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En mars et avril, on a terminé de planter nos arbres, vu le printemps et son explosion de fleurs arriver, trogné un châtaignier, brouetté du fumier, rempli des coffrages, fait des boutures, greffé des arbres et plein d’autres choses encore !

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en mars et avril » !

En mars, on a eu un temps de saison au niveau températures, mais toujours pas très humide. On a même dû aller chercher de l’eau pour remplir notre réserve, comme on avait fait l’été dernier en pleine canicule.

Les magnifiques fleurs jaunes du gros forsythia ont annoncé l’arrivée officielle du printemps pendant qu’un peu partout, les arbres que j’ai planté cet hiver [décembre 2018] commençaient à se réveiller. C’était un vrai plaisir de voir poindre des feuilles sur ce qui jusque là ressemblait plus à des bâtons de bois mort qu’à des arbres !

On s’est attelés à la plantation des quelques derniers arbres qui restaient et qu’on avait pas pu planter avant à cause du mauvais temps, du gel ou de la neige. J’ai aussi planté des buissons de pivoines et des griffes d’asperges, encore des plantes vivaces qui devraient produire chaque année sans qu’on n’ait rien à faire. (Mon genre de plante préférée !)

Je me suis également occupée de ce châtaignier qui commençait à menacer les fils électriques et de téléphone au-dessus. L’année dernière, quelqu’un de chez Orange nous a expliqué que notre maison était trop isolée pour qu’il puisse obtenir l’autorisation de la recabler en cas de problème. Alors comme Sébastien dépend d’Internet, et donc de ce cable, pour travailler, on a tendance à le chouchouter ! Plutôt que de supprimer totalement cet arbre, j’ai choisi de le trogner, ce qui devrait nous permettre de le garder à une hauteur raisonnable et de récolter de quoi fabriquer des piquets bien droits au cours des prochaines années. Opération deux en un.

Sinon un voisin est venu nous livrer une benne entière de fumier, que je lui ai demandé de placer le plus haut possible sur notre terrain, de façon à ce que le fumier soit plus facile à déplacer ensuite. Quand on a une brouette remplie de caca de vache, c’est toujours plus facile de descendre que de monter ! En passant, c’était la révélation fermière du mois : le fumier, en fait, c’est super lourd ! Je m’attendais à ce que ça sente très mauvais, ce qui à l’usage n’est pas vraiment le cas : l’odeur est très discrète. En revanche, j’ai été vraiment surprise par le poids des brouettes à transporter ! Hyper physique !

Avec, j’ai pu remplir le coffrage que j’avais créé le mois dernier [février 2019] : une couche de bois broyé, une couche de fumier, une couche de paille. Tout ça va se décomposer petit à petit au cours des prochains mois et je devrais avoir une couche plus épaisse de bonne terre dans laquelle planter de nouvelles plantes vivaces à l’automne prochain.

Enfin, j’ai fait des boutures à l’étouffée de géraniums et de plusieurs autres plantes d’intérieur ramenées de nos vacances, ainsi que des boutures des quelques groseilles et cassis qui ont assez grandit l’été dernier pour pouvoir être un peu taillés. Des plantes et arbustes gratuits, c’est toujours bon à prendre !

En avril, on a eu une explosion de fleurs. Ça a commencé par les tulipes, que j’avais plantées un peu partout autour des arbres à l’automne dernier. Ensuite il y a eu les fleurs de merisier, puis de pommier et de poirier, qui ont illuminé la montagne autour de nous, avant d’enchaîner enfin sur le lilas qui va nous fleurir une bonne partie du mois de mai.

Je me suis essayée à la greffe sur certains des arbres sauvages du terrain. Je n’y crois qu’à moitié, parce que c’était un peu tard pour greffer et les greffons que j’avais récupérés n’étaient pas en super état, mais qui ne tente rien n’a rien, comme dirait l’autre. Et au pire, si aucune des 15 greffes que j’ai faites ne prend, je n’aurais perdu que quelques minutes de mon temps et quelques euros de mastic, et je me serai entraînée un peu pour l’année prochaine.

Au potager, j’ai passé mon temps à créer des planches de culture en faisant des lasagnes de paille et de fumier : une couche de paille, une couche de fumier, puis un peu de terreau et re-paille sur l’ensemble. J’ai utilisé du terreau du commerce pour créer une surface plane, et pour ne pas que les graines plantées soient en contact direct avec le fumier, qui n’est pas encore complètement composté. Normalement ça devrait être le cas d’ici fin mai quand j’y planterai tomates, poivrons et autres, mais comme je n’ai pas pu m’empêcher de tester dès maintenant avec des radis et des épinards, j’ai préféré rajouter du terreau.

A l’occasion, j’ai pu constater que les tas de broussailles qui, certes, font un peu bordélique, ici et là, hébergent un tas de petites bestioles bien utiles au potager. Comme celle-ci, un lézard vert avec une tête bleue presque fluo impressionnante, ou celle-là, une salamandre tachetée jaune et noire qui, paraît-il, mange plein plein de limaces.

Quand aux poules, elles s’évadent encore de temps en temps de leur enclos, mais comme c’est plus rare, elles vont nettement moins loin et ne m’ont pas fait de dégâts dans le potager. Pourvu que ça dure !

Voilà les news pour le moment. Je te dis à bientôt et je reviens rapidement avec une nouvelle vidéo ! Ciao !