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En mai, on a vu arriver plein de nouveaux habitants au Petit Janouillet, parfois méga mignons et bienvenus, parfois absolument pas du tout. On a fabriqué des toilettes sèches, aménagé une terrasse, assemblé un îlot de cuisine, mangé les premiers radis et plein d’autres choses encore !

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello hello !
C’est parti pour une nouvelle vidéo quoi de neuf à la ferme en mai !

Ce mois-ci a été un mois particulièrement frais et pluvieux. On a eu quelques belles journées ensoleillées, mais la plupart du temps, on était plutôt en pull qu’en débardeur et jusqu’à la mi-mai, on éclairait encore la cheminée en soirée, comme ils disent ici. On a donc pas hésité à commander une dizaine de stères de bois quand on en a eu l’occasion. Histoire d’être sûrs de ne jamais être à court parce que bon, la fin de l’hiver n’est pas encore tout à fait arrivée que l’automne n’est plus si loin que ça… #ardèche

On a aussi passé pas mal de temps à préparer notre crémaillère. Nous avions invité une trentaine de personnes sur 4 jours, il nous fallait donc être prêts à les accueillir. L’idée c’était de faire une fête conviviale, avec de la nourriture faite maison et le plus minimaliste possible. Pour minimiser les déchets, par exemple, nous avons fabriqué des marque-places pince-à-linge destinés à ce que chacun retrouve sa serviette en tissu au cours du weekend.

Pour minimiser la queue aux toilettes, on a aussi construit avec Sébastien de nouvelles toilettes sèches. Quelques palettes, un ou deux coups de scie sauteuse et le tour était joué.

Notre composteur à toilettes sèches était presque plein, donc on en a profité pour en construire un nouveau. On a commencé par débroussailler un coin tranquille en contrebas de la maison, puis on a fait un peu de terrassement à la pioche. Ensuite on a assemblé quelques palettes ensemble, un peu comme des légos, et on a bardé les côtés avec des planches de bois récupérées sur d’autres palettes.

On a également créé une petite terrasse avec vue bien sympathique pour prendre l’apéro (et quelques coups de soleil) pendant la fête. L’ancien emplacement du poulailler s’était transformé petit à petit en débarras à ciel ouvert, jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il s’agissait en fait de l’endroit du terrain d’où on a la plus jolie vue. Un peu dommage que ça soit le tas de bois qui profite de la belle vue ! On a donc commencé par tout rangé, puis tondu, puis fauché, puis ratissé jusqu’à ce que ça fasse bien propre. J’en ai profité pour sursemer du trèfle là où l’herbe était morte, puis on terminé le tout en y installant un salon d’extérieur acheté d’occasion sur le bon coin.

Côté travaux intérieur, ce mois-ci, on a créé un îlot dans la cuisine pour vraiment pas cher en assemblant un buffet vintage, de vieux meubles de bureau Ikea et un plateau de table de récup’. C’est super pratique et j’adore le côté années 70 que ça donne à la cuisine.

Au jardin on a continué à créer de nouvelles planches de culture, le plus souvent en enlevant l’herbe à la pioche. Lorsque le terrain est presque plat, j’utilise les mottes d’herbe pour créer des sortes de digues en aval de la pente. En revanche, lorsque le terrain est très en pente, je m’en sers plutôt pour remplir petit à petit la deuxième platebande devant la maison parce que pour des questions de solidité, dans ces cas-là, je préfère utiliser plutôt des morceaux de troncs d’arbre pour retenir la terre avant de semer, planter et pailler.

Pour le paillage, justement, j’essaie plein de choses différentes. A certains endroits, je coupe l’herbe à la cisaille autour des planches de culture puis je paille avec. À d’autres endroits, je me sers des rejets de feuilles sur les souches des arbres qu’on avait coupés, ou encore les rejets des ronciers que j’arrache un peu partout. Ailleurs encore, j’utilise la paille que j’avais récupéré il y a quelques mois. D’ici quelques temps, je pourrais te dire quelle technique je préfère, pour le moment je suis encore en phase de tests.

En attendant je continue à semer, planter, rempotter et repiquer.

Le plus gros fail du mois, ce sont ces plants de tomates en racines nues qu’un voisin m’a gentiment donné et que j’ai planté en pleine terre deux jours avant qu’il neige. Autant dire bye bye les tomates.

Mais globalement les succès sont bien plus nombreux que les échecs et c’est un plaisir de voir le jardin prendre de l’ampleur petit à petit. Le potager, notamment, est méconnaissable par rapport à il y a seulement deux mois.

Ok, certaines planches de cultures (les premières que j’avais faites, sont complètement envahies de chiendent et les laitues plantées à cet endroit n’ont pas grossi d’un iota depuis 2 mois. Mais à d’autres endroits, ça pousse joliment, bien en rang sous un paillage de ronces. Le sarrasin fleurit, les navets sont luxuriants, les petits pois en fleurs cachent de belles laitues. Il y a quelques promesses de baies sur certains buissons fruitiers et les radis sont nombreux et délicieux.

Ceci étant, avec le retour de la végétation, on a vu débarquer une grande quantité de tiques. Assez pour me gâcher le plaisir d’aller dehors récolter mes tous nouveaux légumes et pour me freiner dans mes nouvelles plantations. Après quelques piqûres, pas mal d’angoisse et des heures passées sur internet à chercher des solutions, on a donc mis en place un plan d’action anti-tiques en 4 étapes.

Premièrement, j’ai relâché les poules que j’avais enfermé le mois dernier. Il paraît qu’elles mangent de nombreuses tiques en picorant, et finalement à choisir, je préfère qu’elles bousillent mes planches de culture et qu’elles bouffent les tiques plutôt que l’inverse.

Deuxièmement, pour augmenter notre cheptel de volailles mangeuses de tiques, nous avons recueilli deux poules réformées d’un élevage. Malheureusement, non seulement ces nouvelles poules se faisaient martyriser par nos poules blanches, mais elles ont vite disparues, probablement mangées par un renard. Nous avons pour projet de ré-essayer bientôt, après avoir construit un plus grand poulailler (là aussi à base de palettes de récup) ce qui devrait faciliter l’intégration de nouvelles poules. A suivre donc.

Troisièmement, je me suis mise à tondre de grands corridors anti-tiques pour qu’on puisse se rendre au poulailler, au compost, à la buanderie, etc, sans devoir sans arrêt vérifier si de petites bestioles ne sont pas en train de grimper sur nos jambes. Autant te dire que notre petite tondeuse électrique de banlieusards parisiens ne fait absolument pas l’affaire pour tondre les quelques 4-5 mille mètres carrés autour de la maison, et qu’il va vite falloir trouver une autre solution parce que c’est franchement laborieux.

Et enfin quatrièmement, vu que moins il y a de rongeurs, moins il y a de tiques, nous avons introduit parmi nous un féroce prédateur de rongeurs. Bon ok, il se trouve que ce nouveau prédateur n’est encore qu’une adorable petite boule de poils gris et ok, en fait, on avait déjà prévu d’adopter cette chatonne avant l’arrivée des tiques, mais c’est la cerise sur le gâteau. Je te présente Gazpacha, et je ne te cache pas que toute la famille est complètement gaga devant sa mignonnitude extrême.

Voilà pour les news ce mois-ci ! Je te dis à bientôt, et je reviens le mois prochain avec une nouvelle vidéo ! Tchao !