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En juin, on a attendu des poussins, beaucoup rangé, paillé, commencé à construire un poulailler, re-paillé, mangé des petits pois, paillé encore, construit un étendoir à linge, repaillé un peu et plein d’autres choses encore !

Ci dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en juin !

Ce mois-ci a commencé sous le signe du rangement et du ménage. Comme souvent, j’avais sous-estimé la quantité de travail que représente la maintenance d’un système, quel qu’il soit, pour qu’il fonctionne correctement.

Après presque un mois et demi de pluie et d’orages quotidiens qui nous avaient un peu cloîtrés dans la maison, on aurait dit qu’un ouragan de bazar s’était abattu sur notre jardin. Que ce soit à côté du poulailler, en bas de la maison, en haut de la maison, à la pépinière, devant le garage ou sur la terrasse, l’extérieur de la maison avait pris un petit air de décharge publique. Sans compter les poules qui venait nous déposer régulièrement des petits cadeaux azotés sur le carrelage de la terrasse. Miam.

Bref, on a commencé par retrousser nos manches, tout ranger et tout nettoyer à fond.

J’ai également délivré le filet à poules que j’avais malencontreusement laissé sur la pelouse le mois dernier et qui s’était retrouvé complètement piégé par des kilomètres d’herbes folles. Après plusieurs heures de lutte avec mon sécateur et un mal de dos carabiné, j’ai appris ma leçon : ne jamais laisser trainer un filet dans l’herbe !

J’ai installé le filet autour de la partie avant de la maison pour protéger notre espace vital des déjections de gallinacées. Certes, ce n’est pas ce qui met le plus en valeur notre belle maison en pierre et ça fait faire quelques acrobaties pour entrer et sortir, mais ça fait le job pour le moment et ça amuse bien les enfants. Dans un deuxième temps, on installera de jolies barrières en bois, ici et ici, pour tenir les poules à l’arrière de la maison, là où se trouve leur poulailler.

A propos de poules, nous en avons perdu une, à un moment donné, et on a cru que le renard avait encore frappé. Jusqu’à ce qu’on la retrouve bien vivante, cachée dans le poulailler, en train de couver ses oeufs ! Quelques jours plus tard, elle a été rejointe par sa copine.

Sauf que comme nous n’avons pas de coq, les pauvres pouvaient couver longtemps comme ça sans jamais voir l’ombre d’un poussin ! J’ai donc été chercher une douzaine d’oeufs fécondés chez un voisin et je les ai glissé subrepticement sous le cul des poules après les avoir marqué d’un F pour les reconnaître et ne pas les manger par erreur.

Fin de couvaison prévue début juillet, on attend ça avec impatience !

En prévision de l’arrivée de quelques habitants supplémentaires, nous avons commencé à construire un poulailler beaucoup plus grand qu’on installera à côté de l’ancien. En attendant, là aussi, le chantier fait office d’un chouette terrain de motricité pour les filles !

Notre petite chatonne grandit bien et nous fait bien marrer avec ses bêtises, sa curiosité et sa mignonnitude, même quand il faut aller la chercher sur le toit !

Au jardin, on a continué à élargir petit à petit l’espace autour de la maison. Comme d’habitude, je commence avec un petit coup de débroussailleuse, suivie de près par Sébastien et sa tronçonneuse. A chaque fois, on coupe uniquement les genêts, les ronces et quelques uns des milliers d’érables qui peuplent notre terrain, l’idée étant de préparer l’arrivée d’une nouvelle vague d’arbres fruitiers à l’automne tout en conservant les chênes, les châtaigniers, les alisiers, les noisetiers, les noyers, les pommiers sauvages, bref, tout ce qui peut donner à manger à des humains.

Petite nouveauté qui change la vie au quotidien : j’ai aménagé un étendoir à linge entre deux arbres, devant la buanderie. Une fois l’endroit nettoyé, ça m’a pris seulement 2 minutes à installer, avec un peu de corde de chanvre. Et c’est tout bête, mais le plaisir d’étendre la lessive avec vue sur les montagnes compense totalement la corvée du linge sale qui s’accumule à une vitesse folle chez nous !

Côté eau, nous avons fait un captage de fortune de la source qui coule dans le gros trou et comme il avait beaucoup plu, elle coulait à flots ! Sébastien a installé un filtre et a fait arriver l’eau jusqu’aux cuves de stockage qui se situent dans la cave. Depuis, le soleil est revenu et la source est à nouveau tarie, mais on a quand même récupéré quelques centaines de litres d’eau en plus, c’est toujours ça de pris !

Au potager, vu qu’on manque d’eau, je réserve les arrosages en priorité aux cultures pérennes, notamment les nouveaux arbres et arbustes fruitiers dont les racines ne sont pas encore assez profondes pour survivre à la sécheresse. Ailleurs, je paille, je paille et je paille encore pour essayer de prévenir le déssèchement du sol. J’utilise tout ce qui me tombe sous la main pour pailler, que ce soit les repousses de ronces ou les rejets des souches d’érable que nous avions coupés.

Nous avons également investi dans une nouvelle tondeuse à gazon thermique. C’est un chouette outil, mais vu son impact écologique, j’essaie de m’en servir avec parcimonie, uniquement pour garder des chemins praticables et sans tiques. L’idée n’est certainement pas de tondre à ras toutes les semaines une énorme zone de pelouse autour de la maison juste pour « faire joli ». D’ailleurs, personnellement, j’adore le look « herbes hautes et fleurs sauvages »… et les papillons aussi !

Et bien sûr, j’utilise aussi l’herbe coupée pour pailler autour des plants de tomates, de courgette et de basilic. Ce sont ces légumes qui souffrent le plus du manque d’eau et c’est frustrant de voir leur croissance quasi arrêtée depuis qu’il ne pleut plus (alors qu’ils sont énormes chez le voisin dont la source coule à flots et qui arrose tous les jours).

C’est aussi frustrant de voir mes autres fruits et légumes se faire dévorer avant même que je n’en vois la couleur ! Les poules, par exemple, adorent les petites baies d’aronia et pillent littéralement les cassis. Les chevreuils, aussi, se régalent des fraises dès qu’elles murissent et déciment complètement les blettes. Mais le pire ennemi de mes légumes, ce sont elles : de féroces petites filles en robe de plage, qui picorent toutes les baies d’amélanchier avant même le petit déj et qui dévorent les petits pois comme si c’étaient des bonbons !

Bon, ok, c’est vrai qu’en fait, il y a pire comme problème que des enfants qui mangent des légumes…

Alors je regarde plutôt le bon côté des choses. Je me replonge dans mes archives pour voir ce à quoi ressemblait le potager il y a seulement 3 mois et je m’émerveille de voir le changement radical. Je me réjouis que mes arbres fruitiers soient tous en bonne santé. A défaut de les manger, je profite des jolies fleurs de cette variété de petits pois violets. Je me régale des feuilles et des fleurs des capucines. Je regarde pousser les héliantis qui, eux, ne semblent pas affectés par le manque d’eau. Je récolte les boutons floraux du tilleul pour en faire des câpres. Je cueille les fleurs d’achillée pour préparer les tisanes de cet hiver. Et je lorgne sur les framboises sauvages et les milliards de fleurs de ronces qui deviendront bientôt de délicieuses mûres.

Bref, la vie est belle au soleil et on en profite à fond, que l’eau coule ou pas !

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !