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En juillet-août, on a terminé le nouveau poulailler, on a vu éclore nos poussins, on est monté en compétence côté bricolage, on est allé chercher de l’eau en pick-up, on a fait le bilan du potager, on a construit une balançoire et plein d’autres choses encore !

 

Voici le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en juillet-août » !

À l’arrière de la maison, nous avons terminé le poulailler qu’on avait commencé fin juin. Sébastien a construit une armature avec 4 palettes, désossé d’autres palettes pour récupérer des planches, puis posé un plancher à mi-hauteur. Il a ensuite installé un toit en tôle qu’on peut soulever à l’aide d’une poulie, et bardé l’ensemble avec du bois. Les pierres que nous avions utilisées pour délimiter les plante-bandes devant la maison ne délimitait rien du tout alors on les a recyclées pour construire un petit muret de soutenement devant le nouveau poulailler. Enfin, il a découpé une porte et installé un espèce de petit escalier pour les poules.

C’était notre premier gros projet de construction et le résultat est top ! Le nouveau poulailler est bien plus grand que l’ancien, il est fonctionnel, étanche, solide, fabriqué avec du bois de récup et… pas si laid que ça ! Et ça fait plaisir de voir Sébastien monter en compétences côté bricolage.

Il faut dire qu’il ne manque pas une opportunité de s’entraîner. Quand une de vos voitures est tombée en panne sur la route pas loin de chez nous, il s’est mis au défi de la réparer tout seul, à l’aide de conseils trouvés sur Internet. Certes, il a fallu retourner 3 fois acheter le bon outil et ça a pris plusieurs jours, mais à la fin, la voiture fonctionnait, nous avions de nouveaux outils et le savoir-faire pour s’en servir, le tout pour moins que ça nous aurait coûté d’appeler un dépanneur. Tout bénèf’ !

De mon côté, j’ai appris à affuter et graisser mes sécateurs. Un peu moins spectaculaire mais tout aussi utile !

Nous avons aussi construit une cage à grimper avec balançoire sur un des plus gros châtaigners de la propriété. Un peu de débroussaillage, une grande corde solide, un pneu de récup et hop, encore un nouveau coin sympa pour les enfants !

Du côté des animaux, nous avons eu le bonheur de voir éclore les oeufs qu’on avait enfoui sous nos poules, rappelle-toi. Un moment d’émotion assez intense, je dois bien t’avouer. Un poussin c’est déjà trop trop mignon. Alors 8 poussins d’un coup, c’était juste trop de mignonnitude, surtout quand on voyait sortir leurs petites têtes de sous les plumes de leur mère !

Au début, je leur ai écrasé des petits granulés de nourriture bio, mais ils ont vite appris à manger comme leurs parents, c’est à dire à picorer de l’herbe et des insectes. Pareil, au début je les ai enfermés dans un enclos, comme tout le monde me le recommandait, mais j’ai vite vu que ça ne servait pas à grand chose vu que déjà, ils passaient à travers, et qu’en plus, ils avaient l’air tellement plus contents de sa balader en liberté et de se cacher dans les herbes hautes (surtout les mères, qui avaient l’air épuisées après 3 semaines de couvaison).

Une fois que le nouveau poulailler était prêt, il a tout de même fallu y enfermer les mères et les poussins quelques jours pour qu’ils s’habituent à leur nouvelle maison. Et même comme ça, j’ai eu du mal à leur faire comprendre qu’il fallait dormir en haut à l’intérieur et pas dessous. Il a fallu plusieurs fois les attraper pour les remettre à l’intérieur à la nuit tombée. Assez sportif ! Jusqu’à ce que j’aie l’idée de construire un petit enclos grillagé autour pour les attraper plus facilement, et que je bloque l’accès du dessous avec des morceaux de carton. En tout, il aura fallu plus d’une semaine, mais ils ont fini par s’y faire !

Depuis, on s’émerveille de voir grandir nos poulets. Comme la personne qui m’a donné les oeufs a plusieurs races de poules distinctes, nos poussins sont tous différents. C’est chouette de les voir pousser et se transformer au fil du temps.

J’avais peur que notre petite chatonne essaie de jouer avec les poussins, ou pire, de les chasser, mais aucun problème de ce côté, c’est plutôt elle qui a peur des poules ! Du coup, elle s’est mise à jouer avec notre chienne, qui elle, la supporte avec beaucoup de bienveillance. Ils sont trop mignons, tous les deux, c’est beau à voir !

Cet été, on a eu très peu de pluie, surtout en juillet, ce qui fait qu’au bout d’un moment, nos réserves d’eau étaient à sec. On a donc amarré une tonne à eau à l’arrière du pick-up et on est allé la remplir avec l’eau d’une source qui coule le long de la route, à 10 mn à pied de chez nous. C’était un peu long pour remplir la cuve, donc on laissait la voiture sur place et on revenait la chercher quelques heures plus tard. Au final, on a dû faire ça que 2 fois, et c’était à chaque fois l’occasion d’une petite balade en famille plutôt sympathique. L’avantage du manque d’eau, c’est qu’en général, ça veut dire qu’il fait beau ! J’espère quand même qu’on aura une solution un peu plus pérenne bientôt, mais en attendant, ça m’a bien rassurée d’avoir un système, artisanal, certes, mais fiable, pour aller remplir nos réserves d’eau.

Par contre, les rares fois où il a plu, il a vraiment plu ! Des trombes d’eau, parfois quelques grêlons. Parfait pour remplir nos cuves de réserve, mais moins bien d’un point de vue de l’érosion. A certains endroits, notamment en contrebas de notre chemin d’accès, il ne reste presque plus de terre arable et on voit carrément la roche mère. Et à chaque grosse pluie, on voit des particules de terre partir à la dérive et l’érosion s’aggraver.

La baissière que j’avais creusée cet hiver dans le potager fonctionne bien. Elle retient l’eau et évite l’érosion. Mais la berme est bien trop sèche et j’ai perdu plusieurs des plantes que j’avais implantées dessus. Dans notre terre très légère et sablonneuse, les buttes sèchent beaucoup plus vite encore que le reste et je me suis plusieurs fois dit que ça serait plus intelligent de planter dans le creux de la baissière plutôt que sur la berme.

J’ai donc commencé à construire de nouvelles planches de culture qui font aussi « effet baissière », ici à la place de cette butte pleine de ronces. Cette fois, j’ai utilisé des pierres, pour que ça dure plus longtemps et que ça soit plus joli. J’ai creusé des petites terrasses légèrement inclinées dans le sens inverse de la pente, puis monté de petits murs en pierres sèches pour soutenir le tout. J’y ai planté des rosiers rugueux et de la phacélie pour améliorer et couvrir le sol. La pente « négative » fonctionne très bien pour retenir l’eau, et je pense que ça luttera aussi contre l’érosion. Je surveillerai cet hiver pour voir comment ça fonctionne avec la neige et la pluie parce que si ça reste trop humide, ça pourrait noyer les racines des plantes. A suivre, donc !

Sinon je me suis (enfin !) mise à la tronçonneuse, parce que j’en avais marre d’attendre que Sébastien éclaircisse le petit bosquet que tu vois, là. Je lui ai piqué son pantalon de sécurité, investi dans de bonnes lunettes de protection, j’ai pris mon courage et ma petite tronçonneuse électrique à deux mains et je me suis lancée ! Au final, c’était pas si effrayant que ça. Et je dirais même que le sentiment de puissance que ça suscite est assez grisant.

J’en ai profité pour faire un essai d’étêtage sur un des milliers d’érables qu’on a. Comme ils poussent très serrés, ils se sont développé tous fins et très en hauteur. J’en ai coupé un à 2 mètres de hauteur pour tenter de lui faire repousser des branches plus basses et plus étoffées. Un mois plus tard, j’ai l’impression que le pari est réussi.

Sinon, on a découvert sur un coin du terrain ce qui devait être un ancien verger, complètement en friche, avec des poires, des pommes et des prunes. Par miracle, certains arbres ont résisté au gros incendie d’il y a 15 ans, un gros pommier, notamment, qui est d’ailleurs le seul qui donne des fruits. J’ai passé du temps à créer un chemin et débroussailler un peu, et je prévois de venir tailler et greffer quelques arbres cet hiver pour que ça puisse se remettre à produire. Parce que bon, voici l’intégralité de la production de prunes du verger cet année… on ne va pas s’étouffer !

De son côté, le potager n’est pas vraiment un succès. Franchement décevant, même. Déjà, on le voit bien d’en haut, c’est sec, sec, sec ! Avec le recul, je vois bien maintenant que ce n’était pas le meilleur endroit pour faire un potager. La terre n’y est pas très épaisse et le fait que ça soit en pente aggrave l’érosion et empêche une bonne absorption de l’eau de pluie. J’ai aussi appris récemment que le microbiome de la terre est différent dans une forêt (où il y a plus de champignons) que dans une prairie ou un potager (où il y plus de bactéries). Il paraît qu’il faut du temps pour que les organismes du sol se réadaptent quand on coupe une forêt pour créer une prairie, comme on a fait ici. Ça explique peut-être le fait qu’une bonne partie de mes légumes a été attaqué par des champignons. Et pour couronner le tout, les poules n’ont laissé aucun répit à mes légumes, en grattant sans arrêt les racines et en bousillant mes efforts de paillage jour après jour.

On a quand même récolté un peu et pris plaisir à manger « nos » légumes : quelques petits pois, quelques capucines, 2-3 courgettes. Mais globalement, heureusement qu’il y avait les plantes sauvages, des voisins pour nous donner des prunes et les producteurs du marché, sinon on aurait pas mangé grand chose !

Là où ça a fonctionné le mieux, c’est dans la partie du bas du potager, une ancienne prairie à peu près plate qui depuis peu, est clôturée pour éviter les dégâts causés par les poules. La terre y est moins fertile et plus compactée, mais elle est plus profonde, donc je vais réorienter mes efforts sur cette partie, en espérant améliorer la terre au fil du temps. A suivre là aussi !

Quant au potager du haut (la partie qui est en pente), je vais y installer des plantes vivaces plus rustiques et plus résistantes à la sécheresse. En attendant, on y a installé un hamac à côté des fleurs, qui, elles, ont plutôt bien poussé. C’est très agréable et c’est juste parfait pour profiter de l’été tout en réfléchissant aux projets de cet automne !

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens le mois prochain pour une nouvelle vidéo ! Tchao !