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Alors je te résume la vidéo de mars en quelques mots : en mars, j’ai pioché, puis j’ai pioché, puis bon, j’ai re-pioché.

Bon ok, on a aussi planté des fruitiers, chassé des poules, installé des toilettes sèches, essayé de capter une source et plein d’autres choses encore !

Voici le texte intégral de la voix off de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en mars !

Ce mois-ci, on a eu beaucoup de pluie. Tellement, qu’au bout d’un moment, la terre devant la maison est devenue détrempée et très boueuse. Pas terrible pour la propreté de la terrasse et de l’intérieur de la maison. On a donc décidé de créer un chemin recouvert de bois broyé pour drainer un peu tout ça.

On est allé cherché des pierres (on en a un peu partout sur le terrain), et on a matérialisé un chemin devant la maison. Le tout bien sûr, dans la bonne humeur !

L’idée était de remplir chaque côté du chemin de terre pour les surélever. J’ai donc installé des troncs d’arbres le long de la pente pour retenir la nouvelle terre, et planté des petits piquets pour retenir les troncs.

Une fois le chemin terminé, on est allé cherché la terre.

Pour faire deux pierres d’un coup, on en a profité pour décaisser des allées autour des nouvelles planches de culture que j’avais délimité le mois dernier pour en récupérer la terre.

Puis on a broyé quelques-unes des millions de branches coupées amassées ces derniers temps, et on les a étalées dans le chemin.

Ensuite j’ai délimité des zones avec des bâtons, semé des graines et paillé l’ensemble. J’étais bien contente de moi… jusqu’à ce que les poules s’empressent de venir manger toutes mes graines et que le vent se charge de disperser la paille !

Le chemin fonctionne bien, lui, on n’a plus de boue sur la terrasse, mais pour le reste, ce n’est pas une grande réussite… Pour le moment ! Parce qu’heureusement, il y a toujours le mois prochain pour ajuster !

Sinon j’ai utilisé une grelinette pour décompacter la terre sur mes planches de culture. Je les ai ensuite recouvertes d’un peu de terre, d’une bonne couche de paille et j’ai semé quelques graines que les poules ont rapidement dévorées.

J’ai été dévaliser une jardinerie et on a planté tout un tas d’arbres fruitiers ainsi que des fraisiers, que mes poules se sont empressées d’étêter, en moins d’une heure.

Pour les fruitiers qui avaient déjà des étiquettes, je les ai attaché bien solidement avec de la ficelle de récup. Pour ceux qui n’en avait pas, j’ai fabriqué des étiquettes avec des bandes de plastique découpées dans des emballages et écrit dessus avec un crayon de cire. C’est censé être imperméable, et jusqu’ici ça l’est. On verra si ça l’est sur le long terme.

J’ai utilisé mon niveau égyptien et mon nouvel outil préféré, la pioche, pour créer une baissière. C’est une sorte de fossé qui est parfaitement perpendiculaire à la pente, aligné sur une courbes de niveau. L’idée est de récolter l’eau qui ruisselle le long de la montagne quand il pleut pour lui donner le temps de s’infiltrer. J’ai donc pris le temps de faire en sorte que le fond soit le plus plat possible, quitte à ajuster un peu à la pioche.

Ça m’a pris pas mal de temps, et je pense que c’est à ce moment là que mon mari a commencé à me traiter de monomaniaque de la pioche. Surtout que tu vas voir, ce n’est pas fini. C’est vraiment devenu mon outil préféré.

Là aussi, sur la berme de la baissière, c’est à dire le renflement qui est à gauche du fossé, on a planté des arbres fruitiers : des petits fruitiers, des grands fruitiers et aussi des vignes comme le kiwai, une sorte de kiwi adapté aux climats plus froids comme le nôtre, que j’ai installé au pied des quelques grands arbres qu’on avait conservé lors du déboisage.

Dans le fossé lui-même, j’ai semé du trèfle, ce qui devrait créer un couvre-sol assez bas sur lequel on pourra marcher. Je pense que la baissière sera rarement remplie. J’ai pu constater que quand il pleut, des flaques d’eau se forment, mais ça ne dure pas. La terre de notre terrain est très légère et très drainante, alors l’eau s’infiltre assez rapidement. Ceci étant dit, je pense que ça vaut quand même le coup d’avoir construit cette baissière parce que lors de certains épisodes orageux, il pleut vraiment beaucoup d’un seul coup et ce serait dommage de perdre toute cette eau.

J’ai aussi commencé à matérialiser et pailler quelques allées. J’ai retenté de semer quelques graines, en les protéger cette fois avec des fenêtres de récup.

Parce tu imagines bien que mes poules me suivent à la trace, maintenant. Elles ont compris que dès que je sors dans le jardin, surtout si je suis armée de ma pioche, je vais leur semer de bonnes petites graines ou leur déterrer de bons petits vers de terre alors elles sont au taquet ! Le problème c’est que du coup, elles passent leur temps à dézinguer les paillages et semis que je mets en place. C’est super frustrant !

Pour éviter ça, on a commencé par essayer de les chasser, avant de confirmer que non, une poule ça n’est pas aussi facile à éduquer qu’un chien. Ensuite on a déplacé le poulailler. Il était côté sud de la maison, au dessus de la zone qu’on met en culture cette année. On l’a déplacé de l’autre côté de la maison. Mais ça non plus, ça n’a pas suffit, elles sont revenues à la charge dès le lendemain.

Après pas mal de réflexion, on a décidé de créer un poulailler sécurisé, ici, pour les parquer dans un endroit et limiter les dégâts. On a choisi un endroit boisé pour protéger les poules des buses, et on a commencé à creuser une tranchée de 20-30 centimètres de profondeur pour pouvoir enterrer le grillage et les protéger aussi des renards et des fouines.

J’ai été cherché de grands piquets en châtaigner à la scierie du coin et j’ai commandé du grillage à poule mais c’est un gros chantier et on est loin d’avoir fini. Je pense que ça va nous prendre une bonne partie du mois d’avril pour terminer, mais c’est maintenant notre projet prioritaire, puisque les poules gênent l’avancement de tous les autres projets.

Sinon en autres nouvelles, on a installé des toilettes sèches dans la maison, à la place des toilettes à eau qu’on avait avant. Sébastien a aussi fabriqué un coffrage pour stocker la sciure de bois qui sert à « tirer la chasse ».

On a également tenté de capter la source qui coule depuis quelques semaines dans le grand trou qu’on avait creusé l’automne dernier, mais on a pas réussi et depuis, de toutes façons, ça s’est presque arrêté de couler. C’est une déception, même si on y croyait qu’à moitié. On continue à réfléchir à la suite à donner à cette histoire d’eau. En ce moment, on penche vers un forage, mais rien n’est sûr encore.

En attendant, on profite de chaque moment en attendant le printemps. Les couchers de soleil sont toujours aussi beaux et la météo nous offre sans arrêt des belles surprises, comme cette neige ensoleillée magnifique. On guette les bourgeons du lilas et les châtons du saule, on n’hésite pas à manger dehors dès qu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez, même s’il faut porter un bonnet, et on est juste trop contents de pouvoir vivre tout ça au quotidien.

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !