Notre école à la maison : de plus en plus inspirée par la pédagogie Charlotte Mason

L’année dernière, je te disais qu’on faisait peu d’instruction formelle et qu’on pratiquait « l’unschooling ». Ce n’est plus tout à fait vrai.

En fait, depuis le début, j’envisage mon rôle dans l’éducation de mes enfants de la même manière que celui concernant leur alimentation. Comme tout le monde, je souhaite que mes enfants apprécient toutes sortes de mets, qu’ils mangent équilibré, qu’ils sachent cuisiner au moins quelques plats de base et qu’ils puissent se tenir à table correctement.

Alors j’essaie de leur montrer l’exemple en mangeant correctement et en leur proposant une grande variété de plats. Inciter à goûter, oui, mais jamais forcer. Leur montrer à quel point j’apprécie tel ou tel aliment avec enthousiasme. Eviter le junk food à la maison pour ne pas les tenter, tout en leur proposant autre chose de délicieux à la place. Leur montrer l’exemple en cuisinant souvent et leur déléguer la préparation de quelques repas.

De même, j’aimerais que mes enfants aient une culture générale étendue, qu’ils soient curieux de toutes sortes de sujets variés, qu’ils aient au moins les connaissances de base en mathématiques et français et qu’ils sachent s’exprimer correctement et logiquement, à l’oral comme à l’écrit.

Côté école, j’envisage donc mon rôle exactement de la même façon que pour la nourriture : leur présenter plein de sujets différents, inciter à tester mais ne jamais forcer, leur communiquer mon enthousiasme pour différentes matières, limiter les temps d’écran bouffe-temps tout en leur proposant d’autres activités intéressantes, et leur montrer l’exemple d’apprentissages variés, de curiosité insatiable et de beaucoup beaucoup de lectures.

Et quand j’ai découvert la pédagogie Charlotte Mason, j’ai tout de suite été séduite. Notre rôle d’éducateur, selon elle ? « Étaler un festin abondant et délicat dans les programmes et laisser chaque petit hôte assimiler ce qui lui convient. » Exactement. Nourrir l’esprit comme on nourrit le corps. Ça, ça me parle bien !

L’année dernière, j’ai testé plusieurs idées issues de cette pédagogie et j’ai été surprise à chaque fois que mes filles soient si réceptives. Qui l’eut crû, par exemple, que deux petites filles de 4 et 8 ans adoreraient étudier l’oeuvre de Salvador DalÍ ?

Depuis la rentrée, j’ai donc infusé de plus en plus d’idées Charlotte Mason dans notre programme quotidien, qui s’est peu à peu complètement transformé. Aujourd’hui, il ressemble plutôt à ça :

Une structure à base d’habitudes et de routines

Chaque jour ressemble un peu au précédent, chez nous. Pas besoin de se poser de questions, nous avons mis en place une petite routine qui roule toute seule facilement :

  • Un « English Breakfast ». À l’heure du petit-dèj, je me transforme soudainement en « American Mom » qui, comme chacun le sait, ne sait malheureusement pas parler français (sorry !). Je dois donc faire moult mimes et langage des signes pour que les enfants me comprennent, c’est assez cocasse !
  • Une séquence « école » quotidienne (oui, on fait aussi souvent école le weekend), juste après le petit dej et souvent en pyjamas. La veille, j’écris le programme du jour dans le « cahier de la directrice », on fait, on coche. La grande majorité de notre école est faite ensemble à base de lectures à haute voix. J’y reviendrai un peu plus bas.
  • Deux moments de rangement quotidiens. Jusqu’à il y a peu, j’avais l’impression de passer ma vie à essayer de remettre en ordre le tsunami de bordel permanent déchaîné dans la maison par mes enfants. D’autant plus que le niveau de bazar a nettement empiré depuis que les filles sont à la maison tous les jours, tout le temps. Forcément. De tout ça découlait une impression d’échec domestique permanent et je m’épuisais de vivre sans arrêt dans le bordel, et en pyjamas. Désormais, on s’habille le matin et on range le bazar le soir. Révolutionnaire, non ? Oui je sais, ça paraît tout bête. Tellement tout bête que je me demande bien pourquoi j’ai attendu 20 ans pour mettre ça en place parce que ça a changé ma vie. Vraiment.
  • Une après-midi de jeu libre, avec ou sans copines.
  • Un moment dédié aux écrans en tous genres, en fin d’après-midi. (Oui, tu l’as deviné, après le rangement du soir. Une carotte pour faire les trucs les moins fun, ça aide toujours !) J’ai téléchargé quelques jeux éducatifs (mais ludiques), nous sommes abonnés à Bayam et elles peuvent envoyer des messages à leurs cousines et amies. Pas d’accès libre à Youtube ni Netflix, toutefois.

À titre personnel, je suis plutôt du genre pas-structurée-pour-un-sou-qui-a-juste-envie-de-faire-ce-qu’elle-a-envie-de-faire-quand-elle-a-envie-de-le-faire alors suivre cette routine au quotidien pour montrer l’exemple aux enfants me demande énormément d’efforts. C’est même probablement ce qu’il y a de plus difficile pour moi dans nos journées d’école. (C’est dire à quel point je suis bordélique de nature !)

Mais quand je vois à quel point c’est utile, pour moi comme pour mes enfants, j’ai envie de persévérer ! (Une maison rangée tous les jours ! Plus de demandes incessantes pour utiliser la tablette en journée ! Plus de négociations interminables pour savoir qui débarrasse la table ou quand est-ce qu’on doit sortir le compost ! C’est magique !)

Un programme à base de lectures à haute voix et de « living books »

Charlotte Mason recommandait d’utiliser des « livres vivants », c’est à dire des « ouvrages beaux et bien écrits, qui enseignent sur la vie, les valeurs morales et le dépassement de soi. » comme l’explique le blog Petits Homeschoolers (qui en passant propose une liste assez fournie de ce genre de livres). « La plupart du temps ils apportent des connaissances d’une manière engagée et amusante. Écrits par un auteur passionné par le sujet, ils ont une ‘âme’. »

Bref, de bons livres qui donnent envie de lire. (Contrairement à la plupart des manuels scolaires, il faut bien l’avouer.)

En ce moment, par exemple, nous lisons :

  • Naissance d’une cité romaine, de David Macaulay (1 à 3 pages par jour) : un livre génial qui raconte les techniques de construction et le mode de vie des anciens Romains à l’aide de dessins qui sont à la fois très simples à comprendre et extrêmement détaillés.
  • Le petit Monde de Charlotte, de E.-B. White (1 chapitre par jour) : un petit roman de débutant tout mignon qui permet de démarrer des discussions sur des thèmes comme la vie, la mort, le végétarisme, l’amitié, le courage, etc.
  • Harry Potter à l’école des sorciers, de J.K. Rowlings (une dizaine de pages par jour car les chapitres sont loooongs !) : faut-il présenter ce livre ? Ma grande n’ose pas encore lire de gros pavés comme celui-ci toute seule, alors le fait de le lire ensemble permet d’en dédramatiser la lecture et d’aborder plein de nouveau vocabulaire. Sans compter les discussions intéressantes que ça suscite, par exemple sur les mauvais traitements faits aux enfants.
  • Un ou deux albums sur des thèmes très variés, en fonction de ce que je trouve à la bibliothèque et des thèmes qu’on aborde par ailleurs. Un exemple de ce matin : La dame des livres, de Heather Henson, illustré par David Small. Un album émouvant qui raconte l’histoire des « Pack horse librarians », ces bibliothécaires itinérantes du Kentucky des années 1930. Un peu de géo, un peu d’histoire, et une belle leçon de vie, le tout avec une oeuvre de d’art sur les genoux : j’adore !
  • Les aventures de Tom Sawyer, de Mark Twain, sous forme de livre audio lorsque nous sommes en voiture, en route vers une activité.

Un curriculum très varié

Nous étudions plein de sujets, un ou deux chaque jour en plus de nos lectures. Par exemple :

  • Les mathématiques. Nous apprenons les tables de multiplications à l’aide de chansons (« Les tables de multiplications », sur Spotify), faisons des exercices dans des cahiers (elles adorent ça toutes les deux, va comprendre) et suivons aussi les cours de maths (super bien faits !) sur Khan Academy.
  • Les sciences. Nous regardons beaucoup (beaucoup !) d’épisodes de C’est pas sorcier. Nous faisons aussi des petites séquences d’étude sur un animal en particulier (une vidéo regardée ensemble puis un coloriage collé dans le cahier, par exemple, ou encore un album lu ensemble et un résumé écrit dans le cahier).
  • Le français. En plus des lectures à haute voix quotidiennes, nous faisons de rapides dictées (2 ou 3 phrases max) qui permettent d’aborder des règles d’orthographe et de grammaire.
  • L’histoire des arts. Nous faisons toujours le jeu de l’artiste, avec Gauguin cette fois.
  • La géographie. Nous faisons de très courts quizz de géographie sur carte (nommer les pays d’Europe sur une carte vierge en 3 minutes, par exemple), ou encore lisons un album ayant pour contexte un pays particulier qu’on situe ensuite sur une mappemonde.
  • La poésie. Nous lisons une poésie chaque jour, juste pour le plaisir d’écouter des jolis mots (même si on ne comprends pas toujours tout !). Et de temps en temps, nous en apprenons une par coeur ou nous la copions dans le cahier pour ensuite l’illustrer. Nous écoutons aussi les fables de La Fontaine en voiture, sous forme de livre audio.
  • Le dessin ou la peinture. Elles pratiquent de leur côté lorsqu’elles en ont envie, l’après-midi ou pendant nos lectures, mais je leur montre parfois des techniques spécifiques à l’aide d’une vidéo ou d’un livre.
  • La musique. Les filles assistent à un cours de piano une semaine sur deux et ma grande s’entraine seule de temps en temps à la maison. J’essaie aussi en ce moment de mettre en place un moment de « chorale familiale » où nous chantons tous ensemble, mais ce n’est pas encore gagné. À suivre !
  • La danse. J’ai acheté des billets pour plusieurs spectacles de danse à Valence cette année et nous avons regardé pas plus tard qu’hier le ballet Casse-noisette de Tchaïkovski sur Netflix.

Ça peut paraître énorme, comme programme (surtout que je pourrais continuer la liste et parler de mythologie, du cahier de vie, …), mais les séquences sont très courtes et toujours ludiques.

Et surtout : je ne fais que proposer. Je fais une liste des suggestions du jour dans un petit carnet (qui a été surnommé « le cahier de la directrice ») et une des filles est chargée de diriger les apprentissages et de cocher ce qu’on a fait au fur et à mesure.

Si elles n’ont pas envie de faire une activité ou d’aborder un sujet, je n’insiste pas, mais j’y reviens quelques jours, semaines ou mois plus tard, éventuellement sous une autre forme. Exactement comme je ferais, finalement, si j’essayais de faire aimer la châtaine à une enfant qui n’est pas (encore) fan.

Nous passons 2 heures par jour grand maximum à faire l’école, et toujours dans la bonne humeur. D’ailleurs, je me focalise plus sur l’ambiance qui se dégage de ces moments que sur les apprentissages eux-mêmes. Mon objectif principal est que nous passions un bon moment ensemble et seulement accessoirement, que nous apprenions des choses.

Et pour le moment, ça marche ! Pourvu que ça dure !

Bilan de la première saison au potager

Fin novembre, c’est le moment de faire le bilan de cette première saison côté récoltes. Qui clairement, n’est pas super positif. On ne peut pas dire qu’on a croulé sous les légumes.

Ah ça, non !

Les radis sont les seuls légumes qu’on a récolté par dizaines. Les autres légumes se comptent plutôt en unités, voire sur les doigts d’une seule main, comme les courges.

Ou devrais-je dire : LA courge.

Oui, parce que je n’ai récolté qu’une seule courge. Heureusement qu’elle était grosse, pour compenser !

Ah non.

Bref. Le bilan n’est pas hyper positif si on compte uniquement en terme de nombre de légumes récoltés.

Mais même si j’ai eu quelques moments de déception et de découragement cet été quand les résultats de mes semis et plantations n’étaient pas au rendez-vous, je reste optimiste et je garde le cap sur l’objectif que je m’étais fixée au départ, à savoir produire au moins la moitié des fruits et légumes qu’on consomme d’ici 3 ans. Il me reste du temps et comme je partais de strictement rien en termes de connaissances, de matériel et d’expérience, je trouve normal que ça n’arrive pas tout de suite. Je le vis bien.

D’autant plus que je me sens bien plus confiante pour aborder la nouvelle saison. Car si on inclut les apprentissages que j’ai fait cet été dans le bilan des récoltes, là ça devient nettement plus intéressant !

Leçon numéro 1 : Eloigner les poules du potager. Laisser picorer des poules omnivores constamment affamée à côté de mes pieds de tomates et mes semis de laitue ? Mauvaise idée !

Leçon numéro 2 : Planter des légumes là où il y a suffisamment de terre. Placer le potager sur le haut d’une pente où la terre est certes fertile mais profonde de 10 centimètres seulement ? Mauvaise idée !

Leçon numéro 3 : Créer des plaines artificielles en aménageant des terrasses. Planter des légumes sur le flanc d’une colline abrupte qui laisse dévaler le peu d’eau qui tombe du ciel ? Mauvaise idée !

Tout ça me parait complètement évident maintenant, bien sûr. Je me demande même comment j’ai pu penser récolter quoi que ce soit en semant mes graines sur 10 centimètres de terre, en pente et au milieu des poules. M’enfin, ça te montre bien à quel point je partais de loin !

Heureusement, seules les plantes annuelles ont souffert de mon inexpérience. Quasiment tous les arbres et arbustes vivaces que j’ai planté cette année ont survécu. Sur une vingtaine planté, j’en ai perdu 2, un pied de myrtille et un de canneberge, tous deux morts desséchés après 4 mois de canicule parce que je les avais plantés sur la berme d’une baissière, en plein soleil. (Ce qui aurait peut-être été une bonne idée dans un sol très argileux, mais dans mon sol sablonneux-limoneux très drainant et avec la sécheresse de cet été, ce n’était pas l’idée du siècle.)

Certains de mes arbustes ont même déjà produit ! Oui oui ! Et quelle production !

Récolte totale 2018 : 4 myrtilles. 😂😂😂

Publiée par De la terre à la vie sur Samedi 28 juillet 2018

Ok ok, c’est de la toute toute petite récolte. Mais il paraît que c’est normal pour une première année sur un pied de myrtille, donc je ne suis pas inquiète.

On a aussi récolté plein de mûres, de framboises, de pommes et de poires sauvages. Certes, tout ça a poussé tout seul sur notre terrain, je n’ai eu qu’à récolter. Mais on ne va pas chipoter !

Et à défaut de manger nos récoltes pour Thanksgiving, on a pu décorer la table avec des fleurs et des baies du jardin. C’est un bon début !

Quoi de neuf à la ferme en novembre ?

En novembre, on a eu beaucoup de pluie et beaucoup, beaucoup de brouillard. On a aussi planté des fraisiers, ré-aménagé le salon, construit des murs en pierres sèches, planté des arbres, trouvé plein de champignons et plein d’autres choses !

 

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en novembre » !

Après plusieurs mois de sécheresse, ce mois-ci on s’est bien rattrapés ! Il a plu, puis il a neigé, puis il a plu, et puis… il a plu encore. Et comme le brouillard n’est rien d’autre qu’un nuage posé au sol, eh bien nous avons eu beaucoup, beaucoup de brouillard !

Toute cette eau a fait beaucoup de bien partout. Nos réserves d’eau sont pleines, pour commencer, et ça, ça fait toujours plaisir ! L’énorme trou qu’on avait creusé à l’automne dernier pour tenter de trouver une source s’est rempli d’eau à un moment, ce qui a exacerbé nos rêves de transformer cette grosse zone de chantier en un bel étang, à l’avenir. Et le fait que toute cette eau s’infiltre et disparaisse complètement en moins d’une journée a aussi confirmé que si nous procédions avec ce rêve, nous aurions certainement besoin d’une bâche pour assurer l’étanchéité du bassin.

De son côté, la nature aussi a bien profité de toute cette eau. Quelques massifs de fleurs, que je pensais kaput pour cette année, ont repris du poil de la bête et nous ont offert une jolie dernière floraison. Et surtout, des champignons ont poussé de partout : des petits, des moyens, et parfois même des énormes, comme ces gros champignons blancs qui font 20-30 centimètres de diamètre. Partout où j’avais mis du broyat, il a poussé des dizaines et des dizaines de champignons, ce que je prends comme une preuve que les mycorhizes sont bien en santé.

Pour survivre à ces semaines de brouillard intense, nous avons ré-investi l’intérieur de la maison, que nous avions un peu délaissé depuis le printemps. Nous avons réaménagé notre salon avec quantité de tapis et coussins, attisé la cheminée, dégainé les bougies, ajouté des petits lampes un peu partout, lu pléthore de magazines et de livres et bien sûr, fait fondre moult tablettes de chocolat et infusé moult tasses de thé. Bref, de quoi profiter de bons moments de « hygge » à la danoise !

Ce qui n’a pas empêché les enfants de se défouler à l’intérieur, bien sûr ! Ni les adultes de profiter des quelques éclaircies pour travailler dans le jardin.

Sébastien a coupé les quelques arbres qui s’étaient cassés pendant la tempête de neige du mois dernier. Il a ensuite étalé les branches broyées dans les allées du potager du bas, pour nourrir encore un peu plus les champignons qui recolonisent petit à petit cette ancienne prairie. On s’en sert aussi pour remblayer les allées que j’avais creusé l’année dernière entre les planches de culture, puisque, on le sait maintenant, avoir des planches surélevées dans ce sol très drainant et hyper séchant n’était pas l’idée du siècle.

De mon côté, j’ai retravaillé les planches de cultures que j’avais créées l’année dernière pour y planter des fraisiers, et j’ai eu le plaisir de constater que sous le paillage, la qualité du sol s’est grandement améliorée, rien qu’en une année. Déjà, la fourche-bêche que j’utilise pour aérer le sol s’enfonçait beaucoup, beaucoup plus facilement que l’année dernière. Rien à voir. Et en plus, j’ai repéré beaucoup, beaucoup plus de ver de terres et bestioles en tous genres.

Après avoir aéré la terre, on a repaillé l’ensemble, en partie avec les feuilles mortes récupérées sur les chemins, en partie avec de la veille paille, puis j’ai planté plein de fraisiers. En tout, c’est presque une centaine de plants que j’ai mis en terre ce mois-ci.

J’en ai planté une moitié ici, dans le potager du bas, où le sol était déjà plat, et déjà travaillé, donc c’est allé assez vite. Mais je ne voulais pas planter tous les fraisiers ensemble pour éviter les problèmes liés aux monocultures donc j’ai dû créer de nouvelles planches de cultures un peu plus haut sur le terrain pour y implanter l’autre moitié.

Comme à cet endroit le sol est en pente, j’ai construit un petit mur en pierre sèche, puis j’ai bêché pour créer une terrasse en pente légèrement négative, comme j’avais déjà fait cet été. Chez nous le sol est assez caillouteux, ce qui est à la fois pénible quand il faut trier les cailloux, mais assez pratique quand tu peux réutiliser direct tous ces cailloux pour construire des petits murs de soutènement.

Sinon j’ai continué à planter des arbres et des arbustes un peu partout sur le terrain, presque comme je l’avais imaginé sur mon master plan (il a fallu faire quelques ajustements, mais globalement j’avais bien réfléchi les choses).

Parfois en creusant je suis tombée sur tellement de gros cailloux qu’il ne me restait pas assez de terre pour remblayer autour des racines de l’arbre, et j’ai dû ajouter du terreau de plantation du commerce que j’avais acheté en prévision de ce genre de problème.

Autour de chaque arbre, je crée systématiquement soit des petites cuvettes, soit carrément des mini-terrasses en pente légèrement négative, parfois avec un talus, parfois soutenues avec des pierres, en fonction de ce que j’ai sous la main et surtout de mon niveau d’énergie. (Je m’amuse beaucoup à fabriquer des murs en pierre sèche, j’ai l’impression de jouer au Tetris grandeur nature, mais ça reste quand même assez physique !) L’idée c’est toujours de faire en sorte que l’eau ne dévale pas la pente, histoire de lutter au mieux contre la sécheresse qui ne manquera pas de revenir l’été prochain. Sur ce point, j’ai appris ma leçon cet été !!

Comme les journées ensoleillées étaient à la fois rares et courtes, vu que le soleil se couche désormais aux environ de 16h et qu’en plus je passe souvent les matinées à faire l’école aux filles, je me suis plusieurs fois retrouvée à terminer mes plantations de nuit, à la lampe frontale, ce qui a bien fait rigoler ma famille.

Sinon j’ai trouvé un super moyen de signaler les arbres pour éviter qu’on ne marche dessus : un peu de laine rose fuschia (récoltée, fabriquée et teinte ici même en Ardèche, difficile de faire plus local !), enroulée bien serrée sur le haut d’un bâton et planté dans le sol. Super efficace, pas cher et écolo ! Reste à voir dans le temps à quel point c’est durable.

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens le mois prochain pour une nouvelle vidéo !

Ciao !

Quels arbres planter dans mon jardin forêt de montagne ?

En ce moment, je plante, je plante, je plante.

J’ai commencé par planter la première vague d’arbres qui est arrivée, et maintenant, j’enchaine sur la centaine de pieds de fraisiers que j’avais commandé à la pépiniériste locale. Et ce n’est pas fini, puisqu’en tout j’ai commandé 88 arbres et arbustes (en plus des 100 fraisiers, donc). Si tu calcules bien, ça fait un paquet de trous à faire !

Je commence à bien maîtriser le process : râtisser, creuser, dépoter, remblayer, arroser, pailler, marquer… Au suivant !

De quels arbres et arbustes s’agit-il, me diras-tu ? Voici une « petite » liste de ce que je vais planter dans mon jardin-forêt cet automne :

  • Amélanchier à feuilles d’aulne (Amelanchier alnifolia) ‘Obelisk’
  • Amélanchier à feuilles ovales (Amelanchier ovalis)
  • Amélanchier du Canada (Amelanchier canadensis) ‘Ballerina’ et ‘Prince William’
  • Arbousier (Arbutus unedo)
  • Arbre aux faisans (Leycesteria formosa)
  • Arbre aux gousses bleues (Decaisnea fargesii)
  • Arbre de Judée (Cercis siliquastrum)
  • Argousier (Hippophae rhamnoïdes) ‘Solo’
  • Aronia à feuilles d’arbousier (Aronia arbutifolia) ‘Brillant’
  • Aronia à fruits noirs (Aronia melanocarpa) ‘Viking’
  • Asiminier (Asimina triloba) ‘Sun Flower’, ‘Prima’ et ‘Georgia’
  • Baie de mai (Lonicera caerula) ‘Atut’, ‘Duet’, ‘Edulis’, ‘Kalinka’, ‘Kamtschatica’ et ‘Kiev’
  • Caraganier de Sibérie (Caragana arborescent)
  • Cassis (Ribes nigrum) ‘Andega’, ‘Oje blanc’, ‘Tenah’, et ‘Titania’
  • Chalef à grandes feuilles (Elaeagnus macrophylla)
  • Chalef d’automne (Eleagnus umbellata)
  • Cerisier (Prunus cerasus) ‘Précoce de la marche’
  • Coing citron japonais (Chaenomeles japonica) ‘Cido’
  • Coing de Chine (Pseudocydonia sinensis)
  • Coing pomme (Cydonia Aromatnaja)
  • Cormier (Sorbus domestica) ‘Sossenheimer riese’
  • Cornouiller à fleurs (Cornus kousa) ‘Big apple’
  • Cornouiller sauvage (Cornus mas) ‘P5’
  • Epine-vinette (Berberis koreana) ‘Red Tears’
  • Feijoa (Acca sellowiana) ‘Apollo’, ‘Coolidge’ et ‘Unique’
  • Figuier (Ficus carica) ‘Brown turkey’ et ‘Précoce de Dalmatie’
  • Goji (Lycium Barbarum)
  • Goumi du japon (Elaeagnus multiflora)
  • Groseiller (Ribes rubrum) ‘Blanka’ et ‘Versaillaise blanche’
  • Jujubier / Dattier chinois (Ziziphus jujuba) ‘Lang’
  • Kiwaï (Actinidia arguta) ‘Ananasnaya’, ‘Cherry Bomb’, ‘Geneva’, ‘Issaï’, ‘Jumbo’, ‘Ken’s Red’, ‘Missionnaire’, ‘Purpurna Sadowa’, ‘Vitikiwi’ et ‘Weikii plus’
  • Kiwi de l’Arctique (Actinidia Kolomikta)
  • Micocoulier (Celtis australis)
  • Mûrier blanc (Morus alba) ‘Blanc violacé Emmanuel’ et ‘Kokuso’
  • Mûrier noir (Morus nigra) ‘Wellington Mulberry’
  • Myrtille à corymbe (Vaccinium corymbosum) ‘Berkeley’, ‘Early Blue’, ‘Ivanhoé’ et ‘Patriot C3’
  • Myrtille américaine (Vaccinium ashei) ‘Southland’
  • Nashi (Pyrus pyrifolia) ‘Nijisseiki’
  • Néflier d’Allemagne (Mespilus germanica) ‘Belle de grand lieu’
  • Noyer (Juglans regia) ‘Franquette’ et ‘Kirschnuss’
  • Olivier de bohême (Elaeagnus angustifolia)
  • Pacanier (Carya illinoinensis) ‘Delmas’ et ‘Mohawk’
  • Pêche sanguine vineuse (Prunus persica)
  • Plaqueminier (Diospyros virginiana) ‘Costata’, ‘Fuyu’ et ‘Meader’
  • Poivrier des moines / Gattilier (Vitex Agnus-Castus)
  • Poivrier du Sichuan (Zanthoxyllum Piperitum)
  • Poivrier Timut / Poivrier pamplemousse (Zanthoxylum armatum)
  • Prunier (Prunus domestica) ‘Mirabelle de Nancy’, ‘Reine-Claude Dorée’ et ‘Reine-Claude du Pouget’
  • Ragouminier (Prunus tomentosa)
  • Vigne (Vitis vinifera) ‘Isabelle’

(Tu remarqueras que j’ai un peu craqué mon slip sur les kiwaïs et les baies de mai. Je ne sais pas ce qui m’a pris, surtout sachant que je n’ai même jamais goûté les baies de mai… M’enfin.)

Les journées où il ne pleut pas étant à la fois rares et courtes en ce moment (rapport à la saison et à la pluie), ça m’arrive de finir un peu tard, arrosoir à la main et lampe au front.

Mais mes journées ne sont pas que terreuses ! Car, inspirée par ma première expérience de marquage des arbres à greffer, j’ai trouvé un moyen de marquer l’emplacement de mes arbres qui est toute jolie : j’enroule de la laine (récoltée, filée et teinte ici même en Ardèche) bien serrée autour de piquets de bois d’un mètre de haut environ (récoltés eux aussi on ne peut plus localement, ici même sur notre terrain !).

Résultat : un petit effet yarnbombing qui est à la fois original, écolo, et très efficace. Mes bébés arbres ont beau être quasi invisibles, tout chétifs et défeuillés qu’ils sont au milieu de la broussaille, ils sont bien protégés par leurs petits piquets laineux rose fluo. Grâce à eux, nous avons déjà évité plusieurs accidents d’écrabouillage malencontreux par des bottes enfantines !

Au petit matin, tous les chats sont gris

J’adore me lever à l’aube. C’est un moment tendre et fugace qui s’évanouit dès que le soleil est complètement sorti de derrière la montagne.

L’hiver, c’est tellement plus facile que l’été alors ça arrive bien plus souvent ! (J’ai tendance à me réveiller dès que la lumière entre dans la chambre, mais l’été, quand le soleil se lève à 5h10, j’ai aussi tendance à me rendormir !)

Et je ne suis pas seule ! Car notre chatonne est un véritable chat de compagnie. Pourtant, elle est n’est pas timorée : elle fait ses besoins dehors, elle chasse les musaraignes, elle dort dans la buanderie avec le chien, elle guette les poules pour pouvoir leur faire peur. On pourrait croire que ce serait un chat indépendant et solitaire.

Mais pas du tout. Tous les matins, quand je pars ouvrir aux poules, elle me suit. Je pars en balade ? Elle me suit. Je vais au potager ? Elle me suit. Comme un petit chien.

Et si jamais elle me perd de vue, elle se met à pleurmiauler tellement fort qu’on l’entendrait à l’autre bout du terrain.

Ma chienne, elle, est plus âgée et semble blasée de tout ça. Il faut vraiment qu’on parte en rando loin pour qu’elle daigne se lever et nous suivre. Alors j’apprécie cette compagnie féline pour contempler le lever du soleil chaque matin.

Quand les fleurs d’été côtoient les graines et les champignons d’automne

En ce moment au jardin, d’énormes champignons ont poussé un peu partout sur la pelouse. Aucune idée de quelle espèce de champignon il s’agit, ni s’il est comestible. Mais ça me donne bien envie d’en apprendre plus sur les champignons !

A côté de l’ambiance automnale apporté par les champignons, il reste encore quelques petites touches d’été fleuri. Les soucis et les cosmos, que je pensais complètement morts, ont beaucoup apprécié la pluie de ces derniers jours et nous offrent une jolie dernière floraison avant l’hiver.

Les récoltes se font très minces, mais il me restait encore les graines des tournesols. Ils sont moins jolis et majestueux que lorsqu’ils étaient en fleur, mais le côté symétrique reste agréable à l’oeil. Et je suis certaine que mes poules vont apprécier l’apport de matières grasses lors des prochaines neiges.

Le pouvoir du hygge pour lutter contre le brouillard

Quinze jours de pluie !

Après 3 mois de sécheresse et un gros épisode neigeux éclair, ça fait maintenant plus de quinze jours qu’il pleut. (Y a plus de saisons ma bonne dame, tout ça, tout ça…)

Remarque, je ne me plains pas, hein ! Ça fait du bien de ne pas avoir à aller chercher de l’eau. Nos réserves sont pleines à ras bord, c’est appréciable !

Et en montagne, avec la pluie arrive aussi le brouillard. Bin oui, on est dans le nuage au lieu d’être en dessous ! (D’ailleurs, parfois on est carrément au-dessus des nuages et là c’est magique.)

Ça fait qu’il n’est pas forcément facile de me motiver pour aller planter les arbres qui attendent sagement mes coups de pioche. Ça donne plutôt envie de rester tranquille au coin du feu à boire un petit thé bien chaud…

J’ai lu récemment un livre sur le hygge, juste avant de réaménager le salon pour l’hiver. Résultat, c’est bougies, petites lumières, plaids en laine, chaussons fourrés et gros pulls à gogo.

On plantera des arbres plus tard…

Et je ne suis pas la seule à préférer rester à l’intérieur d’ailleurs. Ces jours-ci, les filles passent beaucoup de temps, elles aussi, à regarder dehors ou à lire dans ce petit coin. J’ai d’ailleurs pour projet d’y ajouter des rideaux et des coussins pour rendre cette niche encore plus hygge.

Oui, c’est hygge power au Petit Janouillet en ce moment.

Notre calendrier de l’Avent sans sucre, zéro déchet, DIY et pas trop cher (rien que ça)

L’autre jour, j’ai tapé « sugar-free zero-waste clutter-free DIY frugal advent calendar ideas » dans Google (oui, je suis d’accord, ça devient un peu compliqué, cette histoire de calendrier de l’Avent…)

Après bientôt 20 ans de Noëls avec des enfants, je commence à savoir ce que je veux comme calendrier de l’Avent. Ou plutôt, ce que je ne veux pas !

  • Je ne veux pas que mes gamins mangent un chocolat ou une pâte de fruit au petit-dèj chaque jour pendant 24 jours. On mange déjà bien trop de sucre le reste du temps, et entre Halloween et Noël, je trouve que ce n’est pas complètement idiot de faire un petit break.
  • Je ne veux pas 24 petites babioles en plastique. Surtout que comme j’ai plusieurs enfants, ça peut passer potentiellement à 48, 72 voir 96 babioles en plastiques qui viendront encombrer rapidement le tapis du salon et ma poubelle.
  • Je ne veux pas dépenser 100 euros ou plus pour lesdits chocolats ou merdouilles en plastok. Oui, parce les calendriers de l’Avent qu’on trouve dans le commerce montent vite à 20-25 euros, et si je les achète moi-même en mode zéro déchet chez le chocolatier, c’est potentiellement encore plus cher. Surtout que bon, il me faut goûter, bien sûr. Alors ce n’est pas 24 chocolats x 4 enfants qu’il me faut, mais bien 24 chocolats x 4 enfants + 223 chocolats pour maman qui ne sait pas se contrôler.

Bref, j’ai envie de faire quelque chose de plus simple, cette année. Même si simple ne veut pas dire facile, parce que ça va me prendre un peu de temps. Mais on a rien sans rien et je suis motivée. Je me dis que passer du temps ensemble à faire des activités nous fera de plus jolis souvenirs qu’un seau de playmobils cassés.

Voici la liste des idées que j’ai trouvé, au cas où ça t’intéresse :

  1. Aller couper un sapin dans la forêt (on a 7 hectares à élaguer, autant que ça soit utile !).
  2. Décorer le sapin ensemble (avec musique de Noël ad hoc, of course).
  3. Installer les lumières pour l’extérieur de la maison et faire une petite cérémonie d’allumage en famille. Puis aller au village pour voir si on voit nos lumières depuis là-bas.
  4. Faire une sortie ciné à thème Noël.
  5. Aller voir un spectacle de danse (et ça tombe bien, j’ai déjà les tickets pour mi-décembre).
  6. Faire un quizz de Noël (quelques idées ici, à adapter).
  7. Assister à un concert de Noël (dans une église locale, par exemple).
  8. Faire un concert familial de chansons de Noël.
  9. Aller voir les lumières de Noël dans une grande ville du coin.
  10. Fabriquer des bonhommes en pain d’épices.
  11. Fabriquer des boules pour le sapin avec de la laine (des pompons, par exemple).
  12. Créer une bucket list de Noël qui recense ce qu’on veut accomplir l’année prochaine.
  13. Faire un truc gentil et désintéressé pour quelqu’un (quelques idées ici).
  14. Aller faire du patin à glace.
  15. Préparer (et boire !) du vin chaud ou du jus de pomme épicé chaud.
  16. Créer et envoyer des cartes de voeux.
  17. Accrocher du gui et s’embrasser dessous (reste à savoir où trouver du gui… je ne sais même pas à quoi ça ressemble).
  18. Fabriquer des biscuits de Noël pour les voisins.
  19. Lire un album de Noël ensemble.
  20. Regarder un long métrage de Noël ensemble.
  21. Regarder plusieurs petits courts métrages de Noël ensemble.
  22. Lire des poèmes de Noël en buvant du thé au coin du feu.
  23. Faire du chocolat chaud à la cannelle pour le petit déjeuner. (Le chocolat chaud est devenu assez rare chez nous rapport au fait que j’ai du mal à trouver du lait embouteillé dans du verre, option zéro déchet, ce qui fait que c’est devenu un aliment de fête !)
  24. Récolter des pommes de pin pour fabriquer des décorations pour le sapin.
  25. Faire un petit déjeuner avec des pancakes au sirop d’érable (et la musique de Noël qui va avec, bien sûr !).
  26. Un chocolat ou une papillote (parce que quand même, bon, quoi…)
  27. Fabriquer du pot-pourri de Noël (bâtons de cannelle, pelures de citrus, etc.).
  28. Découper des flocons de neige en papier et fabriquer des guirlandes avec pour décorer la maison.
  29. Décorer les fenêtres avec du blanc de meudon.

Oui, ça fait plus de 24 idées. Maintenant, il va me falloir faire un peu de tri et caser tout ça dans le planning.

Je sens que nos matinées « école à la maison » vont avoir une très grosse thématique Noël…

Marquer les arbres à greffer sans utiliser de plastique ni de peinture en bombe

Cette dernière année, j’ai énormément développé mes compétences en reconnaissance d’essences d’arbre. Avant je ne savais reconnaître que les chênes, et encore, il fallait que je regarde bien, et de près. Maintenant, je sais repérer des dizaines d’essences, certaines même de loin en conduisant.

Mais je manque encore d’assurance pour les reconnaître une fois que toutes les feuilles et les fruits sont tombés, quand le seul indice qu’il reste est la couleur et la texture de l’écorce.

Alors comme je compte greffer les fruitiers sauvages en février-mars prochain, il m’a fallu trouver un autre moyen de les distinguer, histoire d’éviter de greffer un poirier sur un pommier !! Pour éviter d’utiliser de la peinture colorée en bombe (mon premier réflexe, pas très écolo), je me suis équipée de plusieurs pelotes de coton de différentes couleurs (pas du coton bio, je n’ai pas trouvé, mais teinture okeo-tex). Et j’ai fait des petits noeuds…

Bleu clair : pommier à greffer
Vert : châtaignier à greffer
Rose : prunier à greffer
Violet : poirier à greffer
Orange : merisier à greffer

C’est bon, l’hiver peut arriver !

Première (grosse !) neige

Hier soir, il a commencé à neiger. Puis il a neigé, et neigé, et neigé encore. Et au matin, le paysage était complètement transformé, enfoui sous 35 centimètres de neige.

On s’est bien amusé dans la neige avec les enfants, c’était chouette !

Et c’était chouette de voir la chatonne découvrir la neige pour la première fois de sa vie !

Les poulets, eux, ont moins apprécié. D’habitude je ne les nourris pas, mais avec l’épais couvert neigeux, ils avaient du mal à trouver à manger. Je leur ai donc apporté quelques pommes acides et quelques châtaignes récoltées dernièrement.

Les arbres avaient encore la plupart de leurs feuilles et j’ai l’impression qu’il y a eu beaucoup de casse. Notre chemin est quasi impraticable, recouvert d’une épaisse couche de neige et barré par de nombreuses branches cassées.

Mais la neige fond déjà, donc on pourra rapidement constaté l’étendue des dégâts.