Puis il a neigé, et neigé, et neigé encore. Et au matin, le paysage était complètement transformé, enfoui sous 35 centimètres de neige.

On s’est bien amusé dans la neige avec les enfants, c’était chouette !

Et c’était chouette de voir la chatonne découvrir la neige pour la première fois de sa vie !

Les poulets, eux, ont moins apprécié. D’habitude je ne les nourris pas, mais avec l’épais couvert neigeux, ils avaient du mal à trouver à manger. Je leur ai donc apporté quelques pommes acides et quelques châtaignes récoltées dernièrement.

Les arbres avaient encore la plupart de leurs feuilles et j’ai l’impression qu’il y a eu beaucoup de casse. Notre chemin est quasi impraticable, recouvert d’une épaisse couche de neige et barré par de nombreuses branches cassées.

Mais la neige fond déjà, donc on pourra rapidement constaté l’étendue des dégâts.

Oups, j’ai peut-être commandé trop d’arbres pour mon jardin-forêt…

J’ai reçu et planté les premiers des 88 arbres et arbustes que j’ai commandé (et ça c’est sans compter les cent pieds de fraisiers que j’ai réservés). Et à un moment, après avoir planté 4 arbres en 2 heures, je me suis dit que j’avais peut-être eu les yeux plus gros que les biceps…

Parce que c’est du boulot !!!

Heureusement, j’ai eu un peu d’aide ! (Enfin, tout est relatif. Quand ton assistante n’a que 5 ans, on peut pas toujours appeler ça de l’aide…)

L’occasion de donner un petit cours sur la meilleure façon de planter un arbre — c’est à dire de résumer ce que j’avais (re)lu la veille dans ma bible Edible Forest Gardens de Dave Jacke.

Choisir des arbres en fonction des couleurs d’automne

En ce moment, je choisis les végétaux que je vais planter cet automne (environ une quarantaine). Je les sélectionne principalement en fonction de leur comestibilité, de leur rusticité et de leur facilité de récolte. Mais quand j’hésite entre plusieurs variétés, je m’autorise à utiliser le critère de l’esthétique. Les fleurs, bien sûr, mais aussi la couleur des feuilles à l’automne.

Parce que j’ADORE l’automne.

Un des rosiers rugueux plantés cet été, par exemple, est devenu orange vif. Le forsythia, lui, a viré au violet. À côté, les mûres pas mûres qui sont restées rouge écarlate. Et avec le soleil rasant d’octobre, on dirait que tout s’enflamme.

En ce moment, on dirait que les arbres ont envie d’imiter le soleil levant.

Et c’est juste trop beau !

Anne, ancienne parisienne, nouvelle paysanne. Je te raconte comment je crée petit à petit un jardin-forêt en permaculture sur mon terrain de 7 hectares en Ardèche verte. En savoir plus…