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En novembre, on a eu beaucoup de pluie et beaucoup, beaucoup de brouillard. On a aussi planté des fraisiers, ré-aménagé le salon, construit des murs en pierres sèches, planté des arbres, trouvé plein de champignons et plein d’autres choses !

 

Ci-dessous le texte intégral de la vidéo :

Hello, hello !

C’est parti pour une nouvelle vidéo « Quoi de neuf à la ferme en novembre » !

Après plusieurs mois de sécheresse, ce mois-ci on s’est bien rattrapés ! Il a plu, puis il a neigé, puis il a plu, et puis… il a plu encore. Et comme le brouillard n’est rien d’autre qu’un nuage posé au sol, eh bien nous avons eu beaucoup, beaucoup de brouillard !

Toute cette eau a fait beaucoup de bien partout. Nos réserves d’eau sont pleines, pour commencer, et ça, ça fait toujours plaisir ! L’énorme trou qu’on avait creusé à l’automne dernier pour tenter de trouver une source s’est rempli d’eau à un moment, ce qui a exacerbé nos rêves de transformer cette grosse zone de chantier en un bel étang, à l’avenir. Et le fait que toute cette eau s’infiltre et disparaisse complètement en moins d’une journée a aussi confirmé que si nous procédions avec ce rêve, nous aurions certainement besoin d’une bâche pour assurer l’étanchéité du bassin.

De son côté, la nature aussi a bien profité de toute cette eau. Quelques massifs de fleurs, que je pensais kaput pour cette année, ont repris du poil de la bête et nous ont offert une jolie dernière floraison. Et surtout, des champignons ont poussé de partout : des petits, des moyens, et parfois même des énormes, comme ces gros champignons blancs qui font 20-30 centimètres de diamètre. Partout où j’avais mis du broyat, il a poussé des dizaines et des dizaines de champignons, ce que je prends comme une preuve que les mycorhizes sont bien en santé.

Pour survivre à ces semaines de brouillard intense, nous avons ré-investi l’intérieur de la maison, que nous avions un peu délaissé depuis le printemps. Nous avons réaménagé notre salon avec quantité de tapis et coussins, attisé la cheminée, dégainé les bougies, ajouté des petits lampes un peu partout, lu pléthore de magazines et de livres et bien sûr, fait fondre moult tablettes de chocolat et infusé moult tasses de thé. Bref, de quoi profiter de bons moments de « hygge » à la danoise !

Ce qui n’a pas empêché les enfants de se défouler à l’intérieur, bien sûr ! Ni les adultes de profiter des quelques éclaircies pour travailler dans le jardin.

Sébastien a coupé les quelques arbres qui s’étaient cassés pendant la tempête de neige du mois dernier. Il a ensuite étalé les branches broyées dans les allées du potager du bas, pour nourrir encore un peu plus les champignons qui recolonisent petit à petit cette ancienne prairie. On s’en sert aussi pour remblayer les allées que j’avais creusé l’année dernière entre les planches de culture, puisque, on le sait maintenant, avoir des planches surélevées dans ce sol très drainant et hyper séchant n’était pas l’idée du siècle.

De mon côté, j’ai retravaillé les planches de cultures que j’avais créées l’année dernière pour y planter des fraisiers, et j’ai eu le plaisir de constater que sous le paillage, la qualité du sol s’est grandement améliorée, rien qu’en une année. Déjà, la fourche-bêche que j’utilise pour aérer le sol s’enfonçait beaucoup, beaucoup plus facilement que l’année dernière. Rien à voir. Et en plus, j’ai repéré beaucoup, beaucoup plus de ver de terres et bestioles en tous genres.

Après avoir aéré la terre, on a repaillé l’ensemble, en partie avec les feuilles mortes récupérées sur les chemins, en partie avec de la veille paille, puis j’ai planté plein de fraisiers. En tout, c’est presque une centaine de plants que j’ai mis en terre ce mois-ci.

J’en ai planté une moitié ici, dans le potager du bas, où le sol était déjà plat, et déjà travaillé, donc c’est allé assez vite. Mais je ne voulais pas planter tous les fraisiers ensemble pour éviter les problèmes liés aux monocultures donc j’ai dû créer de nouvelles planches de cultures un peu plus haut sur le terrain pour y implanter l’autre moitié.

Comme à cet endroit le sol est en pente, j’ai construit un petit mur en pierre sèche, puis j’ai bêché pour créer une terrasse en pente légèrement négative, comme j’avais déjà fait cet été. Chez nous le sol est assez caillouteux, ce qui est à la fois pénible quand il faut trier les cailloux, mais assez pratique quand tu peux réutiliser direct tous ces cailloux pour construire des petits murs de soutènement.

Sinon j’ai continué à planter des arbres et des arbustes un peu partout sur le terrain, presque comme je l’avais imaginé sur mon master plan (il a fallu faire quelques ajustements, mais globalement j’avais bien réfléchi les choses).

Parfois en creusant je suis tombée sur tellement de gros cailloux qu’il ne me restait pas assez de terre pour remblayer autour des racines de l’arbre, et j’ai dû ajouter du terreau de plantation du commerce que j’avais acheté en prévision de ce genre de problème.

Autour de chaque arbre, je crée systématiquement soit des petites cuvettes, soit carrément des mini-terrasses en pente légèrement négative, parfois avec un talus, parfois soutenues avec des pierres, en fonction de ce que j’ai sous la main et surtout de mon niveau d’énergie. (Je m’amuse beaucoup à fabriquer des murs en pierre sèche, j’ai l’impression de jouer au Tetris grandeur nature, mais ça reste quand même assez physique !) L’idée c’est toujours de faire en sorte que l’eau ne dévale pas la pente, histoire de lutter au mieux contre la sécheresse qui ne manquera pas de revenir l’été prochain. Sur ce point, j’ai appris ma leçon cet été !!

Comme les journées ensoleillées étaient à la fois rares et courtes, vu que le soleil se couche désormais aux environ de 16h et qu’en plus je passe souvent les matinées à faire l’école aux filles, je me suis plusieurs fois retrouvée à terminer mes plantations de nuit, à la lampe frontale, ce qui a bien fait rigoler ma famille.

Sinon j’ai trouvé un super moyen de signaler les arbres pour éviter qu’on ne marche dessus : un peu de laine rose fuschia (récoltée, fabriquée et teinte ici même en Ardèche, difficile de faire plus local !), enroulée bien serrée sur le haut d’un bâton et planté dans le sol. Super efficace, pas cher et écolo ! Reste à voir dans le temps à quel point c’est durable.

Voilà les news pour ce mois-ci. Je te dis à bientôt et je reviens le mois prochain pour une nouvelle vidéo !

Ciao !