Marquer les arbres à greffer sans utiliser de plastique ni de peinture en bombe

Cette dernière année, j’ai énormément développé mes compétences en reconnaissance d’essences d’arbre. Avant je ne savais reconnaître que les chênes, et encore, il fallait que je regarde bien, et de près. Maintenant, je sais repérer des dizaines d’essences, certaines même de loin en conduisant.

Mais je manque encore d’assurance pour les reconnaître une fois que toutes les feuilles et les fruits sont tombés, quand le seul indice qu’il reste est la couleur et la texture de l’écorce.

Alors comme je compte greffer les fruitiers sauvages en février-mars prochain, il m’a fallu trouver un autre moyen de les distinguer, histoire d’éviter de greffer un poirier sur un pommier !! Pour éviter d’utiliser de la peinture colorée en bombe (mon premier réflexe, pas très écolo), je me suis équipée de plusieurs pelotes de coton de différentes couleurs (pas du coton bio, je n’ai pas trouvé, mais teinture okeo-tex). Et j’ai fait des petits noeuds…

Bleu clair : pommier à greffer
Vert : châtaignier à greffer
Rose : prunier à greffer
Violet : poirier à greffer
Orange : merisier à greffer

C’est bon, l’hiver peut arriver !

Première (grosse !) neige

Hier soir, il a commencé à neiger. Puis il a neigé, et neigé, et neigé encore. Et au matin, le paysage était complètement transformé, enfoui sous 35 centimètres de neige.

On s’est bien amusé dans la neige avec les enfants, c’était chouette !

Et c’était chouette de voir la chatonne découvrir la neige pour la première fois de sa vie !

Les poulets, eux, ont moins apprécié. D’habitude je ne les nourris pas, mais avec l’épais couvert neigeux, ils avaient du mal à trouver à manger. Je leur ai donc apporté quelques pommes acides et quelques châtaignes récoltées dernièrement.

Les arbres avaient encore la plupart de leurs feuilles et j’ai l’impression qu’il y a eu beaucoup de casse. Notre chemin est quasi impraticable, recouvert d’une épaisse couche de neige et barré par de nombreuses branches cassées.

Mais la neige fond déjà, donc on pourra rapidement constaté l’étendue des dégâts.

Quoi de neuf à la ferme en octobre ?

En octobre, on a marqué des arbres à greffer, ramassé des glands et des châtaignes, peint des vitraux en plein air, admiré les belles couleurs d’automne, planté des fruitiers et plein d’autres choses encore !

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en octobre » !

Je trouve qu’octobre, c’est vraiment le plus beau mois de l’année ici et nous avons vraiment profité de l’automne dans toute sa splendeur : levers de soleil éblouissants, nuages posés délicatement sur les montagnes, lumière du matin rasante et dorée, feuilles multicolores qui illuminent les arbres et tapissent les chemins… et le trampoline ! Bref, c’était splendide et on en a bien profité !

Côté récoltes, j’ai ramassé des glands, que j’ai fait sécher au soleil sur des plateaux. Il paraît que la préparation est un peu longue, mais que ça se conserve bien une fois que c’est sec donc rien ne presse pour les goûter. Nous avons aussi bien sûr ramassé les châtaignes chez nous, qu’on a mangé grillées la plupart du temps, mais avec lesquelles j’ai aussi tenté de faire de la purée de châtaignes.

En voyant les feuilles commencer à tomber, je me suis dit qu’il serait bon de marquer les arbres que je souhaite greffer cet hiver. Certes, je reconnais de mieux en mieux les plantes, mais sans les feuilles et les fruits, je ne suis pas certaine de pouvoir distinguer les différents arbres fruitiers entre eux. Et j’aimerais éviter de greffer du poirier sur du pommier et du prunier sur du merisier !

Ma première idée était d’utiliser des bombes de peinture fluo, mais la quantité de déchets produits me rebutait pas mal, donc j’ai plutôt acheté des pelotes de coton de différentes couleurs et j’ai fait des petits noeuds avec sur les arbres. Bleu clair pour les pommiers, vert pour les châtaignier, rose pour les pruniers, etc. C’est discret, c’est biodégradable, c’est quasi zéro déchet et c’est finalement assez mignon !

J’ai également finalisé mes commandes de végétaux à planter cet automne, après 3 bons mois de réflexion et de planification ! J’avais commencé par faire une grande carte papier de la partie de mon terrain qui va devenir notre jardin-forêt, en notant l’emplacement de tous les arbres fruitiers existants. Puis j’ai fait des listes d’arbres à planter en les casant sur mon plan. Au final, c’est un plus de 80 arbres que j’ai commandé.

Pour le moment, j’en ai reçu une vingtaine, les autres arriveront petit à petit, en novembre et décembre. Et ça tombe bien, parce que c’est du boulot de les planter ! Je commence par mesurer l’emplacement (à la louche, hein, 50 cm de plus ou de moins rapportés à 2 hectares, ce n’est pas bien grave !), puis je débroussaille, j’élague les arbres alentour et je ratisse les feuilles mortes. Ensuite je creuse le trou à la pioche, je trie les cailloux, je trempe la motte pour bien désaltérer la plante, je supprime éventuellement quelques racines qui pourraient étouffer la plante par la suite. Puis je remplis le trou, en faisant attention à conserver les différentes strates de terre et à chaque fois, je crée une sorte de bassine en terre autour du petit arbre pour favoriser la rétention d’eau et lutter contre l’effet hyper drainant de mon sol et de la pente.

Le problème, c’est qu’une fois paillés, les mini arbres ne se voient plus du tout. Il va falloir trouver une solution pour qu’ils ne se fassent pas écraser par un de mes enfants (ou même par moi, parce qu’ils sont vraiment cachés !) ! A suivre, donc…

Après un mois quasi complet d’un temps chaud et ensoleillé, de peinture en plein air et de balades, l’hiver a fini par arriver d’un coup d’un seul. Une après-midi, il s’est mis à neiger. Il a neigé, neigé, puis neigé encore. Et au matin, le paysage était méconnaissable, enfoui sous 35 cm de poudreuse.

Comme les arbres avaient encore beaucoup de feuilles et qu’ils étaient en plus fragilisés par 4 mois de sécheresse, ils ont été nombreux à casser sous le poids de la neige, comme ce chêne, là, tombé en plein milieu du chemin qui mène de la maison au poulailler. Les poules étaient stoïque sous la neige, comme à leur habitude, mais les enfants, eux, étaient surexcités. Normal ! Et c’était un vrai bonheur de voir la chatonne découvrir la neige pour la première fois ! Trop mignon. On s’est tous bien amusés, et qui a besoin d’une salle de sport quand on peut pelleter de la neige pendant une heure en écoutant un podcast ?!

Notre chemin d’accès était bloqué par de nombreuses branches cassées, et j’ai bien cru que nous allions être coincés chez nous quelques jours, mais finalement, il aura fallu seulement quelques petits coups de scie bien placés et de bons pneus neige sur le 4×4 pour réussir à sortir.

Et puis de toutes façons, deux jours plus tard, la neige avait complètement fondu. C’était une parfaite répétition pour cet hiver ! Depuis, j’ai acheté une plus grande pelle, fait quelques réserves de nourriture, sorti les bonnets : le vrai hiver peut arriver, on est prêt !

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens le mois prochain pour une nouvelle vidéo !

Ciao !

Oups, j’ai peut-être commandé trop d’arbres pour mon jardin-forêt…

J’ai reçu et planté les premiers des 88 arbres et arbustes que j’ai commandé (et ça c’est sans compter les cent pieds de fraisiers que j’ai réservés). Et à un moment, après avoir planté 4 arbres en 2 heures, je me suis dit que j’avais peut-être eu les yeux plus gros que les biceps…

Parce que c’est du boulot !!!

Heureusement, j’ai eu un peu d’aide ! (Enfin, tout est relatif. Quand ton assistante n’a que 5 ans, on peut pas toujours appeler ça de l’aide…)

L’occasion de donner un petit cours sur la meilleure façon de planter un arbre — c’est à dire de résumer ce que j’avais (re)lu la veille dans ma bible Edible Forest Gardens de Dave Jacke.

Choisir des arbres en fonction des couleurs d’automne

En ce moment, je choisis les végétaux que je vais planter cet automne (environ une quarantaine). Je les sélectionne principalement en fonction de leur comestibilité, de leur rusticité et de leur facilité de récolte. Mais quand j’hésite entre plusieurs variétés, je m’autorise à utiliser le critère de l’esthétique. Les fleurs, bien sûr, mais aussi la couleur des feuilles à l’automne.

Parce que j’ADORE l’automne.

Un des rosiers rugueux plantés cet été, par exemple, est devenu orange vif. Le forsythia, lui, a viré au violet. À côté, les mûres pas mûres qui sont restées rouge écarlate. Et avec le soleil rasant d’octobre, on dirait que tout s’enflamme.

En ce moment, on dirait que les arbres ont envie d’imiter le soleil levant.

Et c’est juste trop beau !

Manger des glands ? Vraiment ?

Dernièrement, j’ai récolté un gros panier plein de glands de chêne avec pour objectif… de les goûter !

J’ai toujours pensé, comme la plupart des Français, que les glands ne se mangent pas, et qu’ils ne sont bons qu’à donner aux cochons. Mais après avoir fréquenté des blogs américains de gens adeptes de la cueillette sauvage, j’ai appris que les glands étaient depuis toujours l’aliment de base de nombreux peuples d’Indiens d’Amérique.

Comme eux, j’ai donc récolté les glands, puis je les ai trié pour éliminer ceux qui étaient abimés, germés et qui présentaient des trous (signe qu’un petit ver a élu domicile dedans). Enfin, je les ai disposé sur des plateaux pour faire les faire sécher.

Le seul truc, c’est qu’il faut bien les préparer, car les tannins qu’ils contiennent sont effectivement toxiques à haute dose. On trouve sur internet de nombreuses vidéos expliquant comment lessiver les tannins en faisant tremper les glands moulus plusieurs jours dans de l’eau.

Une fois secs, je peux conserver les glands longtemps, donc rien ne presse pour les goûter. Je vais attendre d’avoir un peu plus de temps (est-ce que ce jour béni où « j’aurai du temps » arrivera un jour, je ne sais pas, mais on peut toujours espérer, non ?).

Cette année, je n’en ai récolté qu’un seul panier, mais vu la quantité de chênes qu’il y a dans les environs, cela pourrait être une source alimentaire importante pour nous, et largement couvrir nos besoins caloriques. Reste à savoir si c’est bon. À suivre donc !

Attention souris et musaraignes : Gazpacha est dans la place

Notre petite chatonne grandit à vue d’œil.

Elle est devenue un vrai chat de compagnie, qui me suit dans mes balades sur le terrain et pleure quand on part en rando sans elle. Elle monte en compétence « chasse » chaque jour et promet d’être assez redoutable.

Après s’être longtemps entraînée sur cet été sur les mouches, les criquets et les sauterelles, elle est désormais passée aux souris et aux musaraignes. Elle nous fait régulièrement des petits « cadeaux », le plus souvent étêtées et déposées devant la porte.

Parfois, dans un excès de gentillesse, elle nous les amène jusqu’en plein milieu du salon.

Ohhh, merci petit chat, c’est trop gentil. Fallait pas.

Couleurs d’automne

J’adore cette période de l’année quand le soleil illumine les feuilles et les transforme en superbes vitraux colorés.

Ma forêt est aussi belle qu’une cathédrale dans la lumière du petit matin.

Ça fait plus d’un mois et demi qu’il n’a pas plu alors nos réserves d’eau sont vides à nouveau, mais d’un autre côté, je porte encore des débardeurs et des sandales. Du coup, je suis partagée entre l’envie que l’été indien se prolonge et l’envie qu’il pleuve…

En gros, quoi qu’il arrive je serai contente, c’est l’avantage !

Fin de la saison des pommes et poires sauvages

La saison des pommes et poires sauvages est presque finie et les feuilles commencent à tomber, mais on en a bien profité !

On a fait beaucoup de balades « débroussaillage et découverte ». On se frayait de nouveaux chemins parmi les ronces, sécateur à la main, on découvrait des coins de notre terrain où on était jamais encore allé et on dénichait plein de pommiers et poiriers sauvages. On en trouvait 1 ou 2 nouveaux par semaine ! C’était grisant ! (Même si mes jambes sont parsemées de piqûres de ronces… Vivement que je trouve des vêtements plus rustiques et adaptés !)

À chaque fois, nous goûtions les fruits crus, puis je les faisait bouillir une dizaine de minutes pour les tester cuits. Parfois on a eu de bonnes surprises !

Un des arbres donne de petites pommes qui sont farineuses et acides crues, mais avec lesquelles j’ai fait une gelée de pommes à la cannelle dé.li.cieuse. J’ai aussi fait une confiture de poires sauvage rhum raisin. Un peu caramélisé, parfum subtil de rhum, c’est délicieux !

Le seul petit hic, c’est la texture. J’ai voulu m’éviter l’épluchage fastidieux de ces mini-poires alors je les ai fait compoter avant de les passer au moulin à légumes pour retirer les peaux. Résultat, la texture est un peu trop granuleuse (malgré un passage avec la grille la plus fine !). C’est tout à fait mangeable tel quel, mais je suis déjà en train de chercher d’autres méthodes pour avoir un rendu encore plus lisse.

Finalement je suis même un peu frustrée parce que la fenêtre de cueillette de certains de ces fruits est de 3 ou 4 jours max, et j’ai manqué de temps pour vraiment expérimenter avec toutes les variétés qu’on a sur le terrain. Il y a notamment un poirier dont les fruits auraient été parfaits en conserve au sirop… Pas grave, ça sera pour l’année prochaine !

Il ne reste plus qu’un seul poirier encore plein de fruits, que j’ai goûté et qui sont franchement mauvais, mais peut-être qu’il est juste plus tardif. Je re-goûterai d’ici une semaine ou deux et/ou quand les poires tomberont, on ne sait jamais…