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En avril, on a vu arriver le printemps, installé une tonne à eau, parqué les poules, créé des planches de culture, semé et planté plein de choses, capté notre source, pioché un peu partout (of course !) et plein d’autres choses encore !

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Voici le texte intégral de la voix off de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en avril !

Au début du mois, malgré la pluie, la grêle et le froid, on voyait poindre les prémisses du printemps. Quelques jonquilles, un forsythia qui commençait tout juste à fleurir. Et puis du jour au lendemain, c’était carrément l’été ! Les tulipes se sont déployées à toute vitesse, les arbres fruitiers ont fleuri d’un coup, les feuilles des arbres sont sorties, on a dégainé les débardeurs et on a observé avec beaucoup de bonheur cette nature qui se réveillait en sursaut.

Au jardin, on a bossé comme des fous. On a commencé par installer un tonne à eau pour stocker l’eau de pluie à proximité des plantes à arroser et m’éviter trop d’aller-retours avec mon arrosoir.

Juste à côté, j’ai installé une petite pépinière. J’ai fixé des troncs en travers de la pente, puis rempli des petits godets en plastique avec du terreau et démarré tout plein de semis d’extérieur.

Sur la partie en haut du jardin, qui est en pente et qui était couverte d’arbres il y a seulement quelques mois (c’est là où j’avais créé une baissière le mois dernier), j’ai créé tout un tas de planches de culture. J’ai suivi les courbes du terrain en tirant profit du fait qu’il y avait pas ou peu d’herbe sous les arbres et les ronces. Je n’ai pas retourné la terre, j’ai simplement ratissé un peu, déraciné les ronces, fixé des troncs en travers de la pente pour retenir la terre et le paillage, semé, arrosé et repaillé avec les feuilles mortes que j’avais ratissé au début.

Sur cette partie du jardin, la terre est très inégale. À certains endroits, il y a 30 ou 40 centimètres d’un terreau noir magnifique, et à d’autres, il y a 3 tonnes de cailloux au mètre carré…

La partie en bas du jardin est complètement différente. C’est une terrasse à peu près plate recouverte d’une couche très épaisse de chiendent. Ici, j’avais créé déjà quelques planches de culture le mois dernier en recouvrant simplement l’herbe d’un peu de terre et de paille et en décaissant les allées autour des planches. J’ai constaté que l’herbe remontait déjà à travers la paille et qu’en plus la terre sous la paille était super sèche malgré les nombreuses pluies qu’on avait eu. Je me rends compte que la terre ici est plutôt granuleuse et que non seulement elle ne retient pas très bien l’eau mais en plus elle forme une croute à la surface qui l’empêche d’absorber l’eau quand il pleut. Ça fait que même sous une pluie battante, seul les premiers 3-4 millimètres de terre sont mouillés, et en dessous c’est tout sec. Et le fait que les planches de culture soient surélevées empirait nettement les choses puisque ça séchait encore plus vite.

J’ai donc décidé de faire différemment pour les nouvelles planches de culture. J’ai embauché mon fils pour retirer à la pioche toute la couche d’herbe, avec les racines et tout, ce qui a créé comme une grande cuvette pour capter l’eau de pluie et j’ai disposé les mottes de racines sur le côté, en aval, pour créer une sorte de digue et retenir encore plus l’eau. Ensuite j’ai posé une couche de paille bien épaisse avant de planter des choux et des salades.

Après les premières pluies, j’ai pu constaté que cette planche de culture s’humidifie en profondeur, cette fois, et qu’elle reste humide bien plus longtemps. On verra où ça pousse le mieux, mais je vote pour ici !

La partie du haut du jardin et la partie du bas étaient séparées par un mur en pierres sèches fatigué qui n’était plus qu’un gros tas de pierre. J’en ai profité pour créer un escalier pour passer d’une partie à l’autre sans devoir faire le tour. J’ai semé du trèfle autour de l’escalier pour retenir la terre, comme d’ailleurs partout sur les allées qui ne sont pas déjà recouvertes d’herbe. Il paraît que le trèfle retient la terre et qu’il supporte le piétinement, on verra à l’usage.

Je me suis aussi occupée d’une des plate-bandes située devant la maison, celle que j’avais créé le mois dernier et que les poules et le vent m’avait déglingué. Avec le printemps, c’était la fête du pissenlit et ça finissait par faire franchement bordélique.

Comme un gentil voisin m’avait donné une pleine benne de copeaux de bois, j’ai protégé avec des petits godets en plastiques les rares plantes qui avaient survécues aux attaques de mes poules, récolté les pissenlits, puis j’ai paillé avec les copeaux et planté des aromatiques et des fleurs vivaces. A défaut de faire joli, ça fait au moins propre. C’est un bon début !

Tu remarqueras que dans toutes ces images, tu ne vois pas une seule poule. Eh bien c’est parce que celles-ci ont enfin été parquées ! Tu te souviens peut-être que j’avais commencé à creuser une tranchée le mois dernier pour créer un grand poulailler sécurisé. Mais au bout d’une semaine, j’avais terminé seulement un côté. Comme j’avais choisi un endroit boisé pour que les poules soient protégé des buses, je me suis retrouvée, forcément, avec plein de racines en travers de ma tranchée, ce qui ne rendait pas la tâche facile.

Seb et moi avons alors tenté d’utiliser la charrue pour faire le deuxième côté de la tranchée, en se disant que ça irait plus vite avec le gros moteur du tracteur. Alors peut-être que c’était à cause de notre inexpérience avec l’outil, ou à cause du terrain miné de grosses racines, en tous cas au final : la terre était toute retournée mais ça ne ressemblait pas du tout à une tranchée. Il fallait quand même que je repasses avec ma pioche. Si tu ajoutes à ça le fait que pendant ce temps-là les poules s’en donnait à coeur joie sur mes semis, que je ne trouvais pas le grillage qu’il me fallait, et que je stressais un peu sur la solidité de l’ensemble (rapport au fait qu’on n’a rien encore construit de semblable), tout ça me paraissait un peu beaucoup d’efforts pour un résultat finalement assez incertain. C’était carrément décourageant.

Au départ, je m’étais renseignée sur les parcs mobiles électrifiés pour volailles. J’aimais bien l’idée de pouvoir déplacer le poulailler en fonction de mes besoins et de ce qu’il y avait à manger pour les poules. Mais j’avais vite déchanté en voyant les prix. La barrière en elle-même est déjà chère, mais c’est surtout le poste électrique qui sert à électrifier la barrière qui coûte un bras, sans compter les batteries qu’il faut changer ou recharger…

Alors quand j’ai vu chez des voisins que leurs poules restaient à l’intérieur d’un parc mobile sans que celui-ci ne soit électrifié, je suis repartie vers mon premier choix, d’autant plus que ce genre de barrière souple coûte moins cher que ce que mon grillage fixe allait me coûter.

J’ai installé ça en 20 minutes, les poules restent tranquillement à l’intérieur, et quand je voudrai, je pourrais déplacer l’ensemble vers de nouveaux pâturages. C’est juste parfait.

Côté flotte, la source qui coule au fond du trou nous fait des blagues. Je te disais la dernière fois que la source s’était arrêté de couler, eh bien en fait elle a recommencé quelques jours plus tard. En fait, 3 jours après chaque pluie, la source coule à nouveau à fond. Puis quand le temps est au beau, elle s’assèche petit à petit.

Bref, ce n’est pas une source sur laquelle on peut compter, mais ça n’est pas une raison pour ne pas l’utiliser en attendant de trouver mieux. On a donc tiré un long tuyau pour amener l’eau plus près de la maison. J’en ai profité pour creuser une petite marre, un essai que j’avais envie de faire depuis longtemps. Les filles ont bien joué avec l’eau et maintenant, au lieu d’aller à la fontaine du village pour remplir nos jerricans d’eau potable, on a juste à se rendre derrière la maison. C’est déjà ça !

Sinon en autres bricolages, je me suis amusée à dessiner une jolie pancarte avec le nom de notre hameau sur une planche et on l’a installé au dessus d’une toute nouvelle boîte aux lettres.

On a créé une clairière sur une des terrasses en contrebas de notre terrain pour y installer un trampoline. Il est en plein milieu des bois, accessible par un petit chemin tout mignon, et c’est simple, les enfants l’adorent !

Et j’ai commencé à créer des chemins là où la friche était devenue une jungle de ronces, ce qui m’a permis de me rendre compte que nous avons une énorme terrasse quasi plate qui doit faire presque un hectare, ici. Je pense que c’est là que je vais agrandir la forêt comestible l’année prochaine, déjà plein de projets en tête !

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !